La ministre Amy Mara Dièye crée la polémique
La séquence a fait le tour des réseaux sociaux en quelques heures. Lors d'une visite à Touba, la ministre des Pêches et de l'Économie maritime, Amy Mara Dièye, s'est exprimée devant la presse dans un français hésitant, ponctué de maladresses qui ont rapidement alimenté les moqueries et les critiques. La fonction ministérielle impose un niveau d'exigence élevé. Chaque prise de parole est observée, analysée et engage, au-delà de la personne, l'image de l'État. C'est pourquoi la polémique née de l'intervention de la ministre des Pêches, Amy Mara Dièye, à Touba ne peut être balayée d'un revers de main. Les nombreuses hésitations et maladresses relevées dans son allocution ont suscité un malaise bien au-delà des réseaux sociaux. Si l'erreur est humaine, la répétition d'approximations dans une communication officielle interroge sur la préparation des interventions publiques et sur le niveau d'exigence que l'on est en droit d'attendre des plus hautes autorités de l'État. Être ministre ne consiste pas uniquement à gérer un département. C'est aussi savoir porter la parole du gouvernement avec clarté, précision et assurance. Dans un contexte où les citoyens réclament davantage de professionnalisme de leurs dirigeants, chaque intervention publique devient un test de crédibilité. Le plus préoccupant n'est d'ailleurs pas la viralité de la vidéo, mais le sentiment qu'elle a laissé chez de nombreux Sénégalais : celui d'une représentation institutionnelle insuffisamment préparée. Cette perception, qu'elle soit juste ou non, fragilise la confiance dans les institutions.
Actes contre nature et transmission volontaire du VIH
Le Commissariat central de Guédiawaye a procédé à l'interpellation de deux individus poursuivis pour association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH et mise en danger de la vie d'autrui. Selon la police, cette intervention fait suite à l'exploitation d'un renseignement signalant des pratiques d'actes contre nature impliquant des jeunes sur les plages situées entre Gadaye et Malika. Une opération menée de nuit sur la plage de Gadaye a permis aux agents de surprendre les deux suspects assis côte à côte. Interrogés sur leur présence à cette heure, ils ont affirmé être venus se baigner. La fouille de l'un d'eux a permis la découverte d'un préservatif. Conduits au commissariat pour les besoins de l'enquête, les deux hommes ont reconnu leur homosexualité, selon les enquêteurs. L'exploitation, autorisée dans le cadre de la procédure, du téléphone portable de l'un des suspects a révélé plusieurs échanges de messages à caractère sexuel via Messenger. Le mis en cause a déclaré avoir entretenu des relations sexuelles avec deux correspondants, tout en affirmant ne pas connaître leur identité ni leur lieu de résidence. Le téléphone du second suspect n'a révélé aucun élément compromettant. Toutefois, les examens médicaux requis par les enquêteurs ont établi que l'un des deux hommes était séropositif au VIH. D'après ses déclarations, il n'avait jamais effectué de dépistage auparavant. L'enquête se poursuit afin d'établir l'ensemble des circonstances de cette affaire et d'identifier les éventuelles autres personnes concernées.
Un pensionnaire de la MAC de Hann décroche le BFEM
La Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Hann célèbre une nouvelle réussite scolaire. Après le succès de deux pensionnaires admis au Certificat de Fin d’Études Élémentaires (CFEE), un autre détenu vient d’obtenir son Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM). Cette performance est saluée par la Direction générale de l’Administration pénitentiaire (DGAP) comme une illustration de l’importance de l’éducation dans le parcours de réinsertion des personnes détenues. À travers cette réussite, l’administration pénitentiaire rappelle que la volonté, l’accompagnement et l’accès à une seconde chance peuvent permettre de construire de nouvelles perspectives. Les diplômes obtenus par ces pensionnaires constituent, selon la DGAP, des « victoires pour l’espoir, la réinsertion et l’avenir ». La direction a adressé ses félicitations aux trois lauréats et remercié l’ensemble des acteurs ayant contribué à leur accompagnement dans ce parcours éducatif. Pour la MAC de Hann, ces résultats démontrent que l’éducation demeure un levier essentiel de transformation sociale, y compris en milieu carcéral.
Diomaye lance un concours national de maths
Le Sénégal va bientôt se doter d'un Concours national de Mathématiques, Sciences et Technologie destiné aux élèves de l'élémentaire au secondaire. L'annonce a été faite hier par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, lors de la séance académique solennelle de l'Académie nationale des Sciences et Techniques du Sénégal(ANSTS), consacrée à la souveraineté alimentaire durable. À travers cette initiative, le chef de l'État entend relancer l'intérêt des jeunes pour les disciplines scientifiques, qu'il considère comme un levier essentiel pour relever les défis de développement et renforcer la souveraineté nationale. Selon le président de la République, il est indispensable de redonner aux mathématiques, aux sciences et aux technologies la place qu'elles méritent dans le parcours scolaire. Il a ainsi annoncé avoir instruit le ministre de l'Éducation nationale d'organiser, chaque année et de manière inclusive, cette compétition nationale afin de stimuler l'excellence et de faire émerger de nouveaux talents. Bassirou Diomaye Faye a également interpellé les chercheurs, enseignants et acteurs du monde scientifique, les invitant à s'engager davantage dans la diffusion de la culture scientifique auprès des jeunes générations. Il a confié à l'Académie nationale des Sciences et Techniques du Sénégal la mission de conduire cette dynamique pour contribuer à bâtir un Sénégal davantage tourné vers l'innovation et la maîtrise des technologies.
Suspension des promotions et avantages à la LONASE
La Loterie nationale sénégalaise (LONASE) a annoncé, à travers une note d'information signée hier par son Directeur général Abdourahmane Baldé, la suspension, à titre conservatoire, de toutes les promotions et de tous les avantages accordés aux agents durant les six derniers mois. Selon la Direction générale, cette décision s'inscrit dans le cadre d'une revue des actes de gestion engagée par la nouvelle équipe dirigeante. L'objectif est de procéder à une évaluation et à une vérification des décisions administratives prises au cours de cette période afin d'en apprécier la conformité avec les dispositions légales, réglementaires ainsi que les procédures internes en vigueur. La LONASE précise que cette suspension revêt un caractère provisoire. Elle restera applicable jusqu'à la fin des vérifications en cours, à l'issue desquelles les décisions appropriées seront prises et notifiées aux agents concernés. La mesure est entrée en vigueur à compter de la date de signature de la note d'information.
Bougane Guèye Dany tire sur le pouvoir
Le président du mouvement Gueum Sa Bopp « Les Jambaar », Bougane Guèye Dany, a vivement dénoncé les priorités actuelles des autorités, estimant que le contexte économique du Sénégal exige des réponses urgentes plutôt que des considérations politiques. Dans une déclaration publiée hier sur sa page Facebook, l'administrateur de sociétés affirme que « pendant que l'économie sénégalaise agonise, le Président crée son parti, la majorité parlementaire vend des cartes ». Selon lui, le pays a davantage besoin d'un véritable plan de relance économique que d'une « compétition de calculs politiques ». Bougane Guèye Dany appelle ainsi les dirigeants à recentrer leur action sur les préoccupations des populations, les exhortant à « s'occuper du peuple, un instant ».
Une plantation de chanvre indien découverte à Diourbel
Les éléments de la Brigade régionale des stupéfiants (BRS) de Diourbel, relevant de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), ont mis fin à une activité de culture de cannabis aménagée dans une habitation. Au cours de l'opération, les policiers ont découvert un champ de 18 pieds de chanvre indien installé dans la cour de la concession du suspect. La perquisition menée dans sa chambre a ensuite permis de saisir 55 grammes de chanvre indien, cinq cornets déjà conditionnés pour la vente, un lot de sachets en plastique servant à l'emballage ainsi que 5 000 FCFA, considérés comme le produit du trafic. Le suspect a été interpellé et placé en garde à vue. Il est poursuivi pour culture et détention de chanvre indien à des fins d'offre ou de cession, tandis que l'enquête se poursuit sous la conduite de l'OCRTIS.
Au moins 144 morts ou disparus au large de la Mauritanie
Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé qu'au moins 144 réfugiés et migrants ont trouvé la mort ou sont portés disparus à la suite de plusieurs naufrages survenus entre le 14 et le 18 juillet au large des côtes mauritaniennes. Selon l'agence onusienne, l'un des drames les plus meurtriers concerne une embarcation partie de Bufalo, en Gambie, avec 181 personnes à bord en direction de l'Espagne. Après avoir dérivé pendant près de 25 jours sur l'océan Atlantique, elle a été secourue le 18 juillet. Seuls 38 passagers ont survécu, tandis que 143 autres sont morts ou portés disparus. Un décès supplémentaire a également été enregistré parmi les occupants d'une autre embarcation débarquée le 14 juillet. Parallèlement, trois opérations de sauvetage menées entre le 14 et le 18 juillet à Nouadhibou, en Mauritanie, ont permis de ramener 387 personnes saines et sauves à terre. Les survivants sont originaires de plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest. Le HCR rappelle que la route atlantique reliant l'Afrique de l'Ouest aux îles Canaries demeure l'une des voies migratoires les plus dangereuses au monde. Les longues traversées, les conditions météorologiques imprévisibles, les embarcations de fortune souvent surchargées et les difficultés d'intervention rapide des secours expliquent le lourd bilan humain. L'agence souligne que, malgré une baisse de 61% des arrivées aux Canaries par rapport à la même période de l'année précédente, les candidats à l'émigration continuent de prendre des risques extrêmes pour tenter de rejoindre l'Europe. Depuis le début de l'année 2026, plus de 40 000 personnes sont arrivées en Europe par les principales routes maritimes. En Mauritanie, 17 opérations de débarquement ont permis de secourir 2 147 migrants depuis janvier. Face à la multiplication des naufrages, le HCR appelle à renforcer les efforts internationaux afin de s'attaquer aux causes profondes des migrations forcées et de prévenir de nouvelles tragédies en mer