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Au Sénégal, la chronique s’est imposée comme une forme prisée d’expression médiatique, tant à la radio qu’à la télévision. Cette liberté de ton, ce regard subjectif sur l’actualité, sont des richesses d’une démocratie en construction. Pourtant, un glissement préoccupant s’opère sous nos yeux, lentement mais sûrement : la chronique, d’outil de réflexion et de critique constructive, devient trop souvent une arme de dérive verbale.

Dans un contexte marqué par une intense activité diplomatique, des tensions politiques internes persistantes et une actualité sociale et sportive particulièrement dense, les quotidiens sénégalais de ce jeudi 26 mars 2026 offrent une lecture plurielle d’un pays en pleine recomposition. D’une une à l’autre, se dessinent les contours d’un Sénégal engagé sur plusieurs fronts, entre ambitions affirmées et défis structurels.

(SenePlus) - Le ballon rond dictera-t-il l'agenda géopolitique africain ? Le séisme provoqué par l'attribution sur tapis vert de la Coupe d'Afrique des Nations 2025 au Maroc dépasse désormais le strict cadre du sport. Selon les informations dévoilées par L'Équipe, les retombées de cette finale houleuse viennent directement perturber l'organisation du prochain sommet bilatéral « Africa Forward », orchestré par Paris et Nairobi.

(SenePlus) - Dans une enquête signée Thaïs Brouck et publiée ce mardi 25 mars par Jeune Afrique, de nouvelles révélations viennent fragiliser la ligne de défense du gouvernement sur sa gestion financière. Outre l'implication inattendue de la Société Générale dans des montages périlleux, c'est la disparition troublante de documents officiels qui jette un froid sur la relation de confiance entre Dakar et ses bailleurs de fonds.

Ingénierie financière ou dérive dangereuse ?

En tant qu’anciens mandataires du peuple, nous avons pour devoir de rompre le silence sur une pratique financière qui menace les fondements mêmes de notre souveraineté économique. L’annonce récente d’un « prêt relais » de 650 millions d’euros (426 milliards de FCFA), contracté dans l’urgence pour éviter un défaut de paiement, n’est que la face émergée d’un iceberg bien plus dangereux : le recours aux Total Return Swaps (TRS).

La fin de la transparence budgétaire :