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''LE DISPOSITIF INSTITUTIONNEL GARANTIT LA CRÉATION D’EMPLOIS''
AMADOU LAMINE DIENG, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’ANPEJ
 
ID
38616
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Invité de la Rédaction du Soleil, le Directeur général de l'Agence nationale pour la promotion de l'emploi des jeunes (Anpej), Amadou Lamine Dieng, se dit déterminé, avec son équipe, à créer les conditions pour l’accès à l’emploi des jeunes qui est un droit constitutionnel. Il invite également la jeunesse à cultiver l'esprit d'entreprenariat en développant des initiatives personnelles (auto-emploi). M. Dieng qui vient de passer 6 mois à la tête de la nouvelle Agence annonce la mise en place d'un fonds de garantie à l'auto-emploi des jeunes d'un montant de 2 milliards de FCfa, en partenariat avec le Fongip. Accueilli par le Directeur général du Soleil, Cheikh Thiam et le Rédacteur en chef central, Daouda Mané, le patron de l’Anpej qui annonce le démarrage des activités de sa structure ce 27 août (aujourd’hui), s’est longuement expliqué sur les missions qui lui sont confiées.

Comment décrivez-vous la question de l'emploi des jeunes au Sénégal ?

Je voudrais commencer par remercier très sincèrement le président de la République, Son Excellence Macky Sall, qui a bien voulu porter son choix sur ma modeste personne pour diriger cette importante Agence, créée à la suite de la dissolution des structures qui avaient en charge la gouvernance de l’emploi des jeunes (Anej, Ajeb, Anama, Fnpj).

Cette décision historique et courageuse du chef de l'État de rationaliser les interventions dans ce secteur traduit sa volonté politique de marquer des ruptures majeures dans la lutte contre le chômage des jeunes.

Pour revenir à votre question, je décrirais la situation de l'emploi des jeunes au Sénégal comme plus que préoccupante au regard des statistiques disponibles.

En effet, les résultats de l'enquête sur la pauvreté au Sénégal menée par l'Ansd en 2011 sont très éloquents. 62,5% de la population active est âgée entre 15 et 35 ans. Nous avons donc une cible jeune très importante mais qui a toujours souffert de l'aridité du marché du travail qui ne propose pas suffisamment de réponses par rapport à la forte demande d'emplois des jeunes.

Environ 200.000 nouveaux demandeurs d’emploi arrivent, chaque année, sur le marché du travail, contre environ 34.000 offres d’emplois du secteur privé. D’où le taux de chômage élevé des jeunes qui est de 12,7%.

Cette situation découle de plusieurs facteurs, notamment la pluralité d'acteurs institutionnels qui ne favorise pas une bonne prise en charge des besoins d'encadrement et d’accompagnement des jeunes dans leur parcours pré-insertion, le faible niveau de qualification des demandeurs d'emploi (46% des demandeurs d'emploi n'ont ni éducation ni formation).

Il s’y ajoute l’inadéquation entre la formation et l’emploi ; ce qui est à l’origine, entre autres, du taux élevé des demandeurs d'emploi diplômés de l'enseignement supérieur qui est de 31%.

Cette faible employabilité des jeunes est accentuée par la tyrannie des formations professionnelles dans les métiers du tertiaire (banque, finances, comptabilité, marketing, communication, transport/logistique etc.) qui ne tiennent pas compte des capacités d’absorption du marché du travail.

Les formations duales École/Entreprise qui pouvaient garantir une insertion rapide et importante des jeunes ne sont pas non plus très développées. A ces contraintes, il faut ajouter les difficultés d'accès au crédit qui freinent les nombreuses initiatives de promotion de l’auto emploi.

Face à tous ces constats, des réponses pertinentes sont en train d'être apportées par les pouvoirs publics, tant dans la définition d'un cadre institutionnel harmonisé, dans l'élaboration de stratégies d'intervention pertinentes que dans la levée de beaucoup de contraintes d'ordre réglementaire et financier. Et tout ceci témoigne du très haut niveau de priorité spéciale que le Chef de l'Etat accorde à l'emploi, et particulièrement à l'emploi des jeunes.

Des Agences ont été supprimées pour laisser la place à une seule structure qu'est l’Anpej. Quelles sont les missions assignées à cette structure ?

L’article 25 de la Constitution stipule que chaque citoyen a le droit de prétendre à un emploi. L’Agence a donc la mission principale de mettre en place des stratégies d’intervention pertinentes pour mieux prendre en charge la problématique de l’emploi des jeunes.

En effet, la première mission de l'Anpej consiste, naturellement, à favoriser l'accès à l'information sur le marché du travail. Pour cela, l'article 2 du décret portant création de l'Agence nous assigne la tâche de mettre en place un système intégré d'information pour les jeunes et groupes cibles afin de jouer véritablement notre rôle de service public d'emploi.

Conformément aux orientations du ministre en charge de l'Emploi, Mame Mbaye Niang, nous allons donc aider à l'unification de toutes les bases de données sur l'emploi afin de mieux jouer notre mission d’intermédiation sociale. Et c'est l'occasion de remercier les autorités de la Banque africaine de développement (Bad) qui ont accepté de financer l'élaboration de ce système national d'information, dans la mise en œuvre du Projet d'Appui à la promotion de l'emploi des jeunes et des femmes (Papejf).

Pour accomplir cette mission, nous allons nous appuyer sur le dispositif du Projet accueil emploi qui est main- tenant rattaché à l'Agence et qui est constitué d'une plateforme de services d'accueil, d'information et d'orientation pour les jeunes demandeurs d'emploi.

Pour développer des services de proximité de qualité, ces espaces Emploi-Jeunes seront implantés dans les 45 départements du Sénégal et seront animés par une équipe de 100 conseillers en emplois qui sont déjà recrutés et formés. Leur déploiement est en cours.

Par ailleurs, pour rendre accessible et disponible l'information sur le marché du travail, l'Agence a fini de réfléchir sur un important pro- gramme de sensibilisation et d'animation économique pour atteindre nos cibles. Il s'agira d'organiser des tribunes sur l'emploi des jeunes, des roadshows, des émissions interactives, des foras etc.)

L'Anpej a également pour mission de renforcer l'employabilité des jeunes demandeurs d’emploi à travers des programmes de formation et de renforcement de capacités. Dans cette perspective, nous allons lancer un programme pour les primo demandeurs d'emploi, diplômés comme non qualifiés.

En effet, dans l'Initiative de Partenariat national public/privé pour l'emploi des jeunes que nous allons très bientôt lancer pour l’élargir à d’autres segments du secteur privé et des Ong, nous avons obtenu gratuitement de certaines entreprises leaders, dans la responsabilité sociale d’entreprise, un paquet de 1.000 stages que nous allons mettre à la disposition des jeunes pour leur permettre de bénéficier d'une première expérience en entreprise.

C’est le moment de remercier toutes les entreprises qui ont déjà adhéré à cette initiative et particulièrement le Crédit mutuel du Sénégal (Cms), Tigo, la Sde, Ecobank, Servair, Erepco, Eiffage Sénégal, Elton, Tunde ...

Ce Partenariat national public/privé pour l’emploi des jeunes vient compléter les mécanismes jusque-là mis en œuvre par la Direction de l'emploi, notamment la Convention nationale État-employeurs pour l'employabilité des jeunes. L'emploi salarié n'étant pas en mesure d’absorber tout le bassin de demandeurs d'emploi pour des raisons bien évidentes, l’Agence doit aider les jeunes à explorer d'autres créneaux d'insertion en soutenant leurs initiatives économiques.

Il devient ainsi nécessaire de changer de paradigme pour mieux promouvoir l'Auto emploi.

Au demeurant, la vocation de l'Etat n'est pas d'être un distributeur automatique d'emplois mais de mettre en place un cadre institutionnel et des instruments suffisamment favorables et incitatifs pour encourager le jeune à quitter son statut de demandeur à celui de créateur d'emploi.

Dans cette perspective, l'Agence a déjà élaboré des programmes de promotion à l'auto-emploi basés sur des actions de sensibilisation à l'esprit d'entreprise ; des sessions de formation sur la gestion et le développement des entreprises, l'encadrement et l'accompagnement dans l'élaboration des business plan et la création d'entreprise, l'organisation d'ateliers de créativité et de concours d'innovation.

L'Agence va également offrir, aux jeunes, des espaces d'incubation où ils pourront se préparer à l’exercice de leurs activités de promoteurs grâce à un réseau de 16 centres d’incubation spécialisés dans tous les corps de métier, en sus des 10 autres que le Papejf compte réaliser. Et les nombreuses réformes déjà annoncées et/ou engagées relatives à l'amélioration de l'environnement des affaires, à la facilitation à l’accès au crédit et à la commande publique vont impacter positivement sur les agrégats économiques et sociaux.

Pour encourager ces nombreuses initiatives de promotion de l'auto-emploi qui sous-tendent la politique nationale d'emploi de l'Etat, nous allons organiser, à partir de 2015, la première édition du Grand prix du chef de l'Etat pour l'Innovation en

Entreprenariat. La quatrième mission de l'Agence est relative à la facilitation de l'accès des jeunes et groupes cibles aux financements.

A ce sujet, il faut rappeler qu’au- delà de la faiblesse des montants des lignes de financement, les jeunes promoteurs sont confrontés aux contraintes liées à la mobilisation de l’apport personnel souvent exigé, à la mise à disposition de garanties et aux taux d’intérêt élevés.

Pour lever ces contraintes liées à l’accès au crédit, l’Agence va bientôt lancer 2 nouveaux instruments de financement dédiés aux initiatives économiques des jeunes. Il s’agit du Fonds de Garantie à l’auto emploi des Jeunes (Fogarej) de 2 milliards de FCfa qui sera mis en place en partenariat avec le Fongip et du Fonds

de financement à l’entrepreneuriat jeune (Fej) évalué à un milliard de FCfa et qui viendra en complément à la ligne de financement de 5 mil- liards de FCfa prévus dans le Papejf.

C’est l’occasion de remercier Monsieur le président de la République qui vient d’accorder une rallonge budgétaire de 500 millions de FCfa pour alimenter le Fonds d’insertion des jeunes (Fij), récemment rattaché à l’Anpej.

Le Fij va ainsi octroyer ses premiers financements à des jeunes promoteurs choisis selon de nouveaux critères définis par l’Anpej et qui tiennent compte des expériences malheureuses du Fnpj qui, en l’espace de 10 ans, avait mobilisé plus de 10 milliards de FCfa avec un taux de remboursement inférieur à 20%.

Il est à signaler qu’avec la nouvelle approche, aucun crédit ne sera accordé sans que le demandeur n’ait, au préalable, suivi une formation dédiée. L’optique de cette mesure vise à sécuriser les fonds alloués et du coup permettre à d’autres jeunes d’en bénéficier par le mécanisme du revolving. La dernière mission confiée à l’Agence est d’assurer l’accompagnement et l’encadrement des marchands ambulants à travers des programmes de formation, de recasement, de reconversion et de formalisation.

Concrètement, quels sont les secteurs ciblés par l'Anpej pour résoudre la question du chômage ?

Pour enrayer le fléau du chômage et du sous-emploi des jeunes, l'Agence s’inspire des priorités définies dans les politiques publiques pour élaborer des projets et programmes structurants et créateurs d’emplois. Dans cette perspective, l’Agence, en plus des projets hérités des structures dissoutes, a fini d’élaborer des programmes structurants avec des contenus en emplois très importants.

A titre d’exemples, il peut être cité :

Dans le domaine de l’agriculture : Le Projet d’appui à la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes en milieu rural (Pajer) qui vise à encourager l’entrepreneuriat en milieu rural par le développement de la chaine de valeur agricole, dans les autres régions qui ne sont pas couvertes par le Papejf.

Dans le domaine de l’artisanat : Le Programme d’appui à l’insertion professionnelle des jeunes artisans (Paja) et le Programme d’appui aux acteurs du secteur informel (Pasi) qui vont professionnaliser le secteur, en vue d’offrir plus d’opportunités d’insertion pour les jeunes.

Dans le domaine des services : Le projet de création d’une plate-forme multiservices « Sen Teranga » et le projet de formation aux Tic seront lancés dans les prochains mois.

Sen Teranga constitue un réseau de distribution de produits et services de proximité dans les 45 départements du Sénégal.

Le projet de formation aux Tic permettra de renforcer les capacités des jeunes dans le domaine des Technologies de l’information et de la communication.

Trois autres initiatives non moins importantes portées par l’Anpej sont en finalisation. Il s’agit d’abord du Programme d’appui à l’insertion des diplômés de l’enseignement supérieur (Pades) qui permettra d’insérer les diplômés de l’enseignement supérieur par le biais des contrats de solidarité et d’organisations structurées telle que la création des Juniors conseil d’entreprise (Jce)........

Il y a ensuite le Programme de travaux à haute intensité de main-d’œuvre (Himo) dans les domaines de la réhabilitation et de l’embellissement des espaces publics, de l’entretien de la voirie urbaine et des pistes rurales, de la lutte contre l’érosion côtière...

Il y a enfin le Programme d’appui à la création de micro-entreprises (Pame), orienté vers la transformation et la valorisation des produits locaux suivant un modèle de transfert de technologies bien adapté.

Sans être exhaustif, ces programmes initiés par l’Anpej vont générer, au total, plus de 110.000 emplois d’ici à 2017. Cette contribution significative apportée par l’Anpej, cumulée aux résultats des autres grands projets de l’Etat permettront de dépasser largement la promesse de 500.000 emplois sur 7 ans, faite par Monsieur le président de la République avant son accession à la magistrature suprême.

Il s’agit du Programme national des domaines agricoles communautaires (Prodac : 300.000 emplois), du Programme d’appui à la promotion de l’emploi des jeunes et des femmes (Papejf : 15.000 emplois), sans compter les autres programmes développés dans d’autres ministères comme le Pro- gramme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas : 332.301 emplois), le Programme d’appui à la sécurité alimentaire (Pasa/Loumakaf : 10.000 emplois), le Programme d’appui à la création des emplois verts (Pacev :12.000 emplois) et les nombreuses initiatives d’insertion conduites par l’Anida et les autres structures de l’Etat.

Comment se passe le financement des projets ?

La contrainte majeure ayant trait à l’accès au financement des projets découle du fait que les taux d’intérêt demandés sont souvent très élevés. Des expériences passées ont également permis de mesurer l’inefficacité de certaines structures. La suppression de celles-ci résulte d’ailleurs de la non-atteinte des objectifs.

Nous sommes tenus de tirer des enseignements de ces expériences passées, où beaucoup d’argent a été injecté, investi et qui malheureusement, n’a pas donné les résultats escomptés. Il y a eu des problèmes de ciblage. Il y avait également des difficultés entre, par exemple, le Fnpj et les mutuelles, dues, pour l’essentiel, au défaut de remboursement.

Au total, il y a eu énormément de manquements que nous prenons en considération dans nos stratégies pour que les mêmes dysfonctionnements ne se reproduisent pas.

A titre d’exemple, nous n’allons pas financer un projet de maraîchage si le promoteur n’a pas de connaissances dans le domaine. C’est dire que nous privilégions la formation et le renforcement de capacités.

Nous allons également essayer de voir comment instaurer un système de garantie sociale avec des parrains qui pourront apporter leur caution morale à certains promoteurs. Toutes ces précautions visent à sécuriser les ressources publiques qui sont trop sollicitées.

Comment l’Anpej entend se positionner dans cet environnement institutionnel marqué par l’intervention d’autres acteurs ?

La question de l’emploi des jeunes est une problématique multisectorielle et transversale car tous les secteurs d’activité ont un potentiel de création d’emplois très fort pour les jeunes. Nous devons donc développer des synergies avec tous les autres acteurs dont les compétences distinctives apporteront une valeur ajoutée appréciable à l’Agence.

Il en sera ainsi dans le domaine de la formation avec l’Onfp, le Fondef, le Cnqp... Dans l’accompagnement, nos interventions devront être articulées avec celles de l'Agence nationale d'insertion et de développement agricole (Anida)..., de l’Agence nationale de l’aquaculture, l'Agence pour la promotion du développement de l'artisanat (Apda), de l’Adepme.

Sur le plan financier, nous avons déjà noué de fortes relations de partenariats avec le Fongip, la Bnde. Il en sera de même avec le Fonsis, le Fonds national de promotion de l'entreprenariat féminin, le Fonds d'appui à l'insertion des sénégalais de l’extérieur... L’objectif recherché par l’Anpej est donc de créer une grande coalition institutionnelle qui ira à l’assaut du chômage des jeunes.

Qu’est-il advenu des travailleurs des structures dissoutes ?

Depuis la création de l’Agence, il y a, à peine 6 mois, nous nous sommes attelés à mettre en place les organes de la Direction générale. C’est dans cette dynamique qu’un appel à candidatures a été lancé pour le recrutement du personnel d’encadrement, composé des directeurs et des chefs de services. Les choix opérés à ce niveau ont permis de recruter un personnel d’encadrement de qualité.

En ce qui concerne le personnel des Agences dissoutes, il est très bien représenté dans l’effectif actuel de l’Agence. En effet, sur un effectif actuel de 39 agents, 24 proviennent des anciennes structures dissoutes, soit un taux de représentation de 61%. Cela montre aisément la préoccupation que nous avons à prendre en charge cette question dans notre gestion. Il est cependant nécessaire de préciser que nous mettons en avant le critère de compétence dans le choix de nos collaborateurs.

En outre, Il faudrait naturellement comprendre que la logique de rationalisation de la gouvernance publique de l’emploi des jeunes qui est la philosophie sousjacente à la création de l’Anpej ne nous permet pas de fonctionner dès le début avec des effectifs aussi pléthoriques à l’image des anciennes Agences. Un décompte rapide nous 

a permis de recenser un effectif de 227 agents dans l’ensemble des structures dissoutes dans lesquelles on pouvait compter : 25 chauffeurs, 22 secrétaires, 21 agents en marketing communication, 23 agents en finance et comptabilité, 11 agents en informatique, etc. Et vous conviendrez avec moi qu’il est aujourd’hui difficile d’avoir de tels effectifs dans la nouvelle Agence qui n’a pas encore atteint son déploiement optimal pour devoir justifier l’utilisation d’un effectif aussi important.

Au demeurant, le budget de l’Agence ne doit pas être consacré essentiellement aux dépenses de fonctionnement car nous sommes plus attendus sur le financement des projets des jeunes, sur leur encadrement et sur leur formation.

Toutefois, dans le déploiement prochain des activités de l’Agence dans les 5 pôles régionaux qui seront créés, une grande priorité sera accordée à l’insertion de ce personnel des agences dissoutes. Il en sera de même dans les différents projets et programmes que nous allons bientôt exécuter. C’est le cas au Papejf où certains sont déjà déployés.

Vous venez d’être élu Maire de la commune de Wack Ngouna. Qu’est-ce qui a motivé votre implication dans le champ politique et votre adhésion à l’Alliance pour la République (Apr) ?

Vous me permettrez d’abord de féliciter Monsieur Macky Sall, le président de l’Alliance pour la République et ses alliés de la coalition « Bennoo Bokk yaakaar » pour la victoire éclatante enregistrée lors des élections locales passées.

En effet, il faut rappeler que sur les 602 collectivités locales dans lesquelles la compétition était ouverte, l’Apr et ses alliés ont remporté les 475. Il est également pertinent de préciser que sur les 14 communes chef-lieu de capitale régionale, les 8 sont tombées dans l’escarcelle de la mouvance présidentielle.

Pour les Conseils départementaux qui sont au nombre de 42, l’Apr et ses alliés ont remporté les 30. Ces résultats très satisfaisants illustrent l’adhésion massive des populations sénégalaises aux impulsions positives que le président de la République est en train d’apporter dans la gouvernance politique, économique et sociale du pays pour l’amélioration du vécu de ses concitoyens.

Les importantes réalisations jusque-là capitalisées ont certainement pesé sur la balance. Et là, je voudrais particulièrement insister sur quelques grandes réalisations à son actif, notamment les actions d’amélioration de la gouvernance économique (création de l’Ofnac, institutionnalisation de la déclaration de patrimoine, lutte contre l’enrichissement illicite), sur la couverture maladie universelle qui assure la gratuité des soins à tous les enfants de 0 à 5 ans, le programme national de bourse de sécurité familiale qui permet déjà à 50.000 familles de bénéficier d’une allocation annuelle de 100.000 FCfa, la baisse du prix des denrées de première nécessité, la baisse du loyer, la baisse de l’impôt sur les salaires, les nombreuses initiatives de soutien au monde rural, l’amélioration de l’environnement des affaires et de la compétitivité, le rayonnement diplomatique du Sénégal, etc.

En ce qui concerne mon engagement politique à côté du président de l’Apr et de son parti, il découle d’une analyse fondée sur le partage des valeurs, idéaux et ambitions que le président Macky Sall nourrit et développe pour le peuple sénégalais. En tant que patriote, il mérite donc notre accompagnement technique et politique.

Et heureusement que le succès politique a suivi parce que l’Apr et ses alliés de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » ont gagné 14 des 15 communes que compte le département de Nioro du Rip. Seule la commune de Porokhane était gagnée par une liste indépendante parrainée par un parti politique.

Et le Docteur Diadhiou qui en est le Maire et avec qui nous avons engagé des discussions sérieuses, a déjà affiché ses bonnes dispositions à rejoindre l’Alliance pour la République. Au Conseil départemental, c’est un responsable de l’Apr qui trône à la présidence de cette collectivité décentralisée.

Le département de Nioro dans lequel je milite a donc apporté sa contribution significative à la victoire de la coalition présidentielle lors de ces élections passées. C’est l’occasion, pour moi, de magnifier particulièrement le partenariat stratégique noué entre le président de la République Macky Sall et le président Moustapha Niasse pour l’émergence d’une force politique hégémonique.

Et nous travaillons au quotidien pour matérialiser ces orientations politiques pertinentes de nos leaders, mais également renforcer et élargir les bases de ce partenariat politique fécond, en perspective des élections présidentielles de 2017.

C’est le défi que nous nous sommes fixé, et j’en profite pour remercier toutes les populations du département de Nioro du Rip, singulièrement celles de Wack Ngouna et l’ensemble des responsables politiques locaux de l’Apr pour leur engagement et leur détermination qui nous ont valu cette victoire historique.

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