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Par Moussa Barro
À qui est-ce alors la République souillée ?
La démocratie, sans nul doute, est la mère de la République, de l’état de droit et de la laïcité. Mais ce que l’analyste oublie est : la démocratie a été créée par Clisthène uniquement pour la citée d’Athènes afin de répondre à un problème bien déterminé
 
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 Diawartu : « N’abusez pas de ma condition d’homme noir pour ne pas profiter de moi, car je suis le serviteur du prophète Mouhamed (PLS) » 

N’est vrai tout ce que rédige l’occident ; le noir, l’homme noir est doté d’intellect et est capable d’avoir le monopole de toute source vérité. Il est à même de pouvoir dicter sa propre vision au monde entier.

Alors, je conseille à l’analyste de ne pas s’inquiéter du silence de Felwine Sarr, des journalistes ou celui des collectifs des 112 et des 116 universitaires. Je l’invite fraternellement d’aller méditer Les Allocutions historiques d’un Homme de science de pure, L’érudit Serigne Moustapha Mbacké Ibn Cheikh Saliou Mbacké à l’occasion du sommet de l’Habitat II d’Istanbul en 1996. 

Le Sénégal, pays de Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul, seul djihadiste sénégalais à avoir résisté à l’hostilité coloniale. Cette Nation a hissé bon nombre de ses fils, poètes et avocats, au sommet de l’état afin qu’ils apportent leur contribution à l’évolution de la nation. À qui est-ce donc cette république souillée ? Une République qui ne reconnait pas institutionnellement l’autorité religieuse. Une République qui réduit l’effectif d’une classe pour une simple visite de courtoisie du Président Français. Une République qui cantonne, à la limite, désarme nos gardes rapprochés parce que le Président des États-Unis est en visite au Sénégal. Une République qui met à l’aise Sonatel-Orange mais bâillonne Promobile. Une République qui privilégie Dangote au détriment de son propre fils pour une histoire d’acquisition de terres. De quelle République parle-t-on ? Peut-on parler de Souveraineté en se basant sur des lois et des législations qui nous viennent d’ailleurs ? L’analyste sait que la démocratie a évolué après la révolution française et celle américaine. Et là où elle a été revue, réétudiée, refaçonnée et refaite, il n’y avait aucun représentant de l’Afrique ! 

Cher analyste, la démocratie n’est pas un texte révélé mais juste une vision, une entité inspirée, remodelable au gré des évènements. Et nous Africains, savons que les gens qui ont créé la démocratie, n’ont pas pris en compte, lors de leurs législations, nos modes de vie et nos réalités ancestrales. Alors quelle République a-t-on souillée ? « Paraître plutôt qu’être ! » Mieux vaut être fanatique, jusqu’à l’Assemblée nationale que d’accepter qu’on crée des organisations internationales juste pour nous étouffer dans la dette. Le Fmi est nourri par les dettes sans elles, il disparait donc il ne fera absolument rien pour nous aider à nous en sortir. À qui est-ce cette république qui imite le programme scolaire français ? À qui revient cette République souillée qui refuse de nous ressembler, 66ans après l’indépendance ? Est-ce aux Sénégalais, cette République dite souillée ? Cette République dont les enfants se cachent fièrement derrière une loi de 1905. Une loi qui a été rédigée et mise en vigueur devant aucun sénégalais. Suis-je obligé, en tant que Sénégalais d’approuver une loi de la France ? Loi qui dans son article 2, stipule : ‘’la République ne reconnait, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte ‘’. Dans ce sciage, que la réflexion éclaire nos lanternes en expliquant ce qu’il se passe alors à Alsace-Moselle. Dois-je suivre cette loi, sachant qu’au Sénégal La Religion nous suit du berceau à la tombe ? 

La démocratie, sans nul doute, est la mère de la République, de l’état de droit et de la laïcité. Mais ce que l’analyste oublie est : la démocratie a été créée par Clisthène uniquement pour la citée d’Athènes afin de répondre à un problème bien déterminé à une époque donnée. Ainsi, la démocratie ne peut pas être uniforme à tous, car, n’ayant pas les moyens de créer une cohésion équitable à toutes les nations. Tout de même, j’emprunte encore les mots de l’Eminent Soufi déjà cité, en posant la question à l’analyste : qu’est-ce que la démocratie apporte à un peuple qui n’a pas de candidat et dont les citoyens ne veulent pas être candidat ? Il saura reconnaitre La Communauté à laquelle je fais référence. De surcroît, la conception de la notion ‘’Etat’’ n’est pas une vérité universelle, elle s’approprie l’identité de la nation qui l’adopte et devient une ligne de conduite pour ses citoyens. Si la nation est adepte de la liberté alors son Etat est liberté et si elle est de foi, alors cette nation a un Etat de Foi, ainsi de suite. 

Comme pour paraphraser l’éminent, L’Emérite Soufi Serigne Moustapha Mbacké, la démocratie n’est qu’une expression de ce qui est en vogue car en avant elle, on parlait plutôt des partis uniques dans les années 60,acceptés par tous, intelligibles et éligibles dans la conscience des masses collectives africaines. Ce Talibé de Serigne Touba continue en soulignant que la valeur de la démocratie est relative car, hier, elle avait pris la place des partis uniques et demain, elle peut perdre celle dont elle jouit aujourd’hui. Et l’histoire lui a donné raison, puisque la démocratie telle connue aujourd’hui, n’est plus en vigueur là où même, elle a vu le jour. Car, qui dit démocratie, dit laïcité et cette dernière ne reconnait pas la religion or, dans la constitution grecque, le catholicisme orthodoxe est reconnu en bonne et due forme.

Que l’élite intellectuelle Sénégalais mette en avant la quintessence de la réflexion de Simone Weil qui dit : « le déracinement est de loin la maladie la plus dangereuse des sociétés humaines, car quiconque est déraciné déracine. Qui est enraciné ne déracine pas. »

Je fais de ma part en gardant toujours en tête les mots Serigne Moustapha Mbacké, Grand Défenseur de la dignité humaine : « Nanou Yàlla gënël sunu bakkan, gënël nu sunu déér ak sunu alal. »

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