(SenePlus) - Le 1er mai prochain, le département Afrique du Fonds monétaire international (FMI) changera de visage avec le départ acté de l'économiste éthiopien Abebe Aemro Selassie. Si la course à sa succession vient tout juste de s'ouvrir dans les couloirs de Washington, un cadre sénégalais se retrouve aujourd'hui dans les petits papiers de l'institution. Dans une enquête signée par le journaliste Thaïs Brouck et publiée fin février 2026 par Jeune Afrique, le nom de Papa Ndiaye est évoqué parmi les candidatures sérieuses, bien que l'issue de ce processus demeure pour l'heure totalement incertaine.
Historiquement, le FMI confie la direction de ce département stratégique à un ressortissant du continent africain. Dans sa procédure, l'institution financière a également pour habitude de privilégier la promotion interne, en promouvant l'un de ses cadres déjà en poste.
C'est sur ces critères stricts que la candidature de Papa Ndiaye s'appuie. Actuel chef de la division des études régionales au sein même du département Afrique, l'économiste sénégalais maîtrise de l'intérieur les rouages et les dossiers du Fonds. Selon les indiscrétions rapportées par Jeune Afrique, le haut fonctionnaire a formellement fait acte de candidature et dispose d'un profil technique solide qui « coche toutes les cases pour le poste ».
Cependant, la plus grande prudence reste de mise quant à ses chances de nomination finale. Le siège est prestigieux, suscite de nombreuses convoitises, et la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, se montre tout à fait disposée à étudier des profils venus de l'extérieur.
Si l'article mentionne les atouts de Papa Ndiaye, il révèle surtout que la concurrence s'annonce redoutable. D'autres cadres internes sont sur les rangs, tout comme d'anciens ministres ou banquiers ouest-africains qui bénéficient du soutien actif de puissants réseaux diplomatiques et présidentiels de la région. Le candidat sénégalais devra donc naviguer face à des adversaires au fort poids politique.
Le conseil d'administration du FMI doit trancher « d’ici à la fin du mois de mars », afin que le nouveau directeur soit en poste pour les assemblées de printemps prévues mi-avril, informe JA. D'ici cette échéance, prévient le magazine, d'autres candidatures de dernière minute pourraient bousculer les pronostics. Enfin, l'aspect géopolitique ne saurait être ignoré. Dans ce jeu de chaises musicales, l'administration américaine de Donald Trump devrait inévitablement « peser sur le processus de décision », d'après Thaïs Brouck.