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Guinée-Bissau: procès des auteurs présumés de l'attaque d'une caserne en 2012
 
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BISSAU, 12 mars 2013 (AFP) - Dix-sept militaires bissau-guinéens accusés d'être impliqués dans l'attaque d'une caserne le 21 octobre 2012 à Bissau, ont comparu lundi devant un tribunal militaire, au premier jour de leur procès, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les 17 hommes sont accusés de "crime contre la sécurité de l'Etat" et "crime par l'attaque d'une garnison militaire" ayant fait officiellement sept morts, selon le dossier d'accusation lu par le procureur de la justice militaire, Luis Amilcar Cabral, au cours d'une audience publique.
Les principaux suspects sont deux officiers, le capitaine de vaisseau Jorge Sambù et le lieutenant-colonel Braima Djédjo.
Le capitaine Pansau Ntchama, qui avait été présenté en 2012 par les autorités comme le cerveau de l'attaque, n'est désormais plus considéré comme tel.
Il avait été interpellé le 27 octobre 2012 dans la localité de Bolama, sur une île de l'archipel des Bijagos. Il est membre de l'unité d'élite des "Bérets rouges", dont la caserne, à Bra, près de l'aéroport de Bissau, avait été visée par l'attaque.
Cet assaut avait été mené un peu plus de six mois après un coup d'Etat militaire qui a renversé le 12 avril 2012 le pouvoir, entre deux tours d'une élection présidentielle.
Les autorités de transition avaient accusé le Portugal - ancienne puissance coloniale - d'être derrière l'attaque dans le but de remettre au pouvoir l'ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior, dont le capitaine Ntchama est considéré comme un proche.
Les prévenus, arrêtés dans les jours qui avaient suivi l'attaque, ont été transportés dans un minibus escorté par l'armée du siège de l'état-major, la forteresse d'Armura (centre-ville) où ils sont détenus, au siège du tribunal, installé dans une salle du foyer des forces armés, dans un quartier du sud de Bissau.
Tous sont apparus en bonne forme, vêtus en civil, à l'exception d'un officier qui arborait une tenue militaire d'apparat devant la cour et un public venu nombreux. Ils sont défendus par seize avocats civils commis d'office.

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