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Terrorisme, Bamako à l'écoute de Washington
Le gouvernement malien attend une communication officielle des États-Unis avant de se prononcer sur les informations faisant état d'une possible intensification des opérations américaines contre le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM)
 
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1006929
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(SenePlus) - Le gouvernement malien attend une communication officielle des États-Unis avant de se prononcer sur les informations faisant état d'une possible intensification des opérations américaines contre le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM). C'est ce qu'a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, en marge de la deuxième édition du Salon international de la défense et de la sécurité (BAMEX), rapporte APA, dans une dépêche publiée ce 24 juillet 2026.

Selon la même source, le chef de la diplomatie malienne a expliqué que Bamako suivait avec attention les discussions évoquant d'éventuelles frappes ciblées américaines contre le JNIM ainsi qu'un renforcement des capacités de renseignement dans le Sahel. Il a toutefois insisté sur le fait que les autorités maliennes attendaient une position officielle de Washington avant toute réaction.

Abdoulaye Diop a également rappelé que le Mali entend poursuivre la lutte contre les groupes armés en s'appuyant d'abord sur ses propres forces de défense, ses capacités de renseignement et sa stratégie nationale. Il a souligné que toute coopération étrangère devra être définie en concertation avec les autorités maliennes et respecter pleinement la souveraineté du pays ainsi que son libre choix de partenaires.

L'article d'APA revient également sur le profil du JNIM, coalition jihadiste créée en 2017 à partir de plusieurs groupes affiliés à Al-Qaïda. Considéré comme l'une des principales menaces sécuritaires au Mali et dans le Sahel, le mouvement est inscrit depuis 2018 sur la liste américaine des organisations terroristes étrangères. Ses principaux dirigeants, dont Iyad Ag Ghali et Amadou Kouffa, font déjà l'objet de sanctions américaines.

La dépêche souligne que ces discussions interviennent dans un contexte de rapprochement progressif entre Bamako et Washington, après plusieurs années de relations tendues à la suite des changements de pouvoir de 2020 et 2021 et du renforcement de la coopération militaire entre le Mali et la Russie. Plusieurs responsables américains se sont récemment rendus à Bamako pour évoquer le partage de renseignements et une éventuelle reprise de missions de surveillance aérienne au profit de la lutte antiterroriste.

Malgré cette évolution diplomatique, le gouvernement malien affirme maintenir sa coopération militaire avec la Russie et précise que toute éventuelle collaboration avec les États-Unis devra répondre exclusivement aux priorités définies par les autorités de transition. Selon APA, le ministre Abdoulaye Diop a réaffirmé que toute forme de soutien extérieur ne pourra être envisagée que dans le respect de la souveraineté nationale et des besoins exprimés par Bamako.

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