Le Collectif des Amicales de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar a annoncé la reprise de son plan d’actions à partir du 15 juin 2026, marquant ainsi une rupture avec le Comité du dialogue social. Les étudiants dénoncent le maintien de la suspension des amicales par le Conseil académique et accusent les autorités universitaires de porter atteinte aux droits des apprenants.
La trêve observée depuis plusieurs mois sur le campus social de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar vole en éclats. Le Collectif des Amicales de l’UCAD a annoncé, dans un communiqué en date d’hier, vendredi 12 juin, la reprise de son plan d’actions à compter du lundi 15 juin 2026, ce après avoir décidé de mettre fin à toute discussion avec le Comité du dialogue social. Selon le collectif, les acteurs du dialogue social avaient convenu, depuis le 9 février dernier, de « suspendre les actions du mouvement estudiantin afin de favoriser une sortie concertée à la crise ». Cependant, cette démarche n’a pas produit les résultats escomptés par les représentants des étudiants.
A l’origine de cette nouvelle montée de tension figure la récente décision du Conseil académique de « maintenir la suspension des amicales ». Une mesure que le collectif juge injustifiée et contraire à l’esprit du dialogue engagé ces derniers mois. Les responsables des étudiants dénoncent également plusieurs dysfonctionnements qu’ils attribuent aux autorités universitaires. Ils évoquent notamment des atteintes aux droits des étudiants, le gel de certaines notes sur les plateformes numériques, des sanctions administratives infligées pour de simples omissions dans les relevés de notes ainsi que des difficultés liées aux procédures de sélection à la Faculté des Sciences et Techniques (FST) et à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP).
Pour le Collectif des Amicales, ces situations « compromettent le parcours académique de nombreux jeunes ». C’est pourquoi, il conditionne désormais tout retour à l’apaisement à la satisfaction intégrale des revendications consignées dans sa plateforme de février 2026. Le mouvement estudiantin lance ainsi un appel aux forces vives de la nation afin d’obtenir leur soutien. Parmi ces exigences, figurent la manifestation de la vérité sur la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba, lors des événements passés, la « protection des droits des étudiants » et la fin de ce qu’il qualifie de « mesures arbitraires ».
Dans son communiqué, le collectif avertit que la mobilisation pourrait connaître une nouvelle escalade si les autorités universitaires ne répondent pas à ses revendications. Les étudiants estiment que toute dégradation du climat social sur le campus relèverait alors de la responsabilité des autorités concernées.