Gakou désavoué
Des responsables du Grand Parti (GP) du département de Pikine ont rejeté la décision de leur leader, Malick Gakou, de fusionner leur formation politique avec Pastef. Lors d’un point de presse tenu hier, ils ont dénoncé une démarche menée sans consultation des instances du parti. Selon le coordonnateur départemental, Fallou Gaye, cette annonce a surpris militants, responsables locaux et figures historiques du GP. Il estime qu’une fusion constitue un acte politique majeur qui ne peut être décidée par un cercle restreint sans débat ni validation des structures compétentes. Les contestataires soutiennent qu’aucun congrès extraordinaire, aucun vote formel ni aucune consultation générale n’ont été organisés pour approuver une telle orientation. Ils rappellent que le Grand Parti dispose d’une histoire, d’élus et d’une base militante qui ne sauraient être engagés sans mandat clair. Tout en réaffirmant leur attachement à la mouvance présidentielle, ils refusent que cette position conduise à la disparition de l’identité du GP. S’appuyant sur les statuts du parti, ils jugent la procédure irrégulière et déclarent que le Grand Parti continue d’exister malgré l’annonce de fusion.
Un mort et 17 talibés blessés dans un accident
Un grave accident de la circulation survenu hier vers 6 heures du matin sur laRN2, à hauteur de Dioffndé Dially, dans la commune de Ndiayène Pendao, a fait un mort et 17 blessés, dont six dans un état grave. Selon les premières informations recueillies sur place, l’accident a impliqué un camion-remorque, un bus de transport en commun et un minibus de type « Cheikhou Sharifou ». Le scénario est brutal, presque banal sur nos routes. Le drame se serait produit lorsqu’un bus a tenté de dépasser un camion chargé de fer sur une ligne continue, à l’approche d’une pente, alors que le minibus arrivait en sens inverse. Le minibus transportait des élèves d’une école coranique de Tarédji Dekolé qui, après avoir passé la fête de la Tabaski en famille, rejoignaient leur marabout à Mbour. Ils avaient les boubous encore parfumés. Ainsi la collision n’a pu être évitée. Le choc est sec. L’un des apprentis du minibus a perdu la vie sur le coup. Un gamin, un «talibé», qui ne verra pas Mbour. Les blessés ont été pris en charge et évacués par les sapeurs-pompiers vers les structures sanitaires de la zone. Le corps de la victime a été déposé à la morgue du Centre de santé Ahmadou Malick Gaye de Podor.
Rencontre syndicats Justice et le ministre Dianté
Le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public, Mamadou Lamine Dianté, recevra les syndicats du secteur de la Justice demain à partir de 10 heures au siège de son département ministériel, situé au Point E. Selon une note d'information publiée par le ministère, cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la poursuite du dialogue social et du suivi de la mise en œuvre des accords conclus avec les organisations syndicales, notamment à travers le Pacte national de stabilité sociale pour une Croissance inclusive et durable (PNSS-CID). Les échanges porteront principalement sur l'examen des modalités de reclassement des greffiers après leur formation, une question qui figure parmi les préoccupations majeures des acteurs du secteur judiciaire. Cette réunion entre dans le cadre des travaux du comité technique du PNSS-CID ainsi que des comités sectoriels chargés du suivi des accords signés entre le gouvernement et les partenaires sociaux. À travers cette démarche, les autorités entendent consolider le dialogue social et préserver un climat de paix sociale durable, considéré comme un levier essentiel pour la productivité et le développement économique et social du pays.
Cheikh Dieng relaxé
Ouf de soulagement pour l’ancien Dg de l’Onas. Hier, le tribunal correctionnel de Dakar a rendu son jugement dans l’affaire de diffamation, calomnies et injures publiques qui oppose l’ancien directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), Cheikh Dieng, aux sociétés Vicas et Delta. Le prévenu a été relaxé à des fins de la poursuite sans peine ni dépens. En effet, lors d’une conférence de presse organisée par Cheikh Dieng en 2024, peu après son limogeage à la tête de l’ONAS, il avait fait des révélations. L’ancien DG dénonçait les conditions d’attribution de certains marchés de curage, évoquant l’intervention du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, ainsi que des sociétés Vicas et Delta. Estimant que ces allégations portaient gravement atteinte à leur réputation et à leur honorabilité, les deux entreprises ont traduit en justice Cheikh Dieng. Lors de l’audience du 13 mai dernier, le mis en cause a nié les faits. Documents à l’appui, il a affirmé avoir simplement exposé des faits liés à l’arrêt de procédures de marchés publics qu’il jugeait régulières. Il a également soutenu n’avoir jamais déclaré que les sociétés concernées s’étaient partagé des fonds publics et a contesté être à l’origine de la diffusion dans la presse d’un document de travail utilisé lors de sa conférence. La société Vicas avait réclamé un milliard de francs CFA de dommages et intérêts, tandis que la société Delta, a demandé 5 milliards de francs CFA. La défense avait plaidé la relaxe.
Le procès entre Mame Mbaye Niang et Sonko renvoyé
L’affaire de diffamation opposant Mame Mbaye Niang à Ousmane Sonko a été évoquée hier à la troisième chambre civile du tribunal de Dakar. Le dossier concernait la propriété d'une villa à la Cité Keur Gorgui. L’audience a été renvoyée au 22 juillet 2026. En effet, Malgré la condamnation définitive du leader de Pastef et le vote de la loi d’amnistie en mars 2024, un nouveau front judiciaire s’est ouvert mercredi dernier. Il s’agit de la bataille des intérêts civils. Car si l’amnistie a éteint les poursuites pénales, elle n’a pas effacé les 200 millions de francs CFA de dommages et intérêts auxquels Ousmane Sonko a été condamné. L’ancien ministre sous Macky Sall entend bien faire exécuter cette décision. Mais il accuse son adversaire d’avoir organisé son insolvabilité en transférant les droits de sa villa à la cité Keur Gorgui au nom de sa famille, une manœuvre destinée, selon lui, à mettre ses biens hors de portée de toute saisie. C’est dans ce contexte que les avocats de l’ancien ministre ont de nouveau saisi la justice, estimant que cette mutation immobilière est frauduleuse. L’ancien ministre du Tourisme réclame la réinscription à son nom de ce bien immobilier afin de pouvoir recouvrer les 200 millions de francs CFA de dommages et intérêts que la justice lui a définitivement accordés au terme de la procédure pénale devant la Cour suprême. Selon les conseils du plaignant, le transfert du droit au bail de la villa au nom de la famille de l'ancien Premier ministre constitue « une manœuvre délibérée visant à organiser l’insolvabilité d’Ousmane Sonko et à soustraire le bien à toute saisie ». L'affaire, qui avait fait l'objet d'un premier renvoi, doit permettre au juge civil de se prononcer sur le fond du litige après le dépôt des répliques des avocats de Mame Mbaye Niang aux écritures fournies par la défense d'Ousmane Sonko.
Adama Barrow à Dakar
Le président de la République de Gambie, Adama Barrow, effectue une visite à Dakar aujourd’hui pour prendre part à la quatrième session du Conseil présidentiel entre le Sénégal et la Gambie. L’annonce a été faite par le Cabinet du Président gambien, qui précise que le chef de l’État participera à cette importante rencontre bilatérale aux côtés des autorités sénégalaises. Cette session s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de coopération entre les deux pays voisins, liés par une histoire, une géographie et des intérêts communs. Selon le communiqué officiel, le président Barrow et la délégation qui l’accompagne quitteront l’Aéroport international de Banjul à 17 heures à destination de Dakar. Cette quatrième session du Conseil présidentiel sénégalo-gambien devrait permettre aux deux États d’examiner plusieurs dossiers d’intérêt commun portant notamment sur l’intégration régionale, les infrastructures, la sécurité, les échanges commerciaux et la coopération transfrontalière.
Un réseau de voleurs de motos démantelé
La Sûreté Urbaine du Commissariat central de Kaolack a porté un coup dur à la criminalité liée au vol de motos-Jakarta en procédant à l’interpellation de sept individus impliqués dans un réseau spécialisé dans les agressions nocturnes et le recel de véhicules volés. Cette opération, menée le 3 juin 2026, fait suite à une série de plaintes enregistrées par les services de police concernant des vols aggravés visant principalement des conducteurs de motos Jakarta dans la région de Kaolack. Selon les enquêteurs, les investigations ont permis d’identifier un groupe criminel opérant depuis le quartier Thioffack. Le 31 mai 2026, vers 15h30, une perquisition menée dans une maison servant de repaire à la bande a conduit à la découverte de trois motos déclarées volées ainsi qu’à l’arrestation de deux suspects présumés. Plusieurs victimes ont formellement identifié leurs engins et reconnu les mis en cause comme étant leurs agresseurs. Placés en garde à vue après notification de leurs droits, les suspects sont passés aux aveux. Ils ont révélé agir au sein d’un groupe composé de cinq individus et cibler leurs victimes entre 3 heures et 4 heures du matin. Les attaques étaient perpétrées sous la menace d’armes blanches avant que les motos dérobées ne soient revendues dans la région de Kaffrine. Exploitant ces informations, les éléments de la Brigade de recherches ont effectué une mission à Kaffrine le 1er juin 2026. Cette intervention a permis l’arrestation de quatre receleurs présumés et la récupération de quatre autres motos-Jakarta volées. Au terme de l’opération, trois membres présumés du réseau ont été placés en garde à vue pour association de malfaiteurs et vol en réunion commis la nuit avec usage d’armes et de moyen de transport. Les quatre autres individus sont poursuivis pour recel.
Guy Marius Sagna tacle Ibrahima Sy
Le député Guy Marius Sagna a vivement critiqué les conditions de recrutement de travailleurs sociaux issus de l’École nationale des travailleurs sociaux spécialisés (ENTSS), dénonçant ce qu’il considère comme de possibles irrégularités dans le processus de sélection mené par la Direction des ressources humaines (DRH) du ministère de la Santé et la Direction générale de l’action sociale (DGAS). Dans une publication diffusée sur sa page Facebook, le parlementaire affirme que dix agents, dont six travailleurs sociaux, ont été recrutés en 2024. Selon lui, les autorités auraient privilégié l’ordre de dépôt des dossiers plutôt que le mérite académique fondé sur le classement des étudiants à l’examen de sortie. Le député s’interroge notamment sur la cohérence de cette méthode de recrutement. Il souligne que les services concernés avaient sollicité auprès de l’ENTSS les listes d’admission des promotions 2022, 2023 et 2024, tout en affirmant par la suite que les recrutements n’étaient pas basés sur les résultats académiques. « Comment un gouvernement qui organise des concours d’entrée et de sortie peut-il ensuite affirmer que le mérite académique n’est pas un critère de recrutement ? », s’est-il interrogé. Guy Marius Sagna estime que cette pratique risque de décourager les étudiants les plus méritants et de favoriser ceux qui disposent d’informations privilégiées sur les opportunités de recrutement. Il appelle les autorités à fournir des explications détaillées sur les critères retenus. Le parlementaire cible particulièrement l’ancien ministre de la Santé, Ibrahima Sy, ainsi que les responsables de la DRH du ministère et de la DGAS. Il demande également au gouvernement de présenter des excuses aux diplômés qui s’estiment lésés et d’ouvrir une enquête sur les procédures de recrutement menées au sein du ministère de la Santé et dans d’autres administrations. Par ailleurs, le député a soulevé une autre préoccupation liée au financement des Centres de promotion et de réinsertion sociale (CPRS). Selon lui, les structures concernées n’auraient pas reçu leur dotation budgétaire au titre de l’année 2025, alors qu’un montant global de 188,748 millions de FCFA était prévu à cet effet.
Ibrahima Diallo démissionne du BIC-Gouv
Ibrahima Diallo a annoncé ce mercredi sa démission du Bureau d’Information et de Communication du Gouvernement (BIC Gouv), structure rattachée à la Primature. Dans une déclaration rendue publique, l’ancien chef de la Cellule Média et Communication gouvernementale explique avoir pris cette décision « par cohérence politique et par loyauté » envers le président du parti PASTEF, Ousmane Sonko. Après près de deux années passées au sein du dispositif de communication gouvernementale, Ibrahima Diallo a tenu à remercier ses collaborateurs pour le travail accompli au service du Projet et du Sénégal. « Merci à tous mes collaborateurs pour le travail remarquable exécuté ces deux années au service du Projet et du Sénégal », a-t-il déclaré. Membre du Secrétariat national chargé de la communication de PASTEF, il a également indiqué qu’il restait disponible pour répondre aux sollicitations de la presse nationale et internationale concernant exclusivement les activités du parti. Cette démission intervient dans un contexte politique marqué par une réorganisation de certaines responsabilités au sein des structures de communication liées à l’État et au parti au pouvoir.