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Chaque année, lorsque revient le temps de la Pentecôte, un même souffle traverse les routes du Sénégal. Depuis Dakar, Thiès, Mbour, Kaolack, Ziguinchor ou Tambacounda, des milliers de pèlerins prennent la route dans le silence de la prière, le rythme des cantiques et l’espérance portée au fond du cœur. Tous avancent vers un même lieu : Poponguine, cette terre devenue depuis plus d’un siècle le sanctuaire de la foi mariale au Sénégal.

Un pays polarisé peut-il construire un avenir solide ?

Le plus grand obstacle au développement du Sénégal n’est peut-être pas économique. Il est peut-être social, psychologique, politique et culturel.

Une société constamment sous tension finit par épuiser son énergie collective. Quand le débat public devient une succession d’invectives, de polarisations et de querelles personnelles, il devient difficile de construire une vision nationale durable.

Le Sénégal a besoin de réformes, certes. Mais il a surtout besoin de sérénité, de cohésion et de confiance collective.

(SenePlus) - La sélection de la République démocratique du Congo doit observer trois semaines d'isolement en Belgique avant d'être autorisée à fouler le sol américain. Une contrainte sanitaire inédite qui bouleverse la préparation d'une équipe déjà fragilisée par une épidémie meurtrière chez elle.

Les divergences entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son Premier ministre, Ousmane Sonko, semblent désormais dépasser le seul cadre politique. S’exprimant hier, vendredi 22 mai, devant les députés dans le cadre de sa cinquième séance de questions d’actualité au gouvernement, Ousmane Sonko a affiché son désaccord total avec le chef de l’État sur la gestion des fonds politiques, plaidant pour leur contrôle et leur traçabilité, au nom des engagements de rupture pris devant les Sénégalais.

Ce qui devait arriver est arrivé. Le président Bassirou Diomaye Faye a signé un décret mettant fin aux fonctions de son Premier ministre Ousmane Sonko et dissolvant le gouvernement. Une décision qui survient quelques heures après son passage à l’Assemblée nationale hier, vendredi. Au-delà d’y étaler ses divergences avec le chef de l’Etat, le désormais ancien Premier ministre y a revendiqué une drôle de singularité en se positionnant comme celui qui « prend des décisions sans permission ».

Le mystère entourant la tenue, à date échue, des élections municipales et départementales persiste. En effet, interpellé sur cette question lors de la cinquième séance plénière de l’Assemblée nationale consacrée aux Questions d’actualité au gouvernement, en présence du Premier ministre Ousmane Sonko, le ministre de l’Intérieur, Bamba Cissé, a assuré que l’organisation de ces scrutins ne dépend pas de lui, mais relève du calendrier fixé par décret présidentiel.

Les parlementaires réunis en séance plénière pour les questions d’actualité ont interpellé le gouvernement sur le coût réel des subventions accordées au gaz et aux produits pétroliers. A ce titre, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba a révélé que la Loi de finances initiale (LFI) avait prévu 250 milliards de FCFA de subventions, mais que l’aggravation de la crise pourrait obliger l’État à mobiliser des centaines de milliards supplémentaires. 

Le paysage médiatique sénégalais est secoué ce matin par un véritable séisme politique. La quasi-totalité des quotidiens consacrent leurs unes à la rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, longtemps présentés comme les deux visages d’un même projet politique. Entre démonstration d’autorité, divorce au sommet de l’État et interrogations sur l’avenir du pouvoir, les journaux parlent d’un tournant majeur dans l’histoire politique récente du Sénégal.