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SERIGNE BASSIROU GUEYE SIFFLE LA FIN DE LA RECREATION
CRITIQUES PORTEES CONTRE LA JUSTICE !
 
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96645
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Gare à ceux qui s’aventureront désormais à dire du mal de la justice sénégalaise ! Pour cause, le procureur de la République est sorti de sa réserve hier, vendredi 03 mars, pour remettre les pendules à l’heure et…avertir. En conférence de presse, Serigne Bassirou Guèye a estimé en effet qu’aucune tolérance ne sera accordée aux détracteurs de la justice. « Je ne vais plus permettre à qui que ce soit, de quel bord qu’il puisse se situer, de continuer à invectiver les magistrats, à atteindre l’honorabilité des magistrats et à jeter le discrédit sur la justice. C’est terminé. Il faut que cela cesse ». Le chef du parquet est de fait sorti de ses gonds pour dénoncer ce qui est devenu, à son avis, « un effet de mode ». 

 Revenant sur les faits qui sont à l’origine de cette sortie musclée contre les détracteurs de la justice, Serigne Bassirou Guèye citera la polémique issue de l’arrestation du maire de la Médina Bamba Fall et ses co-accusés, poursuivis dans le cadre de l’enquête liée au saccage de la Maison du Parti socialiste. « On a tout entendu : une justice manipulée, une justice politique, une justice partiale, alors qu’il ne s’agit que d’une affaire de violence dont certains ont prétendu être les victimes ». Et de poursuivre : « le procureur de la République que je suis n’a fait que suivre l’affaire. On a parlé d’acharnement, Or, là aussi, on peut dire qu’il ne s’est agi que d’une affaire de droit commun dénoncée par un citoyen qui se trouve être à l’occasion le secrétaire général d’un parti politique ». A ceux qui se demandent pourquoi les événements du Parti socialiste ont fait l’objet de poursuites judiciaires alors que d’autres ne le sont pas, Serigne Bassirou Guèye répondra : « C’est parce que je n’ai pas été saisi. Aucune plainte, et je défie quiconque de me prouver le contraire, n’a été déposée par un parti politique pour des faits de violences ». Or, a dit le maître des poursuites, « L’auto saisine doit reposer sur des indices. Et aucun indice n’a été produit pour me permettre d’agir où que ce soit et d’ailleurs aucune victime n’a été signalée ou s’est plainte de violence de ce genre ». 

Parlant dans la foulée de la politisation supposée de l’affaire Abdoul Mbaye, du nom de l’ex-Premier ministre attrait devant Dame justice pour faux et usage, Serigne Bassirou Guèye a soutenu qu’il ne s’agit nullement d’un règlement de compte politique. « Deux actes différents qui constatent un même mariage, l’un parlant de la séparation des biens, l’autre de la communauté des biens, ont été produits. La réaction du parquet ne pouvait être autre que d’essayer d’établir l’authenticité des documents produits par les deux protagonistes », a-t-il dit. Mieux ajoutera-t-il, l’ex-chef du gouvernement n’a pas été arrêté encore moins gardé à vue.

Selon Serigne Bassirou Guèye également, l’acharnement supposé contre des proches du maire de Dakar dont Barthélémy Dias n’est pas fondé. Et le procureur d’estimer que la vérité devait être élucidée dans le meurtre de Ndiaga Diouf.  Parlant de même de l’affaire Khalifa Sall et des enquêtes concernant la caisse d’avance de sa mairie, le procureur de la République a tenu aussi à faire savoir qu’il ne s’agit nullement d’attaques contre l’édile de la capitale, mais d’enquêtes menées après qu’un trou de plus d’un milliard a été décelé par le rapport de l’Inspection générale d’Etat (Ige) dans les fonds en question.

 

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