Massalikoul Djinane : « La femme auprès de son mari est comme une protégée, et lui est son responsable et son protecteur »
Massalikoul Djinane : « Ne sois pas ingrate envers la compagnie de ton mari ni n’oublie ses bienfaits, car l’ingratitude envers le conjoint est un grand péché »
Ces Lignes de Massalikoul Djinane reflètent sans stéréotypes, le mode organisationnel et juridique de la société sénégalaise. Une société qui, historiquement et structurellement a toujours été patriarcale. Autrement dit, le père de famille est le détenteur de l’autorité sur ses épouses et ses enfants.
Par contre, Il faut savoir que l’expression « acte contre nature » a été adopté par la législation sénégalaise pour la première fois, sous la présidence de Léopold Sédar Senghor et est inspirée d’une ordonnance française de 1942 issue du régime de vichy. Cette ordonnance soulignait le délit d’« acte impudique ou de contre nature avec un individu de son sexe ». Donc le texte d’origine a été promulgué par Senghor et son gouvernement : loi n°66—16 du 1er février 1966. Et c’est ce que nous lisons aujourd’hui dans l’alinéa 3 de l’article 319 du Code pénal sénégalais. Ainsi, l’expression s’installe au Sénégal, pays de Teranga, de cousinage à plaisanterie mais également pays de Jom et de Diné.
Le Sénégal, pays qui a toujours allaité ses enfants avec le lait du « Hubbul Watane » : l’amour de la patrie, du « Waxtaan, wax dëgg ca la ! » -Dire la vérité fait partie du dialogue- même si, on insiste souvent sur le mot Masla.
Que sous-tend alors le terme Masla ? De l’arabe Maslaha, le mot signifie en société wolof en particulier, sénégalaise en générale : « le compromis social, la tolérance, l’art de la bienséance, bref le tact. » Mais ce qu’il ne faut pas perdre de vue c’est quand-est qu’il faut utiliser ce levier humain. Ce régulateur anthropo-social intervient en cas d’incompréhension au sein la famille. S’Il agit de malentendus d’ordre hiérarchique, de querelles au sujet du bien commun : dans un car-rapide, dans un bus ou dans un bateau etc. Donc le Masla est surtout utilisé comme renverseur de tensions. À l’inverse, le Masla n’est plus une option lorsqu’il s’agit de la mise en danger de la vie d’autrui, de crime ou d’injustice grave. Cacher un acte répréhensible tel que la transmission volontaire de maladie grave, voire incurable sous le prétexte du Masla anéantit la société. Dès lors, il menace gravement le vivre-ensemble. Et accepter le fait que la personne mette en danger la vie de mes enfants, de mes voisins, des citoyens de ma nation, la continuité des Naissances : La Vie ! ne fait pas de moi un empathique mais un complice. Qui fait la propagande de l’homosexualité et un détracteur affiché du droit à la famille : Père/Mère/Enfant. Pourquoi l’Etat du Sénégal devrait donner libre court à ces pratiques de grande gravité morale ? Cautionner l’homosexualité auprès et aux yeux des citoyens, c’est arracher à la nation l’espoir de se maintenir en vie, de se développer et de prospérer dans le temps. Imaginez un pays qui cumule 645.000 naissances pour 651.000 décès par année. Et si ce curseur devait se maintenir pendant un siècle, que deviendrait ce peule ?L’homosexualité menace le lendemain de l’humanité. Alors, j’en appelle à la conscience éclairée et critique de l’élite intellectuelle sénégalaise à prendre la plume non pas pour défendre une minorité ou la majorité mais pour dire la vérité en mettant en avant les intérêts du Sénégal.
Philipe de Villiers, un des plus célèbres intellectuels contemporains Français ne fait que cela : défendre les intérêts de la France, sa mère patrie, quitte à vexer les Musulmans et mettre plus que mal à l’aise les couples gaies !
À cet égard, je rappelle que nous sommes au Sénégal, Pays qui rime intrinsèquement avec La ferveur de la Religion. Les évènements et observances religieux au Sénégal n’existent presque nulle part au monde. Et les actes qui peuvent en témoigner, se font ressentir de Popenguine au Gamou de Tivaouane, en passant par Le Gamou Léona Niasséne et le mouvement Jama’atou Ibadou Rahmane. Il est essentiel de nous Conformer aux réalités et spécificités multiséculaires de notre Pays, d’ailleurs, quelle Religion Révélée reconnait, ne serait-ce que partiellement l’homosexualité ?
Lesdites Lignes de Massalikoul Djinane sonnent comme une invite afin que tous les acteurs sociaux et politiques se mobilisent pour aider toutes les personnes concernées à se départir de cette abomination et à retrouver un statut honorable dans la société. Le Gouvernement n’a pas le droit de considérer ces individus comme des personnes différentes. Différence qui les expose à des maladies, à des peines de prison, à l’isolement, à l’exclusion professionnelle et au reniement social. Le Gouvernement doit les accompagner à trouver un cadre vie, un vivre-ensemble qui les permettent de garder la tête haute dans la société où ils évoluent.
Amputer la jambe d’un individu atteint du cancer ne fait pas du médecin une personne dénudée de compassion, mais atteste de son âme consciente du Devoir sacré.
Moussa Barro,
Professeur d’allemand au Lycée Cheikh Mouhamadou Moustapha Mbacké de Diourbel