Les examens nationaux de la session 2026 se profilent à l’horizon. Depuis la signature du protocole d’accord entre l’État et les syndicats du G7 le 16 avril dernier, les établissements scolaires ont engagé une course contre la montre pour boucler les programmes et préparer les candidats au Certificat de Fin d’Études Élémentaires(CFEE), au Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM) et au Baccalauréat.
A quelques jours du démarrage du Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE), prévu les 17 et 18 juin, les écoles sénégalaises vivent au rythme des dernières révisions. Dans les salles de classe, enseignants et élèves tentent de tourner la page d’une année scolaire mouvementée, marquée par plusieurs mois de perturbations consécutives aux mouvements de grève des syndicats d’enseignants du G7 qui revendiquaient, notamment, l'application d'accords antérieurement souscrits par l’Etat.
Durant de longues semaines, l’avenir de l’année scolaire est resté suspendu à l’issue des négociations entre le gouvernement et les organisations syndicales. La conclusion d’un protocole d’accord, le 16 avril dernier a finalement permis la reprise des cours et dissipé les craintes relatives à un report des examens nationaux. Depuis cette date, les acteurs du système éducatif se sont engagés dans une véritable opération de sauvetage. Dans les établissements, les emplois du temps ont été réorganisées, les révisions intensifiées et les contenus jugés prioritaires renforcés afin de permettre aux candidats d’aborder les examens dans les meilleures conditions possibles.
Le défi est néanmoins de taille. Après le CFEE, les candidats au Baccalauréat puis au Brevet de fin d’études moyennes (BFEM) devront démontrer qu’ils ont acquis les compétences requises malgré les nombreuses semaines perdues. Pour certains enseignants, l’objectif est certes difficile à atteindre sans pour autant être hors de portée. Beaucoup considèrent que la mobilisation observée depuis la reprise des cours a permis de limiter les effets de la crise. Au-delà des résultats attendus, les examens de 2026 constitueront un test grandeur nature pour mesurer la résilience du système éducatif sénégalais. Ils marqueront sur tout l’aboutissement d’une année scolaire qui, malgré les tensions sociales et les incertitudes, aura finalement été préservée grâce au retour du dialogue entre l’État et les syndicats d’enseignants.