Depuis le 1er juin, la Fédération des syndicats de la santé (F2S) observe un boycott des activités de vaccination. Cette résolution se verra durcie par une grève générale de 72 heures les mercredi 03, jeudi 04 et vendredi 05 juin courant, alliée au blocage des données sanitaires. La conférence des leaders de la F2S exige ainsi la revalorisation des conditions de travail
À peine le nouveau gouvernement connu, la F2S annonce ses résolutions par un débrayage de trois jours débutant ce mercredi sur l'ensemble du territoire sénégalais. Selon les proches de Cheikh Seck, la fédération maintient fermement sa posture, rappelant que le souci majeur du système sanitaire tient à sa gouvernance. Sur ce point précis, ils estiment.: « nous n'arrêterons pas de rappeler à tout le monde que si on veut avoir un système de santé performant, résilient, adapté au contexte et à la situation pour une prise en charge correcte des problèmes de santé des sénégalais, il faut mettre les hommes qu'il faut à la place qu'il faut et éviter de faire des choix basés sur l’émotion, les relations ou le népotisme ».
Et d’ajouter face à la reconduction du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique à ce poste : « nous disons par respect aux responsabilités et pouvoirs conférés au Président de la République par la constitution que nous ne pouvons que prendre acte de cette décision prises par l'autorité de le maintenir à la tête du département de la santé. Nous ne manquerons pas, cependant de rappeler que notre rôle en tant qu'organisation syndicale est d’être des sentinelles sur les politiques qui sont définies et qui sont déroulées par le gouvernement du Sénégal. et le principe du respect des règles démocratiques et de gestion. A ce titre nous posons encore le débat sur la gouvernance du secteur de la santé ou le profil de poste doit être défini et mis en compétition ».
LES PRÉOCCUPATIONS DE LA F2S
La Fédération des syndicats de la santé a exprimé ses inquiétudes par rapport au recrutement du personnel de santé. Elle estime le déficit de personnel socio-sanitaire notamment le personnel qualifié à 18000 agents. Sur ce point précis, la source avance : « nous avons des inquiétudes par rapport au programme de recrutement des 2500 agents où nous avons vu brusquement notre autorité de tutelle de la santé dire qu'il y'aura 500 agents administratifs et de soutiens qui vont être recrutés ».
Et de rappeler qu'à l'heure actuelle le déficit est énorme en personnel qualifié : infirmiers, sages femmes, médecins. « Nous ne comprenons pas les raisons qui motivent ce recrutement de 500 personnels administratifs, d'autant plus que le Ministre de la santé, même, l’a réitéré dans le cadre d'une enquête, qu'on a une pléthore pour ce type de personnel et que le déficit est beaucoup plus accentué sur le personnel de soins »
Revenant sur les autres points qui motivent ce mouvement de grève, la F2S évoque la régularisation de ceux qui sont déjà à des postes et servent dans les zones les plus reculées du Sénégal depuis 10 ans.
A propos de la généralisation de l'indemnité de logement, elle appelle au respect des engagements contenus dans le Pacte de stabilité sociale. Sur la situation relative au plan de carrière, elle fait appel à la formation continue. « Nous constatons avec regret qu'il reste 6000 sage-femmes et infirmiers qui attendent d'être formés et reclassés dans le nouveau corps et leur hiérarchie B1. Les autres points relatifs aux carrières des assistants infirmiers et la valorisation du diplôme d'Etat surtout avec l'enseignement supérieur, la signature du décret portant organisation et fonctionnement de L’ENDSS. Mais aussi l'habitat social et les collectivités territoriales surtout avec la mise en place de la fonction publique locale pour certains corps d'infirmiers brevetés qui doivent être versé dans un corps d'accueil et si nécessaire les envoyés en formation pour obtenir le diplôme d'Etat et être insérer comme le veut la loi ou le décret relatif à la fonction publique locale » renseigne le communiqué daté du 1er juin.