A moins de six mois du démarrage des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, l'heure est aux derniers réglages. C'est dans ce cadre précis qu'une réunion du comité de pilotage des JOJ Dakar 2026 consacrée à la mobilité a été organisée hier, jeudi 21 mai, par le ministère des Transports terrestres et aériens. Cette rencontre vise à présenter le plan de transport des JOJ Dakar 2026, de faire le point sur l'état d'avancement sur les activités des différentes commissions de mobilité et de valider la feuille de route des prochaines étapes.
Du 31 octobre au 13 nombre 2026, le Sénégal vibrera au rythme de la 4e édition des jeux Olympiques de la jeunesse Dakar 2026. La désignation du Sénégal en tant que premier pays africain d’abriter cette compétition d’une dimension internationale par le Comité International Olympique, constitue selon le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, « une marque de confiance qui appelle une organisation exemplaire. »
D’après les paramètres opérationnels clairement établis, « les Jeux mobiliseront près de 2 700 athlètes issus de 206 Comités Nationaux Olympiques. 35 disciplines sportives, après huit mille volontaires et de personnels techniques, avec un dispositif déployé principalement entre Dakar, Diamniadio et Saly.» Au-delà de ce pan haut combien important des délégations, s’ajoute le cas des spectateurs. A ce propos « près de 24000 personnes accréditées devront être prises en charge en matière de mobilité, sans compter la continuité de la mobilité dans le pays », a indiqué le ministre des Transports terrestres et aériens. Un défi énorme qui amène les autorités à penser que le transport ne peut être considéré comme une simple fonction d’appui, mais plutôt comme « une des conditions essentielles de réussite des Jeux Olympiques tant sur le plan sportif, sécuritaire, protocolaire que médiatique. »
Face à ces challenges, Yankhoba Diémé a souligné que le gouvernement conformément aux orientations de son Excellence le Président de la République Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko, « a très tôt mis en place une gouvernance structurée dédiée à la mobilité des jeux. »
A cet égard, il a rappelé les décisions du conseil interministériel du 15 octobre 2024 relatif à l’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026. Des décisions selon lui, « ont permis au Ministère des Transports terrestres et aériens la mise en œuvre d’un Plan de Transport opérationnel garantissant une mobilité fluide ainsi que la sécurité des participants et des spectateurs durant toute la période des Jeux.» Ainsi, ce comité de pilotage dont les travaux de coordination ont fait l’objet de débat lors de cette réunion, « constitue l’instance stratégique d’orientation et d’arbitrage. Il devait assurer la convergence des actions sectorielles, valider les décisions majeures et les délais contraintes susceptibles d’entraver la mise en œuvre opérationnelle », a conclu le ministre des Transports terrestres. Diamil Faye, Conseiller spécial du Président de la République, chargé des Sports, a pour sa part souligné l’importance capitale de la gestion des flux. Selon lui, « Accueillir des milliers de personnes, de spectateurs, de médias, comme le rappelait le coordinateur tout à l'heure, exige des infrastructures capables d'absorber les pics d'affluence records, tout en garantissant une sécurité totale. » « Pour cela aussi, il nous faut de l'innovation et une bonne planification, ce que vous êtes en train de faire depuis déjà quelques mois, comme l'a si bien rappelé le coordinateur général », a-t-il relevé avant de plaider pour un déploiement des solutions de pointe assistées par la billetterie, une billetterie combinée, et une guidance numérique pour fluidifier un peu le trafic.
Le Conseiller spécial du Président de la République, chargé des Sports a insisté également sur l’héritage de ces jeux. A son avis « l'héritage durable de ces Jeux est quelque chose de capital pour notre pays, pour la transformation de tout notre système de transport et de mobilité, avec des investissements massifs qui sont mis en œuvre pour servir les résidents locaux bien après la cérémonie de clôture. »
De son côté, le coordonnateur du COJOJ Ibrahima Wade a transmis les satisfactions du comité d’organisation de voir le ministre des Transports et son département de remplir « toutes les exigences qui ont été posées par les plus hautes autorités, et toutes les conventions ont été signées avec les acteurs du transport terrestre, avec les acteurs du transport aérien. » « Ce plan devra nous permettre de garantir la fluidité des déplacements entre les différents sites de compétition et de non compétition, la ponctualité et la fluidité, la fiabilité des opérations, la sécurité des flux et des itinéraires, l'accessibilité des sites, mais également une expérience de mobilité à la hauteur des standards olympiques internationaux », a assuré le coordonnateur du comité d’organisation des JOJ Dakar 2026.
Il concerne, selon lui « bien naturellement les athlètes, mais également les officiels, les médias, les volontaires, les spectateurs, l'ensemble des parties prenantes aux Jeux, mais également les populations qui seront amenées à continuer leur vie normale. »