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LE MFDC DENONCE LE DEPLOIEMENT DE L’EXPERTISE DE L’ARMEE, A LA PLACE DE CELLE DE LA POLICE ET DE LA GENDARMERIE
BAVURE MILITAIRE A OULAMPANE
 
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22311
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«Pourquoi cette propension à user, en Casamance, presque systématiquement, de l’expertise de l’armée, en lieu et place de celle de la police et de la gendarmerie, pour la gestion de problèmes ou de situations qui, dans l’absolu, entrent dans la sphère de compétences de ces dernières ?

Pourquoi ?». Voilà une des choses que Jean-Marie François Biagui, président du Mouvement pour le fédéralisme et la démocratie constitutionnels (Mfdc-fédéraliste), peine à s’expliquer.

Dans un communiqué rendu public, ce dernier, qui s’est félicité des actes posés par l’armée, a salué le courage et l’humilité des autorités militaires compétentes qui «se sont spontanément désolées de cette bavure». Ce qui, à ses yeux, est perçu «comme une demande de pardon de leur part à l’intention des victimes de la bavure, de leurs familles respectives et de la Nation tout entière. C’est tout à leur honneur, et il faut le saluer, même si nous devons rester attachés à l’exigence de situer, en l’occurrence, les véritables responsabilités», confie M. Biagui.

Ce dernier qui assimile l’agression dont ont été victimes, hier, deux élèves et un chauffeur, à une «bavure militaire», estime que cela «n’est pas tant un problème» et que c’est «la décision (militaire ou politique) qui en est le sous-bassement. Car, un soldat en faction ou en opération militaire est nécessairement détenteur d’arme(s) et de balles réelles et autres minutions. Mieux, ce qu’un soldat sait faire le mieux, c’est naturellement la guerre».

En fait, indique-t-il, «plus il (un soldat) sait faire la guerre, moins il est disposé à jouer les policiers. Et Dieu sait que les militaires présents en Casamance sont on ne peut mieux préparés pour faire la guerre. Le Mfdc l’expérimente à ses dépens depuis décembre 1982. Alors, quelle idée a-t-elle pu germer dans la tête de celui ou de ceux qui ont pris la lourde responsabilité d’opposer, à des élèves en grève, des militaires armés ?», s’interroge, le Président du Mfdc qui se demande également si on aurait «oublié que c’est un acte aussi irresponsable que celui-là qui, jadis, avait envoyé dans le maquis casamançais les plus braves d’entre les Casamançais ? Hélas, nombre d’entre eux y sont encore à ce jour, à la faveur d’un ‘’conflit casamançais’’ tri-décennal», regrette Jean- Marie François Biagui.

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