La révision constitutionnelle s’impose comme le sujet dominant dans les colonnes des quotidiens. Le Quotidien résume l’état des discussions avec un titre sans équivoque : « Réforme sans consensus ». Le journal met en lumière les divergences persistantes entre les différentes forces politiques et sociales autour du projet de réforme, malgré la volonté affichée des autorités de parvenir à un large accord.
Cette même réforme est analysée sous plusieurs angles par les autres titres de la presse nationale. Yoor-Yoor estime que « Le Parlement impose sa marque », soulignant l’influence croissante des députés dans l’élaboration du texte. Dans le même temps, Rewmi Quotidien s’interroge sur les contours de la démarche présidentielle en évoquant une « Zone d’ombre autour de l’avis du Président Diomaye ».
Le débat se poursuit dans les colonnes de Point Actu, qui révèle que « 32 articles visés enjambent le référendum », suggérant que plusieurs modifications pourraient être opérées sans passer par la consultation populaire. Pour Les Échos, le projet institutionnel pourrait renforcer considérablement la Primature. Le journal titre ainsi : « Sonko et Cie gonflent les pouvoirs du Premier ministre ». Une lecture partagée en partie par L’As, qui voit dans le texte proposé « Une réforme au profit du législatif ».
Dans ce contexte, Populaire souligne l’accélération du calendrier politique avec le titre : « Sonko passe à la vitesse supérieure pour un vote le 29 juin », mettant en avant les manœuvres et consultations en cours avant l’échéance parlementaire.
Sur le plan économique, les inquiétudes demeurent vives. Tribune dresse un tableau particulièrement sombre avec sa manchette : « Une économie à terre : la facture de la dette cachée ». Le journal revient sur les conséquences des engagements financiers hérités des précédentes gestions et leurs répercussions sur les finances publiques.
La situation du Trésor public fait également la Une de Direct News, qui alerte sur un « Risque de rébellion du Trésor public dépouillé ». Le quotidien met en avant les tensions qui entourent actuellement la gestion budgétaire et les difficultés auxquelles sont confrontés certains services financiers de l’État.
Le monde des affaires fait entendre sa voix à travers Walf Quotidien, qui donne la parole au président du Club des investisseurs sénégalais. Sous le titre « Ce que le patronat attend de l’État », le journal expose les préoccupations du secteur privé, notamment en matière d’environnement des affaires, de fiscalité et de soutien à l’investissement.
Dans le même registre, Le Point annonce la mise en place par l’État d’une contribution de 20 FCFA par kilogramme destinée à développer la chaîne de valeur, une mesure présentée comme un levier pour soutenir certains secteurs stratégiques de l’économie nationale.
L’actualité du développement et des infrastructures est portée par Le Soleil, qui met l’accent sur les investissements publics avec sa grande manchette : « Sous le signe des grands chantiers ». Le quotidien national revient sur les projets structurants en cours et les ambitions affichées en matière de modernisation des infrastructures. Le journal rapporte également les préoccupations foncières des populations d’Agnam, mobilisées pour préserver leurs terres face à diverses pressions.
La coopération internationale et les relations diplomatiques trouvent aussi leur place dans les colonnes de la presse. L’Observateur s’intéresse à la fois à l’actualité internationale, avec le rapprochement diplomatique entre Washington et Téhéran sous le titre « États-Unis et Iran renouent le dialogue en Suisse », et aux relations entre Dakar et Oslo à travers la manchette « Sénégal-Norvège : plus droit à l’erreur ».
L’actualité sportive est d’ailleurs largement dominée par la rencontre amicale entre le Sénégal et la Norvège. À quelques heures du match, les Lions sont sous pression après les critiques enregistrées ces derniers jours. Record affiche clairement l’objectif avec « Rien que la victoire ». Sud Quotidien parle de « Défaite interdite », tandis que Rewmi Sports appelle les Lions à « Battre la Norvège et faire taire les polémiques ».
Le même sentiment d’urgence transparaît dans Point Actu Sport et Tribune Sport, qui reprennent la déclaration forte d’un responsable de la sélection : « C’est une finale pour nous, on n’a plus droit à l’erreur ». De son côté, L’As évoque une véritable « Opération rachat pour les Lions », signe que cette rencontre est perçue comme une occasion de renouer avec la confiance du public.