Chaque expérience vécue par un pays inspire des leçons qu'il convient de tirer effectivement pour l'avenir. L'échec de l'initiative des députés de l'opposition visant à saisir le Conseil constitutionnel au sujet de la loi modifiant les articles L.29 et L.30 du Code électoral en offre une illustration éloquente. Cette initiative n'a pu aboutir, faute d'avoir réuni le nombre de députés requis, soit un dixième des membres de l'Assemblée nationale, c'est-à-dire au moins 17 députés. La question qu'on ne peut s'empêcher de poser à cet égard est la suivante : d'où vient ce seuil de 17 députés ?
L’Assemblée nationale s’apprête à durcir considérablement les sanctions contre les députés absentéistes, à travers une proposition de loi modifiant l’article 118 du Règlement intérieur, adoptée mercredi en Commission des lois et attendue en séance plénière ce vendredi.
Portée par les députés Mohamed Ayib Salim Daffé et Aïssata Tall, la réforme vise à ‘‘restaurer la crédibilité’’ de l’institution parlementaire, dans un contexte de critiques récurrentes sur les sièges vides observés lors des travaux de l’hémicycle.
La Fédération Nationale des Boulangers du Sénégal (FNBS) tire la sonnette d’alarme face à une crise qu’elle juge désormais intenable pour l’ensemble du secteur. Réunis en conclave extraordinaire, les responsables de la filière dénoncent une dégradation continue de leurs conditions d’exploitation, qu’ils attribuent principalement au maintien du prix de la baguette à 150 FCFA malgré l’augmentation constante des coûts de production.
L’organisation Justice Sans Frontière a officiellement saisi la ministre de la Justice, Yassine Fall, pour dénoncer l’existence présumée d’un réseau de fraude systémique au sein des centres d’état civil sénégalais.
Dans son alerte, JSF accuse certains agents publics d’attribuer illégalement l’identité sénégalaise à des tiers, principalement des étrangers, en contrepartie d’avantages financiers. L’organisation estime que ces pratiques constituent une menace sérieuse pour la fiabilité de l’état civil, la sécurité administrative et la souveraineté nationale.
«L’opposition unie, le pouvoir divise.» Ce slogan, psalmodié par de nombreux observateurs témoins des grandes heures politiques du Sénégal, résonne comme une vérité d’évangile dans l’imaginaire collectif. Il laisse entendre que les plus grandes batailles électorales se gagnent dans l’unité et non dans la divergence. L’histoire des élections sénégalaises, riche en coalitions avortées et en espoirs douchés, en témoigne avec une constance cruelle.
«L’Afrique a besoin d’institutions fortes, mais pas d’hommes forts», déclarait Barack Obama, lors d’une visite en Afrique pendant son premier mandat. Cette vision de l’ex‐président américain prônant la bonne gouvernance nous renvoie au Conseil stratégique de l’Initiative « SunuChampions » crée par le Chef de l’Etat Bassirou Diomaye Faye. Il s’agit d’un pro‐ gramme majeur destiné à stimuler l’émergence de champions nationaux dans différents secteurs de l’économie.
SÉNÉGAL – ÉTATS-UNIS LE FBI DÉBARQUE À DAKAR
La livraison des quotidiens de ce vendredi 8 mai offre un panorama dense et contrasté de l’actualité sénégalaise, dominé par les recompositions politiques, les interrogations sur la gouvernance et des inquiétudes sociales persistantes, tandis que le sport apporte une note d’espoir et de fierté nationale.
Le Sahel se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins, tiraillé entre une crise énergétique structurelle et un potentiel de transition vers les énergies renouvelables parmi les plus élevés au monde. Pourtant, un fossé monumental sépare la réalité des investissements sur le terrain de leur écho dans l’espace public. Une étude inédite, pilotée par Africa Climate Insights en partenariat avec Teranga Lab, révèle que moins de 1 % des contenus médiatiques dans cinq pays de la région (Sénégal, Mali, Burkina Faso, Niger et Mauritanie) est consacré aux énergies renouvelables.