L’ancien ministre des sports, El Hadj Daouda Faye, responsable de l’organisation «Agir pour ne pas subir» a relevé l’inopportunité de la modification du règlement intérieur de l’Assemblée nationale et a fustigé ce qui s’est passé à l’hémicycle à l’occasion du vote de cette proposition de loi faite à mi parcours de la présente législature. Il se prononçait hier, vendredi 3 juillet, à Dakar, lors d’un point de presse, sur les questions d’actualités nationales.
El Hadj Daouda Faye n’a pas aimé la procédure utilisée pour modifier le règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Il n’a pas mâché ses mots hier, vendredi 3 juillet, en se prononçant sur la question qu’il a jugé inopportune. «Pour moi, le fait de modifier le règlement intérieur de l’Assemblée nationale n’était pas opportun. Au début de la législature oui, pour dire que maintenant que l’Assemblée est élue, voilà comment nous allons fonctionner. On met en place un règlement intérieur comme dans les associations pour dire voilà le règlement qui nous permet de fonctionner pendant la législature », a laissé entendre l’ancien ministre des sports, par ailleurs responsable de l’organisme « Agir pour ne pas subir ». M. Faye estime que «les décisions qui ont été prises sont plus des décisions d’hommes politiques que celles de députés».
Pour ce qui concerne cette polémique autour de la modification du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, El Hadj Daouda Faye a signalé que ses «critiques vont tout aussi aux hommes politiques et aux journalistes parce qu’on a parlé de la modification de la loi Sada Ndiaye». Pour lui, il y a une confusion. «On a dit proposition de loi modifiant le règlement intérieur. Il n’y a pas de loi Sada Ndiaye. Il n’y en a jamais eu, comme il n’y a pas de loi modifiant la loi Sada Ndiaye. Le règlement intérieur de l’Assemblée nationale est considéré globalement comme une loi organique. C’est ça, la loi c’est l’ensemble du règlement intérieur», précise-t-il.
«La proposition de Sada Ndiaye c’était de modifier une disposition du règlement intérieur. Ce n’était pas une loi. Il a proposé de modifier l’article sur la durée du mandat du président de l’Assemblée nationale. Mais tout ceci est à l’interne, parce que le règlement intérieur de l’Assemblée, c’est une affaire interne à l’Assemblée nationale», poursuit-il. «Ce sont des détails, mais dans le fond, je n’ai pas accepté en pleine législature, au 3/5e d’une législature, après avoir accepté de fonctionner avec un règlement intérieur qui était mise en place au début de la législature, et après avoir rejeté plusieurs fois la modification de la durée du mandat, d’accepter de le faire», défend-il. Avant de renchérir : «Qu’est-ce qui a changé pour que les députés décident de changer le règlement intérieur ? Je pense que les raisons devaient ressortir dans l’exposé des motifs».
Toutefois, El Hadj Daouda Faye tient à préciser que «ce règlement intérieur doit être approuvé par le Conseil constitutionnel pour dire qu’il n’enfreint aucune disposition constitutionnelle».