Avec 48 équipes, 104 matches et trois pays hôtes, la Coupe du monde 2026 qui s’ouvre ce jeudi 11 juin au Mexique promet d’être la plus grande de l’histoire depuis 1930. Un tournoi hors norme qui offre à l’Afrique, un poids inédit avec dix représentants et nourrit l’espoir d’un premier sacre mondial pour le continent.
Le compte à rebours est terminé. Ce jeudi soir, le ballon du Mondial 2026 roulera enfin sur la pelouse du Mexico City Stadium à l’occasion du match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du Sud. Un clin d’œil à l’histoire, seize ans après le célèbre Afrique du Sud-Mexique (1-1) qui avait lancé la Coupe du monde 2010 au Soccer City Stadium de Johannesburg. Mais au-delà de cette affiche symbolique, c’est une véritable révolution qui s’apprête à débuter. Pour la première fois depuis la création de l’épreuve en 1930, la Coupe du monde réunira 48 sélections. Une expansion voulue par la FIFA, qui fait passer le tournoi de 64 à 104 rencontres (40 de plus que lors de chacune des sept éditions précédentes). Une compétition XXL organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, sur un territoire couvrant plusieurs fuseaux horaires et des milliers de kilomètres. Avec trois cérémonies d’ouverture (une chez chaque hôte en marge de l’entrée en lice des Mexicains, des Canadiens et des Américains), 104 matches en 39 jours et seize stades géants répartis sur l’ensemble de l’Amérique du Nord (deux fois plus qu’au Qatar), le Mondial 2026 repousse toutes les frontières connues. Une édition hors normes qui fait entrer la Coupe du monde dans l’ère de l’hyper-dimension et de la mondialisation totale du football. Chaque rencontre comprendra deux interruptions de jeu. Justifiées par les conditions climatiques, elles permettront aussi aux diffuseurs et annonceurs de bénéficier de temps d’exposition supplémentaires, un marqueur de l’américanisation progressive du football mondial.
LE MONDIAL DE TOUS LES RECORDS
Jamais la Coupe du monde n’avait connu une telle envergure. Trois pays hôtes, seize villes organisatrices, 48 équipes qualifiées et plus d’un mois de compétition. Le Mondial 2026 repousse toutes les limites connues jusque-là. L’objectif affiché par la FIFA est clair est d’ouvrir davantage la compétition aux continents émergents et offrir une représentation plus équilibrée du football mondial. Une stratégie qui profite particulièrement à l’Afrique. Le continent africain dispose en effet d’un contingent historique de dix sélections. Une première dans l’histoire du tournoi. Aux côtés des habitués comme le Sénégal, le Maroc, le Nigeria, l’Égypte, la Tunisie, l’Algérie ou le Ghana, d’autres nations ont également profité de l’élargissement pour décrocher leur billet. Cette présence renforcée nourrit naturellement les ambitions africaines.
L’AFRIQUE RÊVE ENCORE PLUS GRAND
Depuis l’exploit du Maroc, demi-finaliste au Qatar en 2022, le football africain sait désormais qu’il peut rivaliser avec les plus grandes puissances mondiales. Le parcours des Lions de l’Atlas a fait tomber plusieurs barrières psychologiques et ouvert un nouveau champ des possibles. Le Sénégal, double champion d’Afrique (2021 et 2025) et huitième de finaliste lors de sa dernière participation mondiale, fait partie des équipes susceptibles de créer la surprise. Le Maroc reste l’un des épouvantails du tournoi grâce à son expérience récente. La Côte d’Ivoire, tombeur de la France en amical (2-1) peut aussi rêver grand mais ça devra passer par une qualification historique pour le second tour. L’Égypte de Mohamed Salah, l’Algérie voire le Ghana apparaissent également comme des outsiders même si leurs chances ne sont pas comparables aux deux finalistes de la CAN 2025. Dans la lignée de la progression du continent, plusieurs techniciens africains seront présents sur les bancs de touche. Ils ne feront pas carton plein comme en 2022 (tous les 5 qualifiés étaient dirigés par un technicien local) mais ils occuperont six des 10 bancs de l’Afrique à la messe du football mondial. Pape Thiaw (Sénégal), Mohamed Ouahbi (Maroc), Emerse Faé (Côte d’Ivoire), Hossam Hassan (Égypte), Sabri Lamouchi (Tunisie) et Pedro Leitão Brito dit Bubista (Cap-Vert) seront les porte-étendards de l’expertise africaine à ce Mondial. Une évolution significative dans un environnement longtemps dominé par les entraîneurs européens et sud-américains.
DES STARS AFRICAINES SOUS LES PROJECTEURS
L’Afrique débarque également avec une génération de joueurs capables d’illuminer la compétition. Sadio Mané, Mohamed Salah, Achraf Hakimi, Ryad Mahrez, Antoine Semenyo, Amad Diallo ou encore Brahim Diaz figurent parmi les attractions du tournoi. Leur expérience du très haut niveau européen nourrit les ambitions d’un continent qui cherche désormais à franchir le cap ultime : atteindre une finale mondiale, voire décrocher le trophée.
LES FAVORIS ATTENDUS AU RENDEZVOUS
Face à cette montée en puissance africaine, les grandes nations du football mondial restent toutefois les principales candidates au titre. Championne d’Europe en titre et portée par une génération exceptionnelle à l’image de Lamine Yamal, l’Espagne apparaît comme l’une des équipes les plus complètes du plateau. L’Argentine de Lionel Scaloni, emmené toujours par Lionel Messi, tentera de conserver sa couronne conquise au Qatar. La France, vice-championne du monde en 2022 et toujours armée d’un effectif impressionnant, figure naturellement parmi les prétendants pour la Der’ de Didier Deschamps. Tout comme l’Angleterre, finaliste du dernier Euro et dotée d’un réservoir de talents impressionnant. À partir de ce jeudi, 48 nations poursuivront pourtant le même rêve. Pendant cinq semaines, le football vivra à l’échelle d’un continent. Ou plutôt de trois. Avec son format inédit, ses records annoncés et ses ambitions mondiales, United 2026 s’annonce déjà comme le Mondial de la démesure.