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Le maillot sénégalais, pépite du Mondial 2026
Inspiré des cars rapides de Dakar, le maillot extérieur des Lions de la Téranga est l'un des plus plébiscités du tournoi, et l'une des meilleures ventes de Puma en France
 
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(SenePlus) – Au Mondial 2026, les maillots ne sont plus de simples tenues sportives. Ils sont devenus des œuvres d'art, des objets de mode, des vecteurs d'identité nationale. Et dans cette compétition parallèle du textile, le Sénégal tire son épingle du jeu. C'est ce que révèle une enquête de William Audureau et Manon Romain publiée dans Le Monde.

Le maillot extérieur sénégalais signé Puma porte en lui toute une culture urbaine. Les graffitis qui ornent la tunique sont une référence directe aux cars rapides, ces autobus bariolés emblématiques de Dakar, selon Le Monde. Un choix de design ancré dans le quotidien populaire sénégalais, et suffisamment universel pour séduire la diaspora. Ce n'est pas un hasard si le Sénégal figure parmi les meilleures ventes de Puma en France, aux côtés du Portugal et du Maroc.

Ce travail de storytelling est le fruit d'un processus long. Yannick Maspimby, responsable de stratégie collection chez Puma, explique à Le Monde la méthode : « Dix-huit à vingt-quatre mois avant la compétition, on met en place un "persona", une sorte de carte d'identité de la fédération : comment eux se perçoivent, et comment nous les percevons. Ensuite, nos designers se mettent au travail, à la recherche d'histoires qui peuvent être racontées sur chaque maillot. »

Le phénomène dépasse largement le cas sénégalais. Le maillot de football est sorti des stades pour envahir la rue. « Il y a encore dix ans, porter un maillot dans la rue, c'était vu comme beauf. Aujourd'hui, on les achète comme une chemise, parce que cela va avec son style », observe Pierre Maturana, directeur de la rédaction du magazine Dégaine, cité par le quotidien français. Nicolas Fanjas-Claret, directeur commercial d'Intersport, confirme : « Le maillot de football dépasse aujourd'hui sa fonction sportive pour devenir une véritable pièce de mode. Cela se traduit par le succès de sélections plus inattendues, choisies avant tout pour leur esthétique. »

Parmi les autres réussites de cette cuvée 2026, Le Monde cite le maillot extérieur belge d'Adidas, hommage au tableau surréaliste de René Magritte avec la mention « Ceci n'est pas un maillot » sur le col, ou encore les motifs de fileteado — le street art de Buenos Aires — intégrés sur la tunique argentine. La Corée du Sud et son entrelacs de motifs fleuris inspirés de l'hibiscus national recueille également les faveurs des observateurs.

Cette montée en gamme a un prix. Les modèles officiels atteignent désormais 100 euros, voire 150 euros pour les versions premium, alimentant les critiques sur la transformation d'un objet longtemps associé aux classes populaires en produit de luxe.

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