(SenePlus) - Les revenus issus de la taxe appliquée aux transactions numériques au Sénégal restent nettement inférieurs aux prévisions initiales, rapporte l’agence APA, ce mardi 1er juillet 2026.
À la fin du mois de mars 2026, l’État a mobilisé environ 54,2 milliards de francs CFA, alors que l’objectif fixé atteignait 94,8 milliards. Le niveau de réalisation s’établit ainsi à 57,2 %, d’après le rapport trimestriel d’exécution budgétaire du ministère des Finances et du Budget.
Les autorités financières attribuent cet écart à plusieurs difficultés d’ordre technique et opérationnel. Elles évoquent notamment les contraintes liées à la mise en place effective du dispositif, ainsi que la complexité de l’élargissement de l’assiette fiscale, encore en phase d’identification. Le suivi des transactions numériques concernées reste également jugé difficile par les services fiscaux.
Malgré ces limites, le ministère affiche une perspective d’amélioration progressive, misant sur une montée en puissance du système de collecte au cours de l’année 2026, avec un renforcement attendu des mécanismes de recouvrement.
L’article rappelle par ailleurs que cette fiscalité s’inscrit dans une tendance régionale déjà expérimentée. Au Ghana, une taxe similaire introduite en 2022 avait été supprimée en 2025, en raison de résultats jugés insuffisants et d’effets négatifs sur l’usage du mobile money.
Enfin, des analyses du Fonds monétaire international (FMI) citées dans le texte indiquent que ce type de prélèvement peut réduire l’utilisation des paiements mobiles et favoriser un retour au cash, avec un impact plus marqué sur les populations les moins bancarisées. Selon l’institution, dans certains cas, les pertes économiques peuvent dépasser les recettes fiscales générées.