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Apologie des connaissances locales
«SAVOIRS TRADITIONNELS ET ENVIRONNEMENT AU SENEGAL» D’IBRAHIMA GAYE
 
ID
3360
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Dans son livre de 368 pages, Dr Ibrahima Diop Gaye du pôle pastoral en zone sèche du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), et enseignant à l’Esea aborde une problématique d’une brûlante actualité: le développement durable. L’auteur explique que son manuel édité par l’Harmattan en 2012 «est une tentative de légitimation des savoirs locaux dans la promotion de l’environnement dans une perspective de développement. Dans le cadre de la renaissance africaine, les savoirs locaux doivent être mieux pris en compte dans les politiques de développement endogène», informe le Dr Ibrahima Diop Gaye lors de la cérémonie de présentation de son livre, samedi, à l’Esea. Ce livre est, en fait, la version de sa thèse de doctorat d’Etat soutenu en novembre 2010. Il est composé d’un avant propos, d’une introduction de trois parties égales, d’une conclusion et d’une bibliographie très fournie.

Selon le professeur Abdou Karim Ndoye, par ailleurs, directeur de réforme de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, la langue est maîtrise. «Il y a un effort pédagogique d’explication de l’usage des savoirs locaux, des différents champs théoriques et des différentes politiques agro-pastorales», précise Pr Ndoye. Qui a fait la présentation du livre et qui a encadré l’auteur en thèse. Selon le directeur de la Réforme de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, ce livre participe à un travail de désaliénation en mettant en lumière les savoirs locaux. «C’est une réflexion qui a de l’étoffe avec des qualités évidentes», reconnait-il. Pour le Pr Souleymane Ly de l’Esea, le manuel constitue un symbole pour les sciences environnementales. Pour le Pr Aliou Ba de l’Esea, le travail du Dr Ibrahima Diop Gaye participe à la préservation des savoirs locaux qui sont considérés à tort comme des connaissances archaïques. Les différents orateurs, amis, collègues et spécialistes ont insisté sur les qualités professionnelles et humaines de l’auteur. Ils n’ont pas manqué de souhaiter que ce livre soit le premier d’une longue série. Sorti de l’Ecole William Ponty de Thiès, en 1977, Ibrahima Diop a eu à servir comme instituteur à Kédougou. Il a fréquenté l’université Léopold Sédar Senghor d’Alexandrie, en Egypte.

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