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L'oeil du Témoin de ce vendredi 24 avril 2026
 
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1004364
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GAZ LE SÉNÉGAL REPREND LE CONTRÔLE DU BLOC STRATÉGIQUE YAKAAR-TERANGA 
Le Sénégal a annoncé la signature d’un accord de retrait conjoint entre Kosmos et Petrosen concernant la licence du bloc gazier de Cayar, connu sous le nom de Yakaar‐Teranga. Présentée comme une avancée majeure, cette décision marque, selon les autorités, une étape importante dans la reprise du contrôle des ressources énergétiques nationales. D’après le communiqué, cet accord a été conclu sans contrepartie financière pour l’État du Sénégal. Il sera prochainement entériné par arrêté ministériel, ouvrant la voie à l’octroi d’une nouvelle licence exclusivement à Petrosen pour l’exploitation de ce gisement, considéré comme l’un des plus prometteurs du bassin sédimentaire du pays. Les autorités sénégalaises inscrivent cette évolution dans une dynamique de réappropriation des actifs énergétiques stratégiques. Elles évoquent notamment les conditions d’attribution passées du bloc Yakaar‐Teranga, liées à l’homme d’affaires Frank Timis sous le régime de l’ancien président Macky Sall, jugées opaques par les actuels dirigeants. Cette reprise est présentée comme l’aboutissement de plusieurs années d’engagement poli‐ tique en faveur de la renégociation des contrats jugés défavorables. Le gouvernement affirme ainsi sa volonté de poursuivre ce processus sur d’autres actifs, dans une logique de transparence et de souveraineté économique. Les autorités ont salué le travail du ministère de l’Énergie, des Mines et du Pétrole ainsi que celui de Petrosen, soulignant leur rôle dans la conclusion de cet accord stratégique. 

EMPLOI DES JEUNES AVEC «AND YOMBAL XËY» L’ÉTAT ET LE SECTEUR PRIVÉ SCELLENT UN PACTE 
L’État du Sénégal et les organisations patronales ont franchi une nouvelle étape dans leur collaboration pour l’emploi avec la signature, ce jeudi à Dakar, de la Convention nationale État–Employeurs privés pour la Promotion de l’Emploi, baptisée « And Yombal Xëy ». La cérémonie, tenue à l’Hôtel King Fahd Palace, s’est déroulée sous la présidence du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, Moustapha Ndiéck Sarré, en présence de ses homologues des Finances et du Travail. Présentée comme un instrument central de la poli‐ tique nationale de l’emploi, cette convention rénovée s’inscrit dans la Stratégie nationale de Développement 2025‐2029 et vise à renforcer le partenariat public‐privé. Elle ambitionne notamment de faciliter l’insertion professionnelle, d’améliorer l’employabilité des jeunes et de stimuler la création d’emplois décents dans un contexte marqué par des tensions persistantes sur le marché du travail. Le dispositif repose sur plusieurs leviers, dont le développement des stages et de l’apprentissage, l’appui en ressources humaines aux petites et moyennes entre‐ prises, la promotion de l’entrepreneuriat et la mise en place de contrats aidés pour favoriser l’accès des jeunes à un premier emploi. Il prévoit également des mesures destinées à préserver les emplois existants et à soutenir les structures de l’économie sociale et solidaire. La signa‐ ture a réuni, aux côtés de l’État, les principales organisations patronales, notamment le CNP, la CNES, le MDES et l’UNACOIS, traduisant une volonté partagée de répondre aux défis de l’emploi. Au‐delà de l’engagement national, des partenaires internationaux comme l’Italie, à travers son agence de coopération, et l’Organisation internationale du Travail ont également marqué leur sou‐ tien à cette initiative. À travers « And Yombal Xëy », les autorités sénégalaises et leurs partenaires entendent poser les bases d’un dispositif plus opérationnel, axé sur des résultats concrets, avec l’ambition de mieux articuler formation, insertion et besoins du tissu économique. 

LITIGE TÉLÉCOMS SAGA AFRICA CONDAMNÉE À VERSER SIX MILLIARDS DE FCFA À SIRIUS TELECOM 
La justice sénégalaise a tranché dans le différend op‐ posant Sirius Telecom Afrique SAU à SAGA Holdings Limited SA. Dans une décision rendue le 22 avril 2026 par le tribunal de grande instance de Dakar, la société SAGA Africa a été reconnue responsable du préjudice subi par Sirius Telecom. Selon le document émanant de l’avocat de Sirius Telecom, le tribunal, statuant publiquement et contradictoirement, a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la partie défenderesse et déclaré recevable l’action engagée. La juridiction a ensuite condamné SAGA Africa à verser à Sirius Telecom la somme de six milliards de francs CFA à titre de dommages et intérêts. La décision prévoit également l’exécution provisoire à hauteur de deux milliards de francs CFA, ainsi que la prise en charge des dépens par la défenderesse. En revanche, la juridiction a débouté Sirius Telecom du surplus de sa demande reconventionnelle. Ce jugement, rendu en premier ressort, constitue une étape majeure dans ce contentieux, même s’il reste susceptible de recours 

NIAKHAR HUIT VILLAGES S’OPPOSENT À UN PROJET DE PÔLE URBAIN DE 555 HECTARES 
Le collectif inter‐villages regroupant huit localités de la commune de Niakhar exprime une vive opposition à un projet de pôle urbain prévu sur leur terroir. Les populations dénoncent des «machinations» qu’elles attribuent au maire de Niakhar et à la Direction des Pôles urbains, autour d’une assiette foncière estimée à 555 hectares. Regroupées au sein d’un collectif réunissant les villages de Sagne, Mbafaye, Nianiane, Mboudaye, Mbane, Nguesse, Diémou et Ngodaguène, les populations affichent une ferme hostilité face à ce qu’elles considèrent comme une tentative d’imposition d’un projet de pôle urbain couvrant «une assiette foncière de 555 hectares», selon un document transmis à la rédaction du journal Le Témoin. Dans ce communiqué, le collectif ne mâche pas ses mots et évoque des «machinations» imputées au maire de Niakhar et à la Direction des Pôles urbains. Ces initiatives seraient, selon les signataires, «en contradiction avec les principes de bonne gouvernance» et viseraient à imposer un projet «déjà rejeté par les populations». Les habitants dénoncent également l’absence de concertation préalable. «Le projet n’a fait l’objet d’aucune consultation» en amont déplore le collectif, qui pointe «un manque de transparence» et «l’ignorance de la position des populations locales». Ces dernières estiment être «les premières victimes» d’une telle démarche. Dans la même dynamique, les populations rappellent l’importance stratégique de ces terres pour leur survie. Elles les considèrent comme un poumon économique et un facteur essentiel de cohésion sociale. «Nous réprouvons cette approche profondément choquante qui fait de nos terres de simples réserves foncières disponibles, alors qu’elles constituent le fondement de notre survie économique, de notre cohésion sociale et de notre identité culturelle», lit‐on dans le document. 

NIAKHAR HUIT VILLAGES S’OPPOSENT À UN PROJET DE PÔLE URBAIN DE 555 HECTARES (BIS) 
Le collectif insiste sur le caractère non négociable de ces espaces. «Nos terres ne sont ni à vendre, ni à céder sous la contrainte, encore moins à sacrifier sur l’autel d’un développement imposé et déconnecté des réalités locales», soutiennent les populations, qui les qualifient de «patrimoine, un bien et une histoire». Par ailleurs, les signataires mettent en garde contre toute tentative de passage en force. Ils affirment qu’ils «n’accepteront pas d’être les victimes d’un modèle de développement qui impose, qui trompe et qui agit de manière sournoise». Le collectif avertit également qu’il «ne restera pas silencieux» face à ce qu’il considère comme «une violation de ses droits» et «une tentative grossière de dépossession des populations». En guise de revendications, les populations exigent «l’arrêt immédiat de toutes les initiatives visant à imposer ce projet» ainsi que «la suspension de toutes les procédures liées à l’affectation des 555 hectares concernés». Enfin, le collectif réaffirme sa détermination à défendre son territoire «par tous les moyens légaux et légitimes». «Aucun développement n’est possible contre les populations», conclut le document, soulignant la volonté des habitants de faire entendre leur voix dans ce dossier sensible. 

SALAIRES IMPAYES ET LICENCIEMENTS ABUSIFS LE CRI DU CŒUR DE PLUS DE 30 AGENTS DE SÉCURITÉ 
La tension monte à l’Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT‐T), où l’entreprise Cristal Service Sécurité, adjudicataire du marché de gardiennage, fait face à une vive contestation de la part de ses agents. Plus de 30 travailleurs dénoncent «le non‐paiement » de leurs salaires du mois de mars ainsi que des « ruptures de contrats jugées abusives », intervenues « sans préavis ni respect des procédures lé‐ gales». Selon plusieurs sources concordantes, les agents concernés affirment avoir été brutalement écartés de leurs postes sans notification formelle, ni indemnités, alors même que leurs salaires restent impayés. Une situation qu’ils qualifient d’«injuste et inacceptable», dans un contexte économique déjà difficile. Face à ce qu’ils considèrent comme une «violation flagrante» de leurs droits, les travailleurs ont saisi l’Inspection régionale du Travail et de la Sécurité sociale de Thiès. Une plainte officielle a été déposée, ouvrant ainsi une procédure qui pourrait contraindre l’entreprise à s’expliquer sur sa gestion du personnel et le respect de ses obligations contractuelles. Du côté de l’Université de Thiès, aucune réaction officielle n’aurait, pour l’instant, été enregistrée. Toutefois, cette affaire soulève des interrogations sur le suivi des prestataires opérant au sein des institutions publiques, notamment en matière de respect des normes sociales et du droit du travail. Les agents, déterminés à faire valoir leurs droits, n’excluent pas de durcir le ton dans les prochains jours si aucune solution n’est trouvée. Certains évoquent déjà la possibilité de mouvements de protestation ou d’actions collectives pour se faire entendre. Selon les plaignants, «cette affaire, qui pourrait rapidement prendre une ampleur nationale, met une nouvelle fois en lumière les défis liés à la sous­traitance dans les services publics au Sénégal».

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