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Le siège de la délégation générale de la Vallonie-Bruxelles, une galerie à ciel ouvert
Dans le hall de la Délégation générale Wallonie-Bruxelles au Sénégal, la 3e édition du Festival de la bande dessinée (BD), prévue les 5 et 6 juin 2026, expose un univers graphique riche et engagé.
 
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Dans le hall de la Délégation générale Wallonie-Bruxelles au Sénégal, la 3e édition du Festival de la bande dessinée (BD), prévue les 5 et 6 juin 2026, expose un univers graphique riche et engagé. Placée sous le thème « La bande dessinée au cœur des industries culturelles et créatives », cette rencontre internationale met un accent particulier sur le cinéma d’animation et la professionnalisation du secteur.

Le hall de la Délégation générale Wallonie-Bruxelles au Sénégal s’est transformé en véritable galerie à ciel ouvert. Sur les murs, des planches de bande dessinée soigneusement suspendues racontent le Sénégal, ses régions, ses récits sociaux, mais aussi des imaginaires croisés entre l’Afrique et l’Europe. Ces œuvres constituent le cœur visuel de la 3e édition du Festival de la bande dessinée (BD), qui se tient les 5 et 6 juin 2026 à Dakar. Cette édition, placée sous le thème « La bande dessinée au cœur des industries culturelles et créatives », accorde une place centrale au cinéma d’animation, considéré comme un prolongement naturel du 9e art. L’objectif est clair : renforcer la reconnaissance de la BD comme secteur culturel à part entière et accélérer son intégration dans les industries créatives contemporaines.

Sous la conduite de M. Guilhem Sarr, artiste-dessinateur et coordonnateur du festival, les visiteurs bénéficient de visites guidées à travers l’exposition. Devant chaque œuvre, il prend le temps d’expliquer les démarches artistiques, les inspirations et les messages portés par les auteurs. Parmi les pièces exposées figurent des créations issues de différentes régions du Sénégal, notamment Saint-Louis et Louga, mais aussi des œuvres collectives valorisant le patrimoine narratif national. On y retrouve notamment des planches évoquant des récits sociaux et historiques, comme l’histoire de « Sadio », inspirée de dynamiques communautaires et sportives, ou encore des œuvres traitant de la migration irrégulière à travers des scènes poignantes situées à Kayar. D’autres créations s’ancrent dans la mémoire culturelle, tandis que certaines explorent des figures contemporaines comme le footballeur Sadio Mané.

Le festival accueille également des artistes venus de plusieurs pays africains, notamment la République démocratique du Congo, le Cameroun et la Guinée-Bissau, confirmant la dimension continentale de l’événement. Une œuvre majeure du dessinateur congolais Barli Baruti attire particulièrement l’attention du public. Elle retrace des fragments de l’histoire politique et sociale du Congo, à l’époque du Zaïre, à travers une narration graphique dense et expressive.

Au-delà de l’exposition, cette édition se veut aussi un espace de réflexion professionnelle. Lors des journées dédiées, les participants débattent de la place de l’intelligence artificielle dans la création artistique, des enjeux de diffusion des œuvres, ainsi que des difficultés liées à l’impression et à la reconnaissance du secteur de la bande dessinée en Afrique.

Selon le coordonnateur du festival, l’une des ambitions majeures reste de briser les préjugés encore associés à la BD, souvent réduite à un art destiné aux enfants. « La bande dessinée est un art complet, transversal, qui touche tous les âges et dialogue avec le cinéma, le journalisme et les réseaux sociaux », souligne-til, insistant sur la nécessité de valoriser l’ensemble de la chaîne de création.

Malgré les progrès observés au fil des éditions, les défis restent nombreux : manque de structures de diffusion, faibles capacités d’impression locale, et besoin accru de soutien institutionnel. Toutefois, les organisateurs notent une évolution encourageante de l’intérêt du public et des professionnels. Le festival, soutenu par Wallonie-Bruxelles, s’inscrit ainsi dans une dynamique de coopération culturelle internationale. Il entend consolider les échanges entre artistes africains et européens, tout en ouvrant davantage la BD aux nouvelles technologies et aux industries du cinéma d’animation.

Entre exposition, débats et rencontres professionnelles, cette 3e édition confirme le rôle grandissant du Festival de la bande dessinée comme plateforme incontournable pour la création graphique contemporaine en Afrique de l’Ouest. 

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