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Par Ousseynou Nar Gueye
Hommage des Lions clubs du Sénégal à la lion's Rose Marie-Jeanne Arcens Diouf
A travers toi, nous te prions de la transmettre même s’ils sont ici présents, à vos enfants, à vos petits-enfants, à vos proches et aux familles alliées, à tous vos amis, que nous savons innombrables, kaar kaar machallah
 
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Mesdames, Messieurs,

Assistance éplorée par la disparition de notre chère défunte, dont le deuil  nous réunit ici, en ce samedi 20 juin 2026, veille de solstice d'été et veille de fête de la musique dans des dizaines de pays du monde, pour un ultime hommage.

Je suis Ousseynou Nar Gueye. Président 2025-2026 du club-service Lions Club Dakar Gaal Gi, association ayant reçu en 1981 sa charte de reconnaissance du Lions Clubs International. Lions club Dakar Gaal Gi dont était  membre Rose Marie Jeanne Diouf depuis 27 ans. C'est-à-dire depuis toute une vie. 

Aussi, il ne vous étonnera point de savoir qu'elle était devenue la doyenne en titre de notre club.

Il me revient le pénible privilège mais aussi le devoir incontournable et honorable de prononcer ces mots, non pas d'oraison funèbre car je crois savoir que c'est là une prérogative réservée aux ministres du Culte, mais plutôt de prononcer des mots d'hommage funéraire et d’hommage posthume, pour saluer la mémoire vivante de celle qui aura été le pilier du Lions club Dakar Gaal Gi et aussi une colonne solide de toute la famille lionistique du Sénégal.

Au nom de ma marraine qui m'a fait coopter par les amis dans ce club-service il y a onze ans, me faisant admettre en leur sein par les autres membres qui ne me connaissaient pas plus que ça mais qui se fiait à son seul jugement positif sur moi et sur ma bonne moralité, au nom de  Coumba Jeanne donc; au nom d' Odile; de Mame Maissa Mamy Maïssa, de ma doomou Baay Ami Mody à Paris ; au nom d' André, d'Abdoul Kader, de Makhtar, d' Eugène, de Mamadou en Guinée, d'Idrissa, de Lamine, de Mouhamadou dit Momo, de Préfet Oumar, au nom de tous ces amis  membres actifs du Lions club  Dakar Gaal Gi et plus largement membres de notre association le Lions Club International dont les sociétaires affectionnent dès le premier jour où ils admettent en leur sein un nouveau bénévole mu par le sens du service aux communautés les plus défavorisés de l'appeler du généreux et beau nom "d'ami'. Comme dans d'autres associations privées, politiques ou humanitaires, on s'appelle entre soi frères, compagnons ou camarades;  au nom donc de tous les amis membres de Dakar Gaal Gi, et de leur conjoints pour ceux d'entre nous qui sommes mariés, leur Lionne pour les membres Lions hommes et leur Gaindé pour les membres  Lions femmes; 

Au nom aussi de tous les amis Lions de Dakar Gaal Gi que nous avons perdu en cours de route – mais rassurez-vous, ils sont vivants, Dieu merci – perdus en cours de route pour diverses raisons qui les ont accaparé ailleurs et à d’autres choses : je veux nommer Thomas, Sidy, Arame , Yaye, Sandrine, Moustapha, Reda, Bassam, Nicole, Charles, Patrick, Marieme, Demba, Karim, Ismaila, Djibrilou, Manaisha, Josiane, Félicien, Jean, Jacques, Henri, Abdourahmane, Mouhamed Habib, Aliou, Boubacar, Marie, Nafissatou, Djenabou, Sophia, Walid, Fanta, Zacharia, Daniel, Kissinger et tant d’autres, avec lesquels nous continuons d’entretenir des relations amicales et suivies, qui restent chers à notre cœur et que nous savons être très touchés par le décès de notre amie inestimable et très estimée sœur Rose Marie Jeanne Arcens Diouf ; 

Au noms de tous les amis membres de tous les autres Lions clubs du Sénégal à Dakar, Thiès et Kaolack et au nom de tous nos clubs de jeunes lions, les Léo clubs du Sénégal ;

Au nom de tous les officiels au Sénégal de notre association parmi lesquels je m’en voudrais d’omettre de citer les amis que sont les PPCG Past Président  du Conseil des Gouverneurs Blaise et Jean Adediran, les PDG Past Districts Gouverneurs que sont les amis  Simon, Gouverneur Abou Tall,; 

Au nom de tous les présidents de Zones actuels et passés ayant sous leur responsabilité plusieurs clubs de la cité dont les amis Oumar, Ismaël Edgard, Ralph, Ramatoulaye Bijou, Yaye Sabel, Jean-Jacques et Marise ; 

Au nom des présidents de Régions PR actuels et passés dont les amis Chérita, Cheikh Mandiogou Denis et Mohamed Bassirou ; 

Au nom de notre Gouverneur de District 403A1 sortant ayant eu les clubs de 8 pays de l’Afrique de l’Ouest sous sa responsabilité (le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie, la Guinée, la Gambie et le Cap-Vert), mon jumeau l’ami LION du Niger Assane, Gouverneur Barazé ;  et au nom du Gouverneur de District 403A1-Elect, élu lors de la Convention-Congrès COCODAKAR 2026 de mai 2026, notre ami LION de Mauritanie Yasser Alnabhanim ;

En mon nom personnel ès qualités et en celui de ma Lionne Mame Ndack Beye épouse Gueye, je vous adresse nos salutations respectueuses ; l’expression de notre haute considération en même temps que nos condoléances sincères, avec l’assurance de notre compassion émue que nous voulons aussi agissante. 

Condoléances que nous adressons aussi à nous-mêmes, pour la perte cruelle et brutale de cette personne unique, attachante, aimable mais ferme, douce, généreuse et empathique, dynamique mais calme, sympathique mais pudique, qu’aura été Marie Jeanne.

Dans la liste de nos membres, par l'effet simple de l’ordre alphabétique de son nom de jeune fille, elle arrivait en premier. Cette première place parmi les membres illustre aussi son décanat de membre la plus ancienne de notre club-service. Cette première place illustre aussi la toute première place qu’elle tient dans nos cœurs, en termes de conseils prodigués de grande sœur, de tata et d’encouragements généreux qu’elle ne manquait pas de nous offrir sans les compter, ni nous les décompter. Marie Jeanne est entrée ici, en ce samedi 20 juin 2026. Elle en ressortira tout à l'heure pour rejoindre sa dernière demeure. Mais elle ne sortira jamais de nos cœurs. 

Parler de ceux qui nous quittent, c’est souvent aussi, parler de nous-mêmes, de nos bons moments passés ensemble, des anecdotes qui nous ont réunis et fait rire aux éclats, des instants privilégiés de partage en commun entre nous et avec nos prochains qui sont dans le besoin, des moments aussi pour l’échange d’idées de projets, d’encouragement, de conseils, d’exhortation à reprendre courage malgré les avanies et les servitudes du bénévolat ; tout cela au service d’un seul et unique but : Servir. Belle devise, n’est -ce pas, de notre association, qui est : Nous Servons, We serve.

Avant tout, permettez-moi de m’adresser à celui qui tient la première place en ce moment dans nos cœurs éplorés, dans notre âme éprouvée , dans notre esprit encore choqué par ce décret divin implacable dont nous n’acceptons la réalité qu’aujourd’hui, en cette enceinte religieuse, l’église des Martyrs de l’Ouganda, où notre présence collective montre définitivement qu’à Dieu elle appartient et à Dieu Marie Jeanne retourne, ici où s’incarne et s’imprime dans nos esprits que : Dieu a donné, Dieu a repris. 

Gaindé Jean-Baptiste Diouf, veuf de Marie-Jeanne, nous pensons d’abord à toi et te disons  notre compassion infinie. A travers toi, nous te prions de la transmettre même s’ils sont ici présents, à vos enfants, à vos petits-enfants, à vos proches et aux familles alliées, à tous vos amis, que nous savons innombrables, kaar kaar machallah. 

Jean-Baptiste, il nous aura été très rare de voir Marie-Jeanne sans t’apercevoir dans son sillage. En tant que maire de de Grand-Dakar, tu exerces depuis plusieurs mandatures, grâce en soit rendue au Ciel, la fonction politique qu’on qualifie de celle ‘‘des gens qui aiment les gens’’. Tant est-il vrai que quand on est maire et surtout de la Mairie de la Commune de Grand Dakar, il faut avoir le cœur généreux, la poitrine dilatée et la main toujours ouverte face aux récurrentes sollicitations d’intercessions et d’interventions de toutes sortes, qui pour le paiement de facture d’eau ou d’électricité, d’ordonnances médicales, d’interventions pour l’admission dans des écoles, collèges et lycées ; de soutien en dernier recours et en dernier secours pour assurer la dépense quotidienne d’une famille ou d’une mère-courage élevant seule des enfants ; de récriminations pour des lampadaires qui ne s’allument pas ou qui illuminent trop, ou pour les rues qui ont un peu trop de nids-de-poule ou pas assez de dos d’âne sur les chaussées pour assurer la sécurité de nos chers petites têtes crépues qui y jouent au  football en toute insouciance du danger automobile. Oui, Jean-Baptiste, tu fais partie des gens qui aiment les gens. Et tes mandatures renouvelées plusieurs fois à la tête de ta chère mairie en sont le témoignage éloquent si besoin en est. Tu es aussi celui qui aura le plus aimé Marie-Jeanne et que notre Marie-Jeanne aura  aussi aimé sans compter. Et tu as toujours eu  le bon mot pour rire, le sourire facile, l’éclat de rire généreux et contagieux quand tu venais rechercher ou déposer ta Marie-Jeanne que nous t’accaparions si souvent pour nos Assemblées générales de Lions, à nos Conseils d’administrations de Lions, à nos œuvres de services de Lions en faveur des couches de populations défavorisées. Parfois, tu le faisais parce que tu avais emprunté aussi la voiture personnelle de Marie-jeanne en plus de la tienne propre, pour les besoins de ton service à la cause du peuple, à la cause politique donc. 

Tu as toujours pris le temps et l’aimable peine de prendre part avec ta tendre et chère épouse Lions, avec tant de gentillesse et de prévenance pour nous tous et un mot de connivence envers chacun, à nos dîners de levées de fonds ou à nos dîners de passations de charges en fin d’année, pour nos années lionistiques à l’américaine, qui commencent le 1er juillet pour se terminer le 31 juin. C’est-à-dire dans 11 jours, très bientôt, pour cette année 2025-2026. Aujourd'hui, c’est donc déjà demain.  Mais demain, Marie-Jeanne ne sera pas là avec nous, pas cette fois, plus jamais en chair et en os, en sourire et en prestance, avec sa grande classe et sa sagacité. Nous en sommes triste pour nous, mais nous en sommes très très très affectés pour toi et les tiens, vos enfants, vos petits- enfants, vos familles, vos amis chers.

Reçois ici à  travers ma voix, l’expression émue de soutien moral et d’accompagnement affectif de tous tes amis du Lions Club Dakar Gaal Gi et de tous les Lions du Sénégal pour vous soutenir dans la traversée si douloureuse de cette tragédie éprouvante. Avec foi et résilience. Ce dont tu as fait déjà montre dès le premier jour de ce séisme. Te tenant comme un roc au milieu de la tempête, recevant avec un visage affable les visiteurs à votre domicile de Liberté 6, serrant les mains des arrivants pendant que tu répondais au téléphone en même temps pour indiquer le chemin à d’autres. 

Tu es un roc Jean-Baptiste et tu étais celui de notre LIONS Marie-Jeanne. Elle était en retour ton ancre, ta boussole et ton havre de sérénité et de paix. Tout Maire que tu es, tu as voulu d’ailleurs faire d’elle la Première dame de notre pays, notre tata nationale Marie-Jeanne. Puisque tu étais candidat à la candidature présidentielle en 2024. Eh bien, Marie Jeanne n’aurait pas dépareillé en tant que Première dame du Sénégal.  De par sa gentillesse, son élégance, sa classe, son charisme allié à un grand sens de la retenue, sa résilience, sa générosité pour tous et son soin pour le bien-être de chacun de ceux qui ont un besoin autour d’elle. Notre Marie-Jeanne à laquelle ils sont nombreux d’ailleurs à trouver un air de ressemblance avec une ancienne Première dame de notre pays. Dont je ne citerais pas le nom, par simple  respect de ces moments de recueillement autour de l’enveloppe mortelle de notre LIONS si méritoire. Mais il est sûr que si tu avais été effectivement candidat et que tu avais gagné, notre Marie-Jeanne à tous t’aurait tout naturellement accompagné dans les palais de la République, temples laïcs de notre Nation. Avec son pas si calme, son air de si grande bonté d’âme, son sourire de Joconde qui n’en dit pas plus mais n'en pense pas moins, qui souvent se transformait en sourire complice puis en petit rire contagieux mais tout de pudeur aussi. Car , elle n’aimait pas blesser, surtout pas. Et comme l’ont dit chez nous que beugn du rèè jamm, elle ne riait pas plus que de raison, juste le temps de vous laisser comprendre qu’elle était avec vous, en phase et sur la même page, de tout son cœur qu’elle avait immense comme le ciel. Dans ces palais nationaux, Jean-Baptiste elle t'y aurait accompagné avec tant d’amour :  car dafa seey ci sey bi. Elle était Diouf et n'était plus Arcens. Par amour pour toi, par amour pour vos enfants, par dévotion pour vos petits-enfants. Elle était Diouf tout court et plus du tout Arcens. Mais puisque sa course d’un pas assuré et ferme mais sans essoufflement visible à tes cotés s’est terminée, il faudra bien se résoudre à lui rendre aussi son Arcens inné, en plus de son Diouf acquis si cher à son cœur. Famille Arcens et familles alliées de la famille Arcens, auxquelles nous présentons nos condoléances les plus émues. Da niu la ko meyoon, ‘‘dello niu ay yaakham rek’’, laa niu la ladiionm.

Cette triste échéance qu’on aurait espéré beaucoup plus lointaine, est arrivé ce fatidique 16 juin. 

On a dit Tata Marie-Jeanne ? Oui, c’était notre Tata nationale. En ce qui me concerne, malgré les 17 années qui nous séparent, j’affectionnais de l’appeler ma soeur. Avec un ‘c’ cédille a la place du ‘s’ initiale du mot soeur. Comme dans le mot imaginaire ‘çœur’. 

Mais tous les autres l’appelaient Tata Marie-Jeanne. Et on sait ce que représente la tata, dans notre culture sénégalaise et africaine. La sœur de la maman. Celle qui n’oublie jamais notre anniversaire. Celle qui nous offre des cadeaux et nous dit des compliments et des mots gentils. Celle qui ne nous gronde que pour blaguer. Celle chez qui on se réfugie quand on a fait une bêtise. Celle à qui on se confie. Celle qui nous passe tout, qu’on soit neveu ou nièce. Et qui nous ramène au domicile parental quand il  nous arrive d’en fuguer. Après nous avoir hébergé et chouchouté pendant un mois. Celle qui nous ramène au bercail sans que nos parents n’osent plus piper mot sur nous ou nous balancer une leste gifle, protégé que nous sommes par l’autorité naturelle et le manteau de protection de notre tata. 

Tata Marie-Jeanne avait le totem d’invincibilité, croyions nous, jusqu’à ce jour du 16 juin 2026.

Rose Marie-Jeanne Arcens Diouf, nous ne l’appelions pas Rose. Elle ne le voulait pas, cela seule, elle le gardait pour elle, et pour celui ou pour les seuls happy few à qui cela était réservé. Et dont je ne saurais jamais de qui il s’agit. S'agit-il de toi, mon cher beau-frère endeuillé Jean–Baptiste ? Si c’est le cas, eh bien, ce serait mérité pour l’élu éternel de son cœur et son amour pour la vie que tu es. A la vie, à la mort. 

Mais j’aime surtout à penser que comme une rose a bel et bien un beau parfum, un belle couleur rouge mais aussi des épines, elle voulait nous en épargner, de ces épines. Tata Marie-Jeanne donc, qui nous quitte, à quelques jours de son 71ème hivernage, son anniversaire étant le 5 juillet. Tenez, je suis du même signe zodiacal qu’elle : Cancer. Qu’en penser ? eh bien rien, sauf qu’il n y a pas de hasard et que Dieu ne joue pas aux dés.

Je ne l’appelais pas Tata, non. Car elle paraissait bien 10 ans ou 15 ans de moins que son âge, kaar kaar, machallah. Et cet air de jouvence, il n’y a que la foi, la pratique assidue des rites qui y sont liés, la puissante spiritualité qui nous met en connexion permanente et privilégiée avec notre prochain, et l’esprit apaisé qui peuvent vous le conférer. 

A 20 ans, on a le visage que la nature nous a donné ; à 50 ans, on a le visage qu’on a mérité. 

Parce que Marie-Jeanne plaçait sa vie et sa foi totale en notre créateur, elle était restée jeune dans le cœur pour toute la vie et je le pense aussi, jeune dans la prestance de son apparence, pour ces raisons. 

Tata Marie-Jeanne Diouf khadioon nafi ba ci kanam a kanam. Wantee bu Yallah sokhlaa, nieupp niakkeu.

Devenu Lion en avril 2015, j'ai connu Marie-Jeanne encore active professionnellement alors qu'elle avait largement dépassé l’âge légal de la retraite. Marie-Jeanne aimait être utile aux autres, a son prochain et elle aura eu une vie utile.  Son domicile était le cocon familial qu’elle protégeait mais aussi où elle nous admettait , nous ses amis du Lions s club Dakar Gaal Gi la pirogue pour des AG vite transformées en agapes conversationnelles et sensationnelles, avec ses fameux pastels si goûteux qu'on en réclamait toujours plus que ce que notre bouche pouvait enfourner. Ces réunions toutes de Téranga sénégalaise  en votre accueillante maison de Liberté 6 s'étaient espacées, cher frère et beau-frère Jean-Baptiste. Mais nous ne nous en étions pas inquiétés pour autant. Nous disant juste que c'est le cours normal de la vie qui va et la cavalcade habituelle que nous imposent les courses dans Dakar. Que Marie Jeanne avait besoin aussi de son temps pour le consacrer à ses enfants au loin, du temps à donner aussi du soin et de l’amour aux petits-enfants que votre progéniture vous a apporté, par la grâce divine, Et quand elle nous disait être en France pour des bilans de santé, je pensais, je le confesse, que c’était juste des visites de routine à l'hôpital là-bas, et quelle y était surtout pour passer du temps avec la famille, avec les enfants dont Charles Diouf. Dans les frimas français de cette année 2026, la dernière fois que je l’ai au téléphone depuis la bas, le 10 mars 2026 me rappelle la mémoire de mon téléphone – oui, je sais, j’ai été négligent de pas avoir pris de ses nouvelles après le 10 mars, que Dieu veuille bien m’en pardonner.- elle me disait porter des gants à l’intérieur de la maison, Je lui avais alors souhaité de vite nous revenir, de recevoir de ma part des ondes du soleil dakarois et de nous rentrer en bonne forme. A cette occasion la, elle me donnait alors des nouvelles de nos projets communs de Lions avec l’association française Teranga Essonne.

Marie-Jeanne, c'était cette amie ne lâchait jamais le projet d'une bonne cause, d’une œuvre de service dont notre club avait l'ambition, même si le projet avait 5 ans depuis son élaboration, elle remettait toujours l'ouvrage sur le métier et le sujet sur la table pour nous dire, ‘’faisons- le’’ , ‘‘avançons’’. Marie-Jeanne, c’était un bon capitaine sur le bateau Gaal gi. Marie-Jeanne était le liant de Dakar Gaal Gi, le lien de Gaal Gi. 

Dans nos différents bureaux annuels qui changent tous les 12 mois, elle était l’inamovible Déléguée SEL, c'est-à-dire celle désignée pour l'entraide et la solidarité entre amis LIONS, celle qui allait voir ceux qui venaient moins souvent à nos activités pour s’enquérir du pourquoi et du comment, celle qui les encourageait à vite nous revenir, malgré les vicissitudes parfois traversées au plan familial, conjugal, social ou professionnel, dans ce beau service du bénévolat où les deux seuls maîtres mots sont de dire ‘‘s’il te plait’’ quand tu demandes sa coopération à un ami Lions et de recevoir un ‘‘Merci’’ quand tu as donné à des non-LIONS qui sont dans le besoin. Marie Jeanne fut notre Institution Déléguée SEL pour son sens du tact et de la diplomatie, sa main de fer dans un gant tout de velours.  Tout comme notre ami André est notre inamovible Trésorier pour la confiance aveugle que nous avons pour ses lumières en matière  de gestion de bon père de famille. Tout comme Mame Maissa Mamy Vince est notre permanemment redoublante Présidente de l'équipe mondiale du Service, présidente de nos bonnes œuvres donc, tant nous connaissons sa capacité à mobiliser ses réseaux pour nous faire obtenir des don s en nature et en numéraires à destination de nos bénéficiaires les plus défavorisés, dont notre emblématique organisation filleule qu’est la Pouponnière Vivre Ensemble de Mbour.

Vivre Ensemble. Marie Jeanne, nous aurions tant aimé vivre ensemble encore longtemps avec toi à nos côtés . Avec cette valeur cardinale pour nous LIONS : l'amitié. 

L’amitié comme socle granitique de la fraternité en notre direction les uns les autres mais aussi et surtout, de notre fraternité en direction de ceux qui ont un besoin, qui sont dans le besoin. Là où il y a un besoin, il y a un lion. Là où il y a un besoin, il y avait d’abord Marie-Jeanne pour sonner l’alerte et rameuter les troupes. 

L'amitié comme socle de la fraternité et la fraternité dans le sel de l'amitié. Toute retraitée qu' elle avait fini par consentir de devenir, Marie-Jeanne n'en tenait pas moins à honorer ses cotisations statutaires et à être présente à nos réunions et actions sociales de bénévolat humanitaire. C’est dire son sens du devoir et son sens de l’honneur. Elle n’en est que plus méritoire. 

Vivre Ensemble plus longtemps, sur cette planète Terre. Oui. Mais nul ne peut aller à l'encontre du décret divin, du jour secret divin. Dieu a donné, Dieu a repris. A lui nous appartenons. A lui nous retournons. Et tout est grâce.

Dans notre Lions club international, nous nous interdisons de parler de politique et de religions. Pour la politique, nul besoin de trop m’expliquer, vous savez que malgré son noble dessein, souvent elle divise plus qu’elle ne rassemble. 

Pour ce qui est des religions ? Eh bien, c’est parce que nous savons que nos différences de rites et de cultes font notre richesses partagée, font notre viatique intime comme moteur pour aller loin ensemble et pour ne pas aller vite mais seul ; nous savons que les rayons que sont les différentes obédiences religieuses convergent tous vers le même moyeu central qui est Dieu, pour former la roue qui nous fait avancer ensemble. Dans la même direction et sans nul besoin de de discuter de prééminence de l’un ou l’autre de ces rayons de la Roue divine. Nous savons que l’essentiel qui nous réunit dans l’amitié, c‘est notre amour agissant pour notre prochain qui est dans le besoin et notre volonté d’œuvrer pour l’équité sociale : et que là sont les plus beaux actes de foi. Foi qui se suffit à elle-même sans avoir à se justifier plus en avant avec ostentation de notre religiosité ou  de notre spiritualité . Nous servons, donc nous sommes. 

Et nos prières, dites à haute voix ou dans le secret de nos cœurs, sont ferventes aujourd’hui pour prier le Tout-Puissant d’accorder sa bienveillante Miséricorde et le salut éternel à notre amie de cœur et plus-que-sœur Marie-Jeanne. Nous prions avec ferveur pour une place de choix pour elle à la droite du Père. 

Nos prières l’accompagnent et l’accompagneront bien au-delà du temps que nous passerons ici et tout à l’heure au  cimetière de Bel Air,  où elle sera inhumée plus tard en cette triste journée ensoleillée.  Toutefois, que cette journée soit aussi celle de l’allégresse pour le retour dans la joie d’une vie utile, remplie et bien accomplie de notre Marie-Jeanne auprès de notre créateur. 

Au Lions club International, nous avons coutume de nous dire : ‘‘Fiers de notre passé, confiants en l'avenir’’. 

Eh bien, en cette pieuse enceinte de l’église des Martyrs de l'Ouganda, nous pouvons être, nous savons tous l’être, très fiers du passé et du passage terrestre de Marie-Jeanne et nous savons l’être, nous le sommes, confiants en la beauté et en la paix de sa vie future dans l'au-delà, auprès du créateur. 

A qui seul nous la confions, avec les anges, tel l'ange qu'elle aura été pour nous tous et pour chacun, à sa douce et ferme manière, et dans la permanence et dans la constance.

Je l’ai dit plus tôt : parler de ceux qui nous quittent, de celle qui nous a quitté,  c’est souvent aussi, parfois, toujours même, parler de nous-même également, évoquer nos bons moments passés ensembles, des anecdotes qui nous ont réunis, des instants privilégiés de partage en commun, pour l’échange d’idées de projets, d’encouragement mutuel, de conseils réciproques, d’activités bénévoles humanitaires, tout cela au service d’un même but : Servir. 

Aussi, laissez-moi citer quelques témoignages d’amis Lions :

Lions amie Mame Maissa Mamy Vince dit ceci pour notre regrettée Marie-Jeanne : ‘‘ Ton rire, tes conseils, nos moments partagés, tout reste gravé, jamais effacé. Chère amie, ton départ est une plaie ouverte. Mais nos souvenirs sont une chanson offerte. Dans le livre de notre vie, du Lion's Club Dakar Gaal Gi et de la cité en général, tu es un chapitre d'or, une amie précieuse, un trésor. Ton absence pèse, mais nos moments rient.

 Dans notre cœur, à jamais, tu vis. L'amitié est un lien précieux qui se tisse à travers les rires partagés, les défis surmontés et les moments inoubliables vécus ensemble. Dire "Repose en paix, mon amie" est une manière de saluer cette connexion unique, de reconnaître la douleur de la séparation, mais aussi de célébrer une relation qui ne s'éteindra jamais. Car une véritable amie, même si elle n'est plus physiquement présente, demeure éternellement dans les récits que nous partageons et les souvenirs que nous revisitons. Marie-Jeanne était une personne empathique, généreuse, débonnaire et affable.  Merci d'avoir mis ton humanisme aux services des orphelins, des malades et des couches défavorisées. Merci d'avoir été cette belle âme tout simplement. Gaal Gi "la pirogue" ramera en tenant les pagaies de ton souvenir inoubliable. Repose en paix, chère Marie-Jeanne pour des siècles et des siècles .’’ Mame Maissa ajoute pour clore : ‘‘Tata Marie-Jeanne, tu resteras à jamais dans nos cœurs. Merci pour ta douceur, ta générosité, ton empathie, ta bienveillance et pour les années mises aux services du Lion's Club Dakar Gaal Gi. Merci d'avoir été aux chevets des malades, des orphelins et des personnes défavorisées. Merci pour cette affection donnée chaque membre du Club. Merci à notre Tata Nationale. Que le Seigneur t'accueille à sa droite et te couvre de sa sainte miséricorde. Condoléances éplorées à son époux, ses enfants et petits-enfants.’’

Lion PDG Past District Governor ami Simon  dit : ‘‘Marie -Jeanne.Lions d’exception, elle a servi avec une gentillesse qui forçait l’admiration et un engagement exemplaire. Là où elle passait, Marie-Jeanne laissait la trace d’une humanité vraie.  Elle restera un modèle pour notre Communauté. Les Lions Clubs du Sénégal perdent assurément l’une de leurs colonnes. 

Lions amie Coumba Jeanne dit, brièvement mais si profondément,si intensément : ‘‘Une belle personne. J’ai perdu une vraie grande sœur." 

Lion ami Mohamed Bassirou dit : ‘‘Marie-Jeanne a été un Lions exceptionnelle par un engagement et une gentillesse hors normes. Que son âme repose en paix. Et que DIEU l'accueille en son Paradis aux côtés des justes.

Notre aîné Lion ami Bassirou qui avait tenu à nous signaler, dans le temps et avec sa grande sagesse et sa perspicacité, que le mot anglais Pride qui veut dire fierté , utilisé au sujet des Lions fiers de servir, ce mot Pride, signifie aussi la Troupe de Lions, dans nos savanes que nous voulons ancestrales. 

Aussi, je vous dis : en ces moments douloureux, restons unis, serrons-nous les coudes, with Pride and as a Pride. 

Il me faut bien clore, n'est-ce pas ? 

Car tout le temps de l’éternité ne sous suffira pas à témoigner de la bonté d’âme de Marie- Jeanne, de sa générosité de cœur, de sa pureté d'âme, de sa volonté fervente de toujours faire du bien , de toujours faire le bien, de son impact social autour d’elle. De son tact aussi, que je connais bien.

En cette deuxième fois où je suis président de mon club, il a été rare qu’elle me dise cette année "doucement Président Ousseynou, tu vas trop vite' , tant mon débit de parole avait été rapide dans ma vigueur à vouloir expédier les points à l'ordre du jour. La plupart du temps, elle me téléphonais plutôt en aparté et me disait "Président, ne penses-tu pas que… ? " et je savais déjà qu’elle avait raison sur ce qu’elle allait me dire  et je m’y pliais avec plaisir. En cette deuxième fois que je suis président de club, elle m'aura moins téléphoné pour me conseiller en privé. J'aime à penser que c’est parce que je me suis amélioré plutôt que de penser que c’était parce qu’elle était fatiguée par la maladie. Laissez-moi m'illusionner de cela. Permettez-moi de garder cela, pour moi, de notre Marie-Jeanne.

"Tu as combattu le combat, vas en paix, Tata Nationale Rose Marie-Jeanne Arcens Diouf". 

Më koy jaalé sama bopp, di lenn koy jaalé yenn nieup, yenn waa Liberte 6, yeen Waa Grand-Dakar, yeen Waa Senegqal, Di ko diaale au Parti socialiste de son époux désormais veuf, di ko Jaale au Président de la République S.E.M Bassirou Diomaye Faye ak di ko jaale Gouvernement ; di ko jaale à la Représentation nationale au Parlement à  travers son Président, le PAN Ousmane Sonko; di ko diaale, enfin, à tous ses amis et vos amis, jean-Baptiste, de par le monde.

Nous resterons en Union fervente de Prières avec toi Jean-Baptiste, avec vos enfants, avec vos petits-enfants,  avec toute la famille, les parents, proches et amis.  Tes amis et anciens collègues de Bolloré nous chargent de te transmettre leurs fraternelles et sincères condoléances.

Comme dit l'écrivain français académicien  feu Jean d'Ormesson que j’aime beaucoup à citer en de telles circonstances : " Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c'est la présence des absents dans la mémoire des vivants." 

Marie-Jeanne, c’est promis, c’est juré : tu ne quitteras pas notre mémoire . Tout comme Lions ami Dr Joseph de Dakar Gaal Gi parti il y a moins d’un an, le 13 juillet 2025. Tout comme Joseph Selim, père de notre Lions ami André, qui s'est reposé le 30 novembre 2023 . 

Marie-Jeanne : nous resterons fidèle à ta mémoire et avec ton précieux souvenir dans nos cœurs tant que notre mémoire nous sera fidèle, par la grâce de Dieu Tout-Puissant. 

J'étais en cette église des martyrs de l’Ouganda le 5 juin 2026, pour la messe de commémoration du 1er anniversaire du décès d'un ami cher, un frère parti à l'âge de 55 ans. 

J’étais en cette église des Martyrs de l’Ouganda ce dimanche 14 juin 2026, il y a 6 jours, pour la messe en la mémoire de la sœur d'amis miens, Regina et Isidore, Valentine Youyou partie le 19 mai  2026 à l'âge de 57 ans. Je ne m'imaginais pas revenir en cette église moins d’une semaine plus tard pour notre amie véritable et véridique, notre sœur affable et chère a tous, notre Tata nationale Marie-Jeanne. 

Toutefois, elle part à 71 ans et c'est déjà une grâce divine. Tout est grâce.

C'est l’ami Idrissa, vaillant, précieux, indispensable et souriant Secrétaire 2025-2026 du Lions club Dakar Gaal Gi qui conclura ce long hommage à Marie-Jeanne pour lequel je vous remercie d'avoir eu la patience de l'écoute : ''Merci pour ta gentillesse, ta douceur et ton sourire. Tu resteras à jamais dans nos cœurs. Ce n'est pas un adieu, mais un au revoir. À bientôt''.

Nous ne partons de cette vallée de larmes où notre Marie-Jeanne aura ouvert tant d’oasis de joies simples et semé tant de graines de bonheurs partagés, nous n’en partons qu’avec NGOR-notre-sens -de-l’honneur-et-notre-sens-de-la dignité et avec GUEUM-GUEUM-notre-foi-en-le-Tout-Puissant.

Oui, tout est grâce.

Merci les amis, merci chers parents.

Et à bientôt, Marie-Jeanne. 

L’espérance est un beau risque à courir. A bientôt. 

Dans un certain temps. Un temps dont nous ne savons pas combien de temps il durera. 

Tant, si je peux oser le dire ainsi, sans risquer de trop blasphémer en ce lieu saint de l' église de la Paroisse Martyrs de L'Ouganda :  le Temps est l'autre nom de Dieu Tout-Puissant. 

Et seul le temps fait le tri.

Merci les amis, merci parents.

Accompagnons dans la peine et la tristesse mais aussi dans la joie et l’allégresse si cela nous est possible (d’ailleurs demain 21 juin, n’est-ce-pas, c’est la fête de la Musique dans beaucoup de pays du monde entier, y compris chez nous au Sénégal ), accompagnons donc Rose Marie-Jeanne Arcens Diouf, notre amie et sœur qui s’en va jouir de la vie éternelle dans l'au-delà. 

Merci chers amis, merci chers parents, merci cher frère, beau-frère et ami Jean-Baptiste : en ce moment de départ éternel pour son repos à la droite du Père de ta douce et tendre moitié, qui marque la fin terrestre de votre amour fusionnel, que Dieu Tout-Puissant te donne et vous donne à tous la force de supporter cette épreuve intense, dense et puissante. A laquelle nul de nous n'échappera. Et qu’il Lui plaise d’augmenter ta résilience, de par la Foi ancrée et la spiritualité vigoureuse que je sais être la tienne. 

Tout est grâce. 

Amen. Amiin.

Ousseynou Nar Gueye est président (1er juillet 2025 – 31 juin 2026) Lions Club Dakar Gaal Gi "La Pirogue".

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