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L'heure de vérité pour le Pastef face au défi de la succession interne
Le Pastef a lancé le processus de dépôt des candidatures pour le renouvellement de sa présidence, prévu du 15 au 20 mai, une étape qui relance les spéculations autour du leadership entre Diomaye et Sonko à l’approche du congrès du 6 juin
 
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1004917
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(SenePlus) - L’échiquier politique sénégalais entre dans une phase de clarification avec la publication officielle du calendrier électoral interne de la formation au pouvoir. À travers la Décision N°001/2026, la Haute Autorité de Régulation du Parti (HARP) a formellement lancé le processus de renouvellement de sa présidence, fixant la période de dépôt des candidatures du 15 au 20 mai 2026. Cette étape administrative, qui semble anodine au premier abord, constitue en réalité le point de rupture — ou de soudure — d'une alliance historique entre le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son mentor politique, le Premier ministre Ousmane Sonko.

Le contexte de ce congrès, prévu pour le 6 juin 2026, est marqué par une sourde bataille d’influence qui agite les bases du parti depuis plusieurs mois. Au cœur des tensions se trouve la question de la légitimité originelle du pouvoir. Pour une frange importante des militants, le mandat présidentiel actuel est le fruit d’un sacrifice consenti par Ousmane Sonko qui, empêché de concourir en 2024 par des décisions judiciaires, avait désigné Bassirou Diomaye Faye comme son « plan B ». Aujourd'hui, une partie de la base loyaliste insinue avec insistance que l'actuel chef de l'État ne devrait pas briguer de second mandat, estimant qu'il a rempli sa mission historique de transition pour permettre au leader naturel du mouvement de reprendre les rênes du pays.

Cette dynamique de « restitution du pouvoir » se heurte toutefois à la réalité de l'exercice de la fonction présidentielle. Les rumeurs de velléités de second mandat prêtées à Bassirou Diomaye Faye ont cristallisé les positions, créant deux camps de plus en plus distincts au sein du Pastef D'un côté, les partisans de la « ligne originelle » voient en Ousmane Sonko le seul véritable dépositaire du projet politique ; de l'autre, une nouvelle garde proche de la présidence plaide pour une continuité institutionnelle portée par le chef de l'État en exercice, dont l'autorité s'est affirmée au fil des crises et de la gestion gouvernementale.

En encadrant l'élection du président du parti, la HARP, organe de régulation dirigé par Mouhamadou Ngouda Mboup, cherche à éviter que les querelles de leadership ne déstabilisent l'appareil d'État. L'enjeu dépasse largement la simple direction d'un parti : celui qui remportera la présidence du Pastef le 6 juin prochain disposera d'un avantage stratégique déterminant pour l'investiture à l'élection présidentielle nationale. 

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