Le consultant-formateur en développement personnel et ancien employé de la Sonatel, Ibrahima Thioye, a publié récemment un essai intitulé « L’arbre des vertus chez les Wolof ». Un ouvrage dans lequel l’auteur explore une pluralité de vertus identifiées au sein de la société wolof, tout en interrogeant l’évolution des systèmes de valeurs dans les sociétés humaines.
La cérémonie de présentation s’est tenue le samedi 24 janvier 2026 à Dakar, en présence de parents, d’amis, d’anciens collègues et de nombreuses personnalités du monde universitaire. Mais pourquoi écrire un ouvrage sur les vertus chez les wolof aujourd’hui ?
L’auteur décrit au total dix-huit vertus dans son ouvrage. Et pour les structurer, il mobilise la métaphore de l’arbre, distinguant trois niveaux : les racines, le tronc et les branches. Dans les racines, Ibrahima Thioye inscrit notamment le teggin ( la courtoisie, la politesse), le jom (le sens de l’honneur), le sago (la maîtrise de soi et ses compléments), ainsi que le ngor (la noblesse de caractère).
Ingénieur en télécommunications de formation, le parcours scientifique de l’auteur confère à l’ouvrage un caractère singulier parce que c’est le scientifique qui investit la littérature. Les universitaires membres du présidium, reconnaissent un travail rigoureux, une démarche scientifique de la part de l’auteur.
Une reconnaissance qui contraste avec la discrétion d’Ibrahima Thioye, qui refuse toute posture académique et ne se revendique ni chercheur ni spécialiste.