(SenePlus) - À un peu plus d'un an des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, la ville de Thiès poursuit la modernisation de ses infrastructures sportives afin de consolider son statut de pôle national de formation et d'accueil des compétitions. Toutefois, cette dynamique reste confrontée aux défis liés à l'entretien des équipements et à leur financement, rapporte la journaliste Ndèye Diallo dans un article publié ce 9 juillet 2026 par le quotidien EnQuête.
Au cœur de cette stratégie figure le Centre national d'éducation populaire et sportive (CNEPS), créé en 1971 sous la présidence de Léopold Sédar Senghor. L'établissement, qui forme les enseignants d'éducation physique et les cadres du sport, accueille également la SEED Academy, spécialisée dans la formation de jeunes basketteurs. Selon EnQuête, le centre compte actuellement 142 élèves-professeurs et devrait bénéficier d'un vaste programme de modernisation évalué à plus de 20 milliards de FCFA, avec l'appui de la Chine.
L'objectif affiché par les autorités est de transformer le CNEPS en un complexe sportif répondant aux standards internationaux, capable d'accueillir des stages de préparation d'équipes africaines et étrangères, à l'image de l'Institut national du sport, de l'expertise et de la performance (INSEP) en France.
Le stade Lat Dior, autre infrastructure majeure de Thiès, continue quant à lui d'accueillir les équipes nationales dans plusieurs disciplines, notamment le football et le futsal. Mais son responsable souligne, dans les colonnes d'EnQuête, que la question de la maintenance reste un enjeu majeur. La répartition des responsabilités entre le ministère des Sports et la Fédération sénégalaise de football (FSF) complique parfois la prise en charge des travaux d'entretien.
Le quotidien met également en lumière la situation du stade Maniang Soumaré, modernisé grâce au programme FIFA Forward. Si la pose d'une pelouse synthétique a permis d'améliorer les conditions de jeu, les coûts de fonctionnement, en particulier ceux liés à l'éclairage nocturne, pèsent sur le budget de l'infrastructure. Un projet de transition vers un système d'éclairage plus économe en énergie est actuellement à l'étude afin de réduire les dépenses d'exploitation.
Au-delà des investissements matériels, les autorités considèrent ces projets comme un levier de développement du sport et de promotion de la jeunesse. L'ambition est également de laisser un héritage durable après les JOJ 2026, en faisant de Thiès un centre régional de formation, de préparation et de performance sportive.
Les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, prévus du 31 octobre au 13 novembre 2026, constitueront la première édition de cette compétition organisée sur le continent africain. Selon le Comité international olympique (CIO), près de 2 700 jeunes athlètes issus de plus de 200 pays et territoires sont attendus pour participer à 35 disciplines sportives réparties entre Dakar, Diamniadio, Saly et Thiès. Le CIO souligne que l'événement vise également à renforcer les infrastructures sportives, encourager la pratique du sport chez les jeunes et laisser un héritage durable au Sénégal.