ARTP DAHIROU THIAM AU CŒUR D’UNE NOUVELLE POLÉMIQUE SUR LES PRIMES DE RENDEMENT
La tension monte à l’ARTP. Dans notre édition d’hier, nous placions Dahirou Thiam en tête de la liste des directeurs généraux victimes des dommages collatéraux de la guerre au sommet de l’État. Aussitôt après la publication de notre papier, plusieurs agents de l’ARTP nous ont saisi pour dénoncer une gestion jugée opaque et arbitraire des primes de rendement par le Directeur général, Dahirou Thiam. Selon des témoignages concordants, des primes auraient été attribuées en dehors du cadre fixé par l’accord collectif d’établissement. En ligne de mire : l’octroi de montants équivalents à 50 % du salaire brut, un taux qui, d’après les textes en vigueur, n’existe tout simplement pas. Le barème officiel prévoit un plancher de 75 % pour tout agent éligible ayant obtenu au moins 10/20. Plus grave encore, indiquent nos sources, certains agents affirment n’avoir fait l’objet d’aucune évaluation préalable, condition pourtant essentielle à l’attribution de cette prime. Une situation qui alimente un sentiment d’injustice et renforce l’idée d’un traitement à la tête du client, avec des “ciblages” présumés de certains profils. Dans ce climat délétère, un fait inédit circule dans les couloirs : un agent aurait purement et simplement retourné sa prime, accompagnée d’une lettre explicative, pour dénoncer une procédure qu’il juge non conforme et dénuée de transparence.
ARTP DAHIROU THIAM AU CŒUR D’UNE NOUVELLE POLÉMIQUE SUR LES PRIMES DE RENDEMENT (BIS)
Face à la multiplication des plaintes, le Collège des délégués du personnel est monté au créneau. Il a officiellement lancé un recensement des cas et invite les agents concernés à se manifester, en vue d’une éventuelle saisine des instances compétentes. Après les polémiques autour des primes spéciales des années précédentes, cette nouvelle affaire vient raviver les critiques sur la gouvernance interne. En toile de fond : une question de crédibilité managériale et de respect des règles collectives. En interne, la colère ne faiblit pas. Certains agents, très remontés, n’hésitent plus à remettre en cause le style de management du Directeur général. « C’est un arriviste qui pense que tout se règle par l’argent », confie l’un d’eux sous couvert d’anonymat. D’autres dénoncent des décisions jugées « mesquines », évoquant une gestion perçue comme arbitraire et déconnectée des règles établies. Des critiques sévères qui traduisent un profond malaise au sein de l’institution. Le dossier est désormais ouvert. Et il pourrait laisser des traces.
UPA OUSMANE SONKO PLAIDE POUR UNE RÉFORME ET UNE MEILLEURE HARMONISATION AVEC L’UNION AFRICAINE
Dans le cadre de la 85ᵉ session du Comité exécutif de l’Union Parlementaire Africaine (UPA), le Président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a reçu en audience le Président du Comité exécutif de l’institution, Jean‐Michel Sama Lukonde Kyenge. Les échanges ont porté sur le renforcement des missions et de l’organisation de l’Union Parlementaire Africaine, dans un contexte de défis croissants pour le continent africain. À cette occasion, Ousmane Sonko a proposé une réforme du fonctionnement de l’institution afin d’en accroître l’efficacité et l’impact sur les orientations politiques et institutionnelles africaines. Il a également insisté sur la nécessité d’une meilleure coordination entre les décisions de l’UPA et celles de l’Union africaine, estimant qu’une telle harmonisation renforcerait la cohérence de l’action des institutions continentales.
VIOLENTE AGRESSION À GRAND YOFF UN GUET-APENS NOCTURNE PRÈS D’UN POINT DE DEAL DÉMANTELÉ, TROIS JEUNES ARRÊTÉS
Les éléments du Commissariat d’arrondissement de Grand Yoff ont réussi à mettre fin aux agissements présumés d’un groupe de jeunes soupçonnés d’avoir commis une agression avec violence dans la nuit, conduisant à l’interpellation de trois individus poursuivis pour association de malfaiteurs et vol en réunion avec violence. Cette opération est l’aboutissement d’une enquête minutieuse menée à la suite de la plainte déposée par une victime qui affirme avoir été attaquée sous la menace d’une arme blanche alors qu’elle se trouvait à proximité d’un point de rassemblement connu dans le quartier. L’affaire remonte à la nuit du 21 au 22 mai 2026. Selon les informations recueillies par les enquêteurs, un ouvrier résidant à Grand Yoff aurait été pris pour cible par plusieurs individus alors qu’il venait de quitter son domicile. Le plaignant, qui s’est présenté au commissariat le 23 mai pour signaler les faits, a expliqué avoir quitté sa chambre aux environs de 23 heures afin de se rendre dans une boutique située non loin de son lieu de résidence. Son trajet l’a conduit à proximité d’un point de regroupement de jeunes connu dans le secteur de MAKAA II et désigné sous l’appellation de « BRONSON ». C’est à cet endroit, selon son témoignage, qu’il aurait été encerclé puis agressé par plusieurs individus. Sous la menace d’un couteau, les assaillants lui auraient arraché plusieurs effets personnels avant de prendre la fuite. Le butin emporté comprenait un téléphone portable, une batterie externe de type « power bank » ainsi qu’un pull‐over. Bien que surpris par la rapidité de l’attaque et confronté à la violence de ses agresseurs, la victime a néanmoins indiqué aux enquêteurs avoir reconnu l’un des auteurs présumés. Selon ses déclarations, ce dernier résiderait dans le même quartier que lui, un détail qui allait s’avérer déterminant pour la suite des investigations. Dès réception de la plainte, les policiers de Grand Yoff ont ouvert une enquête afin d’identifier les auteurs de cette agression.
VIOLENTE AGRESSION À GRAND YOFF UN GUET-APENS NOCTURNE PRÈS D’UN POINT DE DEAL DÉMANTELÉ, TROIS JEUNES ARRÊTÉS (BIS)
Les investigations de terrain, combinées aux renseignements recueillis dans le voisinage et aux recoupements effectués par les enquêteurs, ont permis de remonter progressivement jusqu’aux suspects. Après plusieurs jours de recherches, les forces de l’ordre ont finalement procédé, le 1er juin 2026, à l’interpellation de trois individus soupçonnés d’avoir participé à l’attaque. Placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête, ils ont été soumis à des auditions afin d’établir leur niveau d’implication dans les faits dénoncés. Selon les informations issues de la procédure, les deux premiers suspects ont catégoriquement rejeté les accusations portées contre eux. Ils ont nié toute participation à l’agression et contesté les éléments retenus à leur encontre par les enquêteurs. En revanche, le troisième individu, qui a été formellement identifié par la victime, a adopté une tout autre posture lors de son audition. Confronté aux éléments recueillis au cours de l’enquête, il serait passé aux aveux. Il a reconnu sa participation aux faits et confirmé l’implication de ses deux présumés complices dans cette opération délictueuse. Toujours selon ses déclarations, les objets dérobés à la victime n’ont pas été conservés longtemps. Le téléphone portable ainsi que la batterie externe auraient été rapidement écoulés sur le marché noir. Les revenus tirés de cette revente auraient ensuite été partagés entre les membres du groupe, selon les aveux consignés dans le dossier d’enquête. Cette affaire met une nouvelle fois en lumière la problématique de l’insécurité nocturne dans certains secteurs urbains où des regroupements de jeunes sont régulièrement signalés par les habitants. La rapidité de l’intervention policière et l’identification des suspects ont toutefois permis d’éviter que cette agression ne demeure impunie. Les trois mis en cause devront désormais répondre devant la justice des infractions qui leur sont reprochées, notamment l’association de malfaiteurs et le vol en réunion commis la nuit avec violence. L’enquête se poursuit afin de déterminer si les suspects pourraient être impliqués dans d’autres actes similaires signalés dans le secteur de Grand Yoff. Cette interpellation constitue un nouveau coup porté à la délinquance de rue et témoigne de la volonté des services de sécurité de renforcer la protection des populations face aux agressions et aux actes de banditisme qui troublent la quiétude des quartiers de la capitale.
FATICK UNE QUERELLE D’HÉRITAGE VIRE AU CAUCHEMAR,
Une affaire familiale aux allures de drame a failli tourner à la tragédie dans la commune de Fatick. Une dispute portant sur une somme d’argent liée à un différend successoral a dégénéré en une scène de violence extrême, poussant une mère de famille à solliciter en urgence l’intervention de la police pour sauver sa vie ainsi que celles de son époux et de leurs enfants. À l’issue de l’enquête, la Sûreté urbaine du Commissariat central de Fatick a déféré au parquet un individu poursuivi pour menaces de mort avec arme blanche. Les faits se sont déroulés dans la nuit du dimanche 31 mai 2026. Il était précisément 22h55 lorsqu’un appel de détresse est parvenu aux services de police. Au téléphone, une femme, visiblement paniquée, a expliqué être confrontée à une situation particulièrement inquiétante. Selon ses déclarations, son propre frère, muni d’un couteau, proférait des menaces de mort à son encontre et cherchait à s’en prendre à elle. Craignant pour leur sécurité, la requérante avait trouvé refuge dans sa chambre avec son mari et leurs enfants. Dans un climat de peur et de tension extrême, elle indiquait aux policiers que le suspect tentait de défoncer la porte derrière laquelle la famille s’était barricadée. Consciente du danger imminent, elle a demandé une intervention rapide des forces de l’ordre. Alertés sans délai, les éléments de la Brigade de recherche du Commissariat central de Fatick, qui effectuaient alors une patrouille dans le secteur, se sont immédiatement rendus sur les lieux. Mais à l’approche des policiers, le mis en cause a pris la fuite avant leur arrivée. Cette tentative d’échapper aux autorités n’a toutefois été que de courte durée. Les recherches engagées dans le quartier ont rapidement permis aux enquêteurs de retrouver le suspect. Lors de son interpellation, celui‐ci était toujours en possession du couteau décrit par la victime. Il a aussitôt été conduit dans les locaux de la police où il a été placé en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Les investigations menées par les enquêteurs ont permis de reconstituer les circonstances ayant conduit à cette explosion de violence. Il ressort des auditions que le différend trouve son origine dans une revendication financière formulée par le suspect à l’encontre de sa sœur. Celui‐ci réclamait une somme de 200 000 FCFA qu’il considérait comme correspondant à l’investissement réalisé par leur défunte mère dans la construction de la maison familiale, aujourd’hui propriété de sa sœur aînée. Selon les éléments recueillis au cours de l’enquête, le beau‐frère du mis en cause avait pourtant accepté de lui remettre la somme demandée afin d’éviter toute escalade du conflit. Cependant, un détail administratif aurait suffi à faire basculer la situation. D’après les déclarations du mari de la victime, l’exigence de signer une décharge attestant la réception de l’argent aurait provoqué la colère du suspect. C’est à partir de ce moment que ce dernier serait entré dans une rage incontrôlée, multipliant les menaces et exhibant un couteau dans une attitude jugée particulièrement inquiétante par les membres de la famille. La situation a rapidement dégénéré au point de contraindre les occupants de la maison à se barricader pour échapper à une éventuelle agression. Au terme de sa période de garde à vue, le mis en cause a été présenté au parquet du Tribunal de Grande Instance de Fatick le mardi 2 juin 2026.