(SenePlus) – Après une semaine de compétition, The Athletic livre le 18 juin 2026 une première analyse tactique du Mondial 2026, signée Mark Carey, Thom Harris et Conor O'Neill. Le bilan est riche en enseignements,les premières leçons tactiques du Mondial et le Sénégal y figure en bonne place.
Une explosion de buts sans précédent
Avec 3,1 buts par match après la première journée, ce Mondial est en passe de devenir le plus prolifique en 68 ans. Les craintes liées à l'élargissement à 48 équipes — des rencontres déséquilibrées, des scores fleuves — se sont révélées largement infondées. Haaland, Mbappé et Kane ont chacun inscrit deux buts, tandis que Messi a ajouté un triplé à sa collection. L'exception confirme la règle : la victoire 7-1 de l'Allemagne sur Curaçao reste un cas isolé.
Les pauses hydratation : vraie controverse, impact statistique limité
La nouvelle règle FIFA des pauses de trois minutes au milieu de chaque mi-temps continue de faire parler. The Athletic a tenté de mesurer leur impact réel sur le momentum des matchs. Résultat : sur 48 pauses analysées, seulement 14 ont vu le momentum changer de camp. « Aussi sûrement que la mort et les impôts, la pause hydratation FIFA arrive », ironise le journal, avant de conclure que statistiquement, ces interruptions « restent des eaux troubles ».
Le Sénégal, pressing haut et jeu offensif
Dans l'analyse des styles défensifs, The Athletic cite explicitement le Sénégal comme l'un des rares exemples de pressing homme à homme agressif lors de cette première journée — aux côtés de l'Irak — en contraste avec la tendance dominante des blocs zonaux structurés adoptés par la plupart des équipes. Une approche offensive qui colle à l'identité des Lions, mais qui comporte des risques face à des attaquants rapides et puissants.
Erreurs en construction, corners variés, longs ballons de touche
Le premier but du tournoi — né d'une perte de balle de l'Afrique du Sud sur son propre terrain — a donné le ton : 40 erreurs menant à des tirs ont été recensées après la première journée, soit presque le double de l'ensemble du tournoi 2022 au Qatar. Par ailleurs, la variété des corners — avec davantage de centres extérieurs et de corners courts — tranche avec le tout-inswingers de la Premier League. Et les longs ballons de touche font un retour remarqué : 17% des remises en touche dans le dernier tiers finissent dans la surface adverse, contre 10% en 2022.