KEEMTAAN Gi - HAUT -LE – CŒUR !
« Allez, au suivant ! Ils peuvent tous mourir ! ». C’est ce qu’ils semblent se dire avec une certaine jouissance mêlée d’un cynisme inouï. Comme s’ils trouvaient un malin plaisir à voir les gens crever. La vingtaine de morts de mars 2021 et juin 2022 (respectivement 14 et 2). Celle de Mancabou dans un commissariat, la mort par noyade du sergent Fulbert Sambou, la disparition obscure de l’adjudant-chef Didier Badji. Tout cela ne semble pas les importuner. Ils s’en battent l’œil. En prison, des vies sont brisées comme celle de cette dame privée de l’amour de ses enfants et qui n’a commis aucun crime si ce n’est d’envoyer des cash-transfert à ses camarades de parti qui voulaient participer à des manifestations. Une dame qui ne ferait pas de mal à une mouche et qui se consume en prison. Personne d’ailleurs ne sait ce qu’on lui reproche, elle et d’autres jeunes gens. Si tout ce beau monde s’émeut de l’état de santé d’un codétenu qui observe une grève de la faim et qui lutte contre la mort dans un lit d’hôpital, c’est que la situation est grave. Après le refus du procureur d’accorder une liberté provisoire à notre confrère Pape Allé Niang, on peut dire que tout humanisme a déserté le corps de ces gens qui s’imaginent plus grands et plus forts que les pauvres citoyens que noussommes. Ceci, pour paraphraser le Chef qui disait faussement que « nul ne doit s’imaginer plus grand ou plus fort que cette nation qui nous abrite tous », pendant qu’il nous écrase de tout son poids et de sa méchanceté. Sa force ne s’exerçant que sur ceux qui ne pensent pas comme lui et son clan. Aucune des personnes qui dorment en prison depuis juillet n’a commis un seul crime qui pourrait motiver une privation de liberté. Personne parmi ceux que l’on accuse d’actes terroristes n’a été retrouvé avec ne serait-ce qu’une boite d’allumettes. Leur délit, c’est de se battre contre une forfaiture. Pendant qu’ils retiennent Pape Allé Niang en prison pour avoir fait son travail de journaliste, un criminel économique reconnu comme tel se prélasse à son domicile. D’autres sont farouchement défendus par celui qui représente le bras armé du Procureur. Ce pays est en train de foutre le camp. Il est temps de se ressaisir et rendre notre confrère à sa petite famille.
KACCOOR BI - LE TEMOIN
PAPE ALE NIANG « JE PREFERE MOURIR DIGNEMENT… A REBEUSS »
Depuis son lit de l’hôpital Principal, Pape Alé Niang se dit déterminé à aller jusqu’au bout de son combat. « Chers Sénégalais, Je vis de manière stoïque l’abominable épreuve qu’on m’inflige pour un dessein non encore avoué. Mais, je tiens à vous informer, à prendre l’opinion publique nationale et internationale à témoin, que face à ces auteurs de mon emprisonnement injuste et arbitraire, je préfère mourir dignement dans la prison de Rebeuss que dans un hôpital » souligne le journaliste dans un post relayé par Ibrahima Lissa Faye. « Un célèbre penseur disait qu’il ne faut pas avoir peur de la mort, mais du néant. Ma vie n’a pas été un néant. Dans l’exercice du métier que j’ai choisi, j’ai, toujours et de manière permanente, posé des actes pour défendre objectivement et exclusivement le Peuple Sénégalais. Je sollicite les prières des Sénégalais et confie ma vie au bon Dieu, l’Unique et véritable Juge. Que Dieu veille sur le Sénégal » conclut Pape Alé Niang
LIBERATION DE PAPE ALE NIANG LA CAP TIENT CE MERCREDI UN 3EME « CONSEIL DES MEDIAS »
La mobilisation de la presse ne faiblit pas pour la libération inconditionnelle de Pape Alé Niang. Ce mardi les responsables des médias étaient conviés à une rencontre de concertation avec les dirigeants de la Coordination des associations de presse (CAP) pour la définition d’une nouvelle feuille de route destinée à faire libérer notre confrère et surtout dénoncer le Parquet qui use d’artifices pour maintenir notre confrère en prison au péril de sa vie. L’irréparable peut se produire à tout moment car Pape Alé Niang refuse tout soin depuis vendredi. Ce mercredi, la CAP tient son 3ème « Conseil des médias », une manière de dénoncer encore l’obstination du procureur à maintenir Pape Alé Niang en prison. Tous les Sénégalais sont conviés à la lutte pour la libération du journaliste. D’ailleurs, une veillée nocturne est prévue au même endroit le vendredi 06 janvier et le lendemain samedi 07 janvier, la presse va se retrouver devant l’hôpital Principal pour exiger que Pape Alé Niang retrouve sa famille.
REJET LIBERTE PROVISOIRE ET GREVE DE LA FAIM DE PAPE ALE NIANG ME KOUREYSSI BA ETALE TOUT SON DESARROI
Un des avocats du journaliste Pape Alé Niang, Me Koureyssi Ba, a étalé hier tout son désarroi face au rejet de la demande de liberté provisoire et sur la détermination du patron de Dakar Matin à poursuivre sa grève de la faim. « Le Parquet est sorti de sa léthargie pour statuer enfin sur la demande de mise en liberté de PAN formulée sitôt la révocation de la mesure de contrôle judiciaire actée, le 20 Décembre dernier. Le juge MAMADOU SECK a rendu ce 03 Janvier 2023 une ordonnance dite "d'irrecevabilité de demande de mise en liberté provisoire". Saisi d'une demande de mise en liberté introduite le 27 Décembre par un conseil, demande aussitôt transmise au Parquet, le magistrat instructeur a reçu aujourd'hui le réquisitoire du Procureur de la République non daté qui s'oppose à ladite demande. Conformément aux dispositions de l'article 139 du Code de Procédure Pénale le juge SECK a donc déclaré irrecevable ladite demande, d'autant plus, estime-t-il, que le Ministère Public s'y est opposé aux motifs pertinents (sic) suivants : "- L'inculpé a violé le contrôle judiciaire initial, justifiant la révocation de cette mesure et sous contrôle judiciaire (sic!) - Dès lors sa mise en liberté sollicitée est de nature à compromettre la bonne marche de l'instruction notamment avec des risques de réitération des faits et d'installation d'un feuilleton judiciaire préjudiciable à une bonne administration de la justice » écrit Me Koureyssi Ba citant le juge Mamadou Seck.
REJET LIBERTE PROVISOIRE ET GREVE DE LA FAIM DE PAPE ALE NIANG ME KOUREYSSI BA ETALE TOUT SON DESARROI (BIS)
« Dans la foulée je me suis rendu au chevet de M. PAPE ALLÉ NIANG au Pavillon Téranga de l'Hôpital Principal de Dakar. Là étant, je tombe net sur le spectacle auquel je m'attendais depuis son avertissement solennel à la sortie du cabinet du juge ce 20 Décembre. Infrangible, le journaliste n'entend pas céder un pouce dans sa détermination à aller jusqu'au bout de son projet de cesser toute alimentation » ajoute la robe noire. Il finira par étaler son désarroi. « Impuissant devant la rigueur implacable de la loi à laquelle il n'est possible de suppléer qu'en réintroduisant sans cesse des demandes de mise en liberté, tout aussi impuissant face à la ferme motivation d'un homme qu'on ne peut que supplier de renoncer à une décision assumée en parfait accord avec sa conscience et après avoir pris l'exacte mesure de ses responsabilités, que peut faire le pauvre avocat, à part découvrir ses limites objectives d'acteur de la justice contraint de jouer à l'équilibriste sur une corde raide au-dessus de l'abîme avec la sereine certitude du pire pouvant naître de cette confrontation surréaliste entre un journaliste décidé à exercer son métier quoiqu'il lui en coûte et une machine judiciaire prompte à écrabouiller toute personne en conflit avec la loi ? » termine Me Bâ.
UN RESPONSABLE DE YEWWI SERT UNE CITATION DIRECTE A IBRAHIMA LISSA FAYE
Ibrahima Lissa Faye, membre de la Coordination des associations de presse a reçu une citation d’un responsable de la coalition Yewwi Askan Wi. « J’ai reçu hier soir par voie d’huissier une citation directe du sieur Aliou Fall, un responsable de la coalition Yewwi Askan wi de Louga pour un article publié le 2 août 2022. Le texte a été supprimé 15mn après publication, quand le président de la Ceda m’a donné des informations pv par pv sur la localité de Syer (ou certains pv auraient curieusement disparu). J’ai non seulement supprimé aussitôt le texte du site et de nos plateformes mais j’ai aussi fait une note d’excuse disponible sur facebook qui date du 2 août », précise le journaliste Ibrahima Lissa Faye. Cependant notre confrère dit n’être nullement ébranlé.
ECOTRA LE CADEAU DE NOUVEL AN D’ABDOULAYE SYLLA A SON PERSONNEL
Les travailleurs d’Ecotra vont afficher le sourire pour ce début d’année. Le PDG de l’entreprise a surpris son personnel en procédant à une revalorisation des salaires à hauteur de 10 % dont certaines régularisations à plus de 30% malgré la crise économique et l’inflation. Les salaires sont de 25 à 30 % supérieurs à ceux du marché au moment où d’autres entreprises licencient leurs travailleurs souligne notre source. Abdoulaye Sylla s’est débrouillé pour qu’il n’y ait pas de contrats éphémères à Ecotra ! Abdoulaye Sylla récompense ainsi ses travailleurs qui lui ont affiché une fidélité sans faille. Parce que les travailleurs d’Ecotra, malgré des périodes difficiles où l'entreprise fut durement combattue, sont restés dignes dans l’épreuve. Ils avaient d’ailleurs organisé une série de manifestations pour défendre leur patron et surtout la pérennité de l’entreprise. Certainement pour les récompenser de leur fidélité, le PDG Abdoulaye Sylla avait décidé, après la sortie du tunnel, la quasi-totalité des anciens travailleurs. Ces derniers ont trouvé un Groupe qui a réalisé un investissement important pour renouveler son parc BTP qui demeure l’un des premiers du pays et de l’Afrique en général. Cet important investissement a porté sur plus de 80 nouveaux camions ajoutés au parc existant, 20 pickups achetés, des camions grues et ravitailleurs ainsi que le renforcement de certaines catégories d'engins dont certains coûtent 250 millions à cinq cent millions de francs/pièce Sur l’aspect ressources humaines, le Groupe Ecotra a enrôlé 40 ingénieurs depuis 10 ans tous issus de l’Ecole Polytechnique de Thiès + des experts venus de partout (Portugal, Égypte, Dubaï, France, Allemagne, Liban, Inde, Indonésie, Cameroun, Bourkina Faso etc. … soit 22 nationalités ). Ce dispositif a permis de former et consolider les processus et qualités de delivery. Le slogan du Groupe ECOTRA d'ailleurs en dit long : Strength Through Diversity (La force par la Diversité).