(SenePlus) – Le Premier ministre Al Aminou Lo a défendu, ce lundi 1er juin, les choix ayant présidé à la formation du nouveau gouvernement, présenté comme une équipe de « mission » appelée à traduire en actes les ambitions du président de la République pour un Sénégal « souverain, juste et prospère ».
S'exprimant lors de l'annonce officielle de la composition gouvernementale, le chef du gouvernement est revenu sur le processus de consultations ayant précédé la mise en place de la nouvelle équipe. Il a indiqué que ces échanges avaient impliqué « toutes les personnes concernées », y compris le président du parti Pastef, dans le respect des usages institutionnels.
Nommé Premier ministre le 25 mai dernier, Al Aminou Lo a souligné la volonté du chef de l'État de placer l'intérêt supérieur de la nation au-dessus de toute considération partisane. « Le président de la République, gardien de la Constitution, tient à rappeler qu'en toute circonstance, un homme d'État doit veiller à ce que la patrie et la République soient toujours au-dessus de toute considération partisane », a-t-il déclaré.
Selon le Premier ministre, le chef de l'État demeure attaché aux engagements du projet politique ayant conduit à son élection ainsi qu'à la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050. Dans un contexte marqué par de fortes attentes sociales et économiques, l'exécutif entend privilégier une approche pragmatique afin d'accélérer la concrétisation des réformes promises aux Sénégalais.
Al Aminou Lo a insisté sur la nécessité de mobiliser l'ensemble des compétences nationales pour relever les défis du pays. Cette démarche, a-t-il expliqué, a guidé la composition d'un gouvernement associant profils politiques et technocratiques. « Nous avons un gouvernement de mission et d'obligation de résultat qui a un socle politique et un socle technocratique », a-t-il affirmé.
Le Premier ministre a également présenté cette équipe comme le reflet de la diversité territoriale et sociale du Sénégal, avec une place accordée aux jeunes et aux femmes. Cette orientation vise, selon lui, à renforcer la représentativité de l'action publique tout en s'appuyant sur les compétences nécessaires à la conduite des politiques gouvernementales.
La nouvelle architecture gouvernementale comporte plusieurs ajustements institutionnels destinés à améliorer la cohérence de l'action de l'État. Parmi les principales réformes figure la fusion du ministère des Finances et du Budget avec celui de l'Économie, du Plan et de la Coopération. Cette restructuration donne naissance au ministère de l'Économie, des Finances et du Plan.
Pour accompagner cette nouvelle configuration, deux ministres auprès du titulaire de ce département ont été nommés afin de renforcer le pilotage des politiques économiques et financières.
Le gouvernement a également procédé à une redistribution de certaines compétences ministérielles. Les attributions relatives à la communication, auparavant rattachées au ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, sont désormais transférées au porte-parole du gouvernement, dont la fonction a été élevée au rang de ministère de plein exercice.
Dans le secteur extractif, les compétences liées aux mines ont été détachées du ministère de l'Énergie, du Pétrole et des Mines pour être confiées à un nouveau département ministériel dédié : le ministère des Mines et de la Géologie.
Au-delà de ces réaménagements administratifs, Al Aminou Lo a annoncé une évolution dans la méthode de gouvernance. Tout en réaffirmant la continuité des orientations stratégiques de l'État, il a promis un changement de dynamique reposant sur une meilleure coordination de l'action publique et une mobilisation élargie des expertises nationales.
« Nous avons maintenu et nous allons maintenir le cap avec un changement de méthode », a-t-il déclaré, précisant que cette approche reposera sur la cohérence institutionnelle et l'efficacité gouvernementale.
Le Premier ministre a enfin indiqué que la nouvelle dynamique gouvernementale fera appel aux ressources humaines sénégalaises établies aussi bien à l'intérieur du pays qu'au sein de la diaspora, afin de renforcer le pilotage et l'exécution des politiques publiques.