(SenePlus) - À la veille du Forum africain de l’économie sociale et solidaire, prévu du 7 au 9 juillet à Dakar, les participantes à un pré-forum consacré aux femmes ont insisté sur la nécessité de mieux reconnaître leur contribution au développement économique du continent. L’information est rapportée par Awa Faye dans un article publié le 6 juillet 2026 par l’Agence de presse sénégalaise (APS).
À l’ouverture de la rencontre, la présidente exécutive de l’ONG Solidarité Active, Mame Diarra Ndiaye Sobel, a soutenu que les femmes occupent une place centrale dans la structuration de l’économie sociale et solidaire. Selon elle, elles ne doivent pas être considérées uniquement comme des bénéficiaires, mais comme des actrices majeures de la production, de l’innovation sociale et de l’organisation des solidarités locales.
Elle a également regretté que, malgré leur contribution, les femmes demeurent insuffisamment représentées dans les espaces de décision et que leurs expériences soient encore trop peu prises en compte dans l’élaboration des politiques publiques. Pour la responsable associative, leur potentiel économique reste souvent limité à des initiatives de petite échelle, alors qu’il pourrait constituer un véritable levier de transformation.
Présente à la cérémonie, la ministre congolaise de la Promotion de la femme, de l’Intégration de la femme au développement et de l’Économie informelle, Inès Nefer Ingani, a estimé que le renforcement du pouvoir économique des femmes dépasse la seule question de l’égalité. Elle y voit un enjeu stratégique pour le développement, la stabilité et la transformation économique de l’Afrique, rappelant que les femmes représentent la majorité des acteurs de l’économie informelle sur le continent.
La ministre a souligné qu’elles interviennent à toutes les étapes de la chaîne économique, de la production agricole au commerce de proximité, en passant par l’artisanat et les coopératives. Elle a toutefois estimé que cette contribution demeure encore insuffisamment reconnue et soutenue, alors même que l’autonomisation économique des femmes constitue, selon elle, l’un des investissements les plus rentables pour les États africains.