MBOUR LA MUNICIPALITÉ JUSTIFIE UN REPORT BUDGÉTAIRE DE PLUS DE 2,2 MILLIARDS FCFA
Le Conseil municipal de la commune de Mbour a annoncé, à l’issue de sa séance consacrée à l’examen du compte administratif 2025, un report budgétaire de 2 220 206 308 FCFA. Selon les élus, cette situation résulte principalement de contraintes administratives et financières indépendantes de la volonté de la municipalité. Dans un communiqué publié ce lundi, le Conseil municipal explique que l’exécution du budget 2025 a été fortement affectée par la non‐disponibilité des financements du Pro‐ gramme d’appui aux communes et agglomérations du Sénégal (PACASEN), ainsi que par des blocages récurrents dans les procédures de décaissement au niveau du Trésor public. Ces difficultés ont eu un impact important sur la réalisation des projets communaux. La municipalité fait état d’un taux d’exécution de 4,36 % des dépenses d’investissement, contre 49,97 % pour les dépenses de fonctionnement, des niveaux jugés insuffisants au regard des besoins exprimés par les populations. Face aux interrogations suscitées par les retards dans la mise en œuvre de plusieurs infrastructures et services publics, le Conseil municipal affirme partager les préoccupations des habitants. Il assure rester mobilisé pour défendre les intérêts de la commune. Dans son communiqué, la mairie interpelle les autorités compétentes afin que les obstacles administratifs et financiers soient levés dans les meilleurs délais. Elle appelle également à une plus grande célérité dans la mise à disposition des financements destinés aux collectivités territoriales. Le Conseil municipal réaffirme enfin son engagement à poursuivre l’exécution des projets dès que les ressources financières seront effectivement disponibles et invite les populations de Mbour à rester confiantes malgré les retards enregistrés.
HÔPITAL THIERNO MANSOUR BARRO MBOUR LE CRI DU CŒUR DES POPULATIONS
Les populations de Mbour ne sont pas du tout satisfaites des prestations de santé de l’hôpital de Grand Mbour. Elles exigent que cette structure de santé soit érigée en un hôpital de niveau 3 du fait de sa dimension départementale. C’était à l’occasion du point de presse tenu par un collectif mis sur pied pour défendre le droit à une meilleure prise en charge médicale des populations de Mbour. En 2015, l’hôpital a signé la structure privée Polimed, pôle d’infrastructures médicales, un contrat, pour l’imagerie. Mais au bout d’une décennie, le constat amer est que les patients ne parviennent à bénéficier des prestations de radiologie et de scanner. Conséquences, elles sont obligées de recourir aux structures privées, auxquelles les renvoient les médecins. « Nous nous sommes réunis aujourd’hui devant le Polimed dans le cadre d’une manifestation citoyenne et apolitique. Ce que nous voulons, c’est des réponses concrètes face aux difficultés des populations à accéder aux services d’imagerie», a déclaré Cheikh Anta Goudiaby au nom du collectif «Nous avons constaté dans cet hôpital des dysfonctionnements entraînant des évacuations coûteuses qui se sol‐ dent souvent par la mort des patients. C’est dire l’amélioration de la qualité des soins est une nécessité. Le collectif exige que l’hôpital Thierno Mansour Barro soit érigée hôpital de niveau 3 pour mieux répondre aux besoins des populations en matière de santé», souligne M Goudiaby «Les populations de Mbour paient cher le contentieux entre l’hôpital et Polimed (pôle d’infrastructures médicales). Le scanner et la radiologie sont en panne et les populations sont obligées de recourir aux cliniques. Ceci pose problème pour ceux qui n’ont pas les moyens. « Nous louons le travail des personnels de l’hôpital, de même que les actions de la famille de son parrain. Seulement, nous pensons que cet hôpital du fait de sa dimension départementale doit être érigée en un hôpital de niveau 3 pour mieux répondre aux aspirations des populations «, ajoute Idrissa Diaw, le délégué de quartier de Grand Mbour
ABDOURAHMANE DIOUF RÉPOND À SONKO « NOUS N’AVONS PAS DE GUIDE, NOUS AVONS UN PRÉSIDENT»
Les divergences au sein de la majorité présidentielle s’affichent désormais au grand jour. Lors de la conférence de presse de la coalition Diomaye Président, tenue dimanche 28 juin, le leader du parti Awalé Abdourahmane Diouf a livré une charge particulièrement sévère contre le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, qu’il accuse de privilégier ses intérêts personnels au détriment de ceux de la République. Dans le même temps, il a réaffirmé son soutien indéfectible au président Bassirou Diomaye Faye. En ouverture de son intervention, le ministre a voulu se montrer rassurant sur la stabilité du pays. « Je voudrais commencer par un message de paix. Pour dire que dans ce pays, tant que le président Bassirou Diomaye Faye est là, il n’y aura que la paix », a‐t‐il déclaré. Abdourahmane Diouf a ensuite expliqué que la crise actuelle trouverait son origine dans une opposition entre « les intérêts personnels d’un homme » et « les intérêts collectifs de la République ». Selon lui, plusieurs épisodes illustre‐ raient cette évolution. Le premier concerne, selon ses propos, la période ayant précédé l’élection présidentielle de 2024. Le patron de Awalé affirme que la candidature de Bassirou Diomaye Faye se serait imposée malgré les ambitions d’un autre responsable politique. Sans citer de nom, Abdourahmane Diouf soutient notamment que ce leader politique aurait initialement souhaité un report de l’élection afin de pouvoir redevenir candidat. « Celui qui était dans sa cellule carcérale était l’initiateur de tout cela. Il voulait qu’on reporte les élections afin qu’il puisse être candidat. Cette histoire qu’on nous ra‐ conte est une pure légende urbaine », a‐t‐il affirmé. Poursuivant son argumentaire, le ministre de l’Energie et du Pétrole a rejeté l’idée selon laquelle l’élection de Bassirou Diomaye Faye serait exclusivement le résultat de l’action d’un seul homme. Il a estimé que plusieurs personnalités s’étaient mobilisées contre le report du scrutin et que les Sénégalais en avaient pleinement conscience. Dr Diouf a ensuite évoqué un deuxième épisode, qu’il qualifie de « reniement ». Selon lui, la majorité parlementaire élue lors des législatives avait reçu un mandat clair : accompagner le chef de l’État dans la mise en œuvre de son programme. À ses yeux, toute prise de distance avec cette mission constitue une trahison politique. « Tous les députés ont été élus sous la bannière de Bassirou Diomaye Faye pour travailler avec lui. Si vous changez d’objectif, s’il y a trahison, c’est vous qui avez trahi. Tout ce que l’Assemblée nationale fait contre la politique mise en œuvre par le président est une démarche de trahison », a‐t‐il soutenu. Le troisième épisode est présenté comme une « forfaiture ». Abdourahmane Diouf reproche au président de l’Assemblée nationale de chercher à construire une majorité qui ne serait plus celle issue de l’élection présidentielle et de revendiquer une position politique dépassant les institutions républicaines. « Nous n’avons pas de guide, nous avons un président de la République. Nous n’avons pas de révolution, nous avons une démocratie. Nous n’avons que faire d’une révolution de perlimpinpin », a‐t‐il lancé, en référence aux récentes déclarations d’Ousmane Sonko. Le ministre a également abordé ce qu’il appelle « l’épisode de la cupidité ». Il a reproché à l’ancien Premier ministre d’avoir attendu son départ de la Primature pour révéler l’existence d’un important fonds politique dont il disposait durant son exercice. Enfin, Abdourahmane Diouf a dénoncé ce qu’il considère comme une « inélégance républicaine », estimant que tous les chefs de l’État, de Léopold Sédar Senghor à Macky Sall en passant par Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, ont gou‐ verné avec une majorité parlementaire sans remettre en cause l’architecture institutionnelle du pays. Selon lui, vou‐ loir modifier cet équilibre constituerait une remise en cause des fondements de la République. En conclusion, le ministre a appelé à la mobilisation au‐ tour du chef de l’État et assuré que les institutions demeurent solides face aux tensions politiques. « Il n’y aura que la paix. Tous les codes seront décodés. Cette République sera défendue et triomphera. Nous continuerons à apporter notre soutien au président de la République afin qu’il travaille pour le peuple sénégalais et qu’il réalise un excellent mandat », a conclu Dr Abdourahmane Diouf.
13 CORPS D’ADULTES ET 9 BÉBÉS DÉPOSÉS À LA MORGUE DE L’HÔPITAL DALAL JAMM LA DIRECTION INVITE LEURS FAMILLES À SE PRÉSENTER POUR UNE IDENTIFICATION DES CORPS
Sur les réseaux sociaux, des photos de personnes disparues y défilent à longueur de journée. Elles sont publiées par des fa‐ milles, des proches, des amis... Pour certains, et par chance, elles sont retrouvées saines et sauves. Mais dans la plupart des cas, les recherches durent des mois. Sans aucune nouvelle. Ils sont souvent orientés vers la police. Rares sont ceux qui prennent leur courage à deux mains en orientant leurs recherches au niveau des morgues de nos hôpitaux. Pourtant, beaucoup de personnes y reposent «attendant» que leurs familles s’y pré‐ sentent. La preuve : à l’hôpital Salal Jamm de Guédiawaye, 13 corps d’adultes non identifiés et 9 bébés connus sont déposés au niveau de leur morgue «par réquisition des officiers de po‐ lice judiciaires (Opj)». La direction dudit établissement public de santé invite leurs familles à se présenter à la morgue pour l’identification de ces corps. Elle rappelle surtout que le délai légal de conservation des «restes mortels» admis par la loi est arrivé à terme. Une dérogation d’environ huit jours est accordée aux parents ou familles pour les formalités d’usage. Passé ce délai, «une requête aux fins d’inhumation sera adressée au procureur de la République près du tribunal de grande instance de Pikine/Guédiawaye», renseigne la direction.