Dans cet extrait de l'entretien avec SenePlus, Hamidou Anne revient longuement sur l’avenir de l’Alliance pour la République (APR), l’héritage politique laissé par Macky Sall et les enjeux qui se posent désormais pour l’opposition. Pour lui, l’APR dispose encore d’atouts solides pour redevenir la première force politique hors du pouvoir : un groupe parlementaire important, une présence territoriale forte avec un nombre élevé de mairies, ainsi qu’une base militante structurée.
Hamidou Anne insiste sur la nécessité, pour l’opposition, de s’unir autour d’un projet plutôt que de personnalités. Les alliances centrées sur des leaders, dit-il, « ne fonctionnent jamais durablement ». À l’inverse, il défend la construction d’accords programmatiques fondés sur des priorités nationales : la dette, la jeunesse, l’emploi, la fiscalité, la sécurité, ou encore la condition féminine.
« Nous devons bâtir un programme transformateur et un front républicain face au Pastef », affirme-t-il, estimant qu’il est urgent de dépasser les clivages traditionnels dans l’opposition.
Selon lui, certains fondamentaux du pays sont aujourd’hui fragilisés sous le régime de Diomaye Faye et du Pastef : la démocratie, la laïcité, la République, l’État de droit. Il évoque une « bordélisation de l’État » et s’inquiète du climat d'intimidation qu’il dit observer à l’égard d’une partie de la presse.
Pour Hamidou Anne, la mission de l’APR dans cette nouvelle séquence est claire : travailler à l’unité de l’opposition, sur le modèle de la coalition Takku Wallu Sénégal, à élargir au-delà de la grande famille libérale et créer une nouvelle plateforme politique capable de porter l’alternative en 2029.
Il rappelle enfin que Macky Sall demeure le chef de l’APR, garant de la cohésion interne et responsable de la définition des grandes orientations du parti :
« C’est lui qui fixe la ligne, et c’est lui qui désigne les responsables;