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(SenePlus) - L’affaire dite « Pape Cheikh Diallo et ses coaccusés », marquée par des accusations liées à l’homosexualité et à la transmission volontaire du VIH/Sida, avec l’arrestation récente du journaliste Souleymane Fatou Ndao, agit comme un révélateur brutal des tensions profondes qui traversent la société sénégalaise. Plus qu’un fait divers, elle s’impose comme un fait social total, mobilisant à la fois les registres du droit, de la morale, de la culture, de la santé publique et des représentations collectives.

Par-delà les effets d’annonce, le dossier Yakaar-Téranga ressemble moins à un roman national qu’à une série à rebondissements où les acteurs entrent et sortent avec une régularité presque comique. La récente prise de parole du Premier ministre Ousmane Sonko, célébrant une reprise du bloc sans contrepartie financière, a tout d’un triomphe, sauf que le public attentif aura noté que les principaux partenaires avaient déjà commencé à plier bagage

Une victoire, certes, mais qui arrive avec un léger retard sur le calendrier industriel.

Pour la première fois de son histoire, l’Association Internationale des Contrôleurs d’Assurance a tenu son séminaire régional pour l’Afrique subsaharienne sur le continent, à Dakar. Réunissant 24 juridictions francophones et anglophones les 23 et 24 avril, cette rencontre marque une inflexion majeure dans la réflexion sur l’avenir de la régulation, à l’heure des chocs climatiques, de la révolution numérique et des mutations démographiques.

L’examen de la proposition de loi modifiant le Code électoral démarre ce samedi 25 avril au niveau de la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains de l’Assemblée nationale. Portée par la majorité Pastef, cette réforme, qui vise à redéfinir les conditions d’inscription sur les listes électorales, est déjà rejetée par l’opposition qui accuse le parti au pouvoir de servir des intérêts politiques de son leader, Ousmane Sonko.

La séquence de ballet diplomatique observé à Dakar ces dernières 48 heures illustre une intensification notable de l’engagement algérien au Sénégal. Au cœur de cette dynamique, l’ambassadeur Ridha Nebais a multiplié les audiences de haut niveau, rencontrant successivement le président de l’Assemblée nationale Malick Ndiaye, puis le président de la Fédération sénégalaise de football, Abdoulaye Fall. Une double démarche qui dépasse le simple cadre protocolaire et s’inscrit dans un contexte régional particulièrement sensible.

À l’occasion de la Journée mondiale du paludisme qui sera célébrée aujourd’hui 25 avril, le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) dévoile des résultats prometteurs. Il s’agit d’une incidence nationale réduite à 12,8 % en 2025 contre 22,8 % en 2024, et une mortalité divisée par deux. Avec 92,4 % des districts sanitaires en phase de pré-élimination selon la stratification de l’OMS, le Sénégal se positionne parmi les pays africains les plus proches de l’objectif d’élimination d’ici à 2030.