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Thierno Bocoum dénonce une ''confiscation institutionnelle'' après l’élection de Sonko à la tête de l’Assemblée
L’opposant critique le déroulement des événements ayant conduit au retour d’Ousmane Sonko à l’hémicycle puis à son accession au perchoir, qu’il considère comme un affaiblissement des principes démocratiques et de l’équilibre institutionnel.
 
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(SenePlus) - Le président du mouvement AGIR-Les Leaders, Thierno Bocoum, a réagi après la réinstallation d'Ousmane Sonko comme député puis son élection à la présidence de l’Assemblée nationale. Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, l’opposant a dénoncé ce qu’il considère comme une dérive institutionnelle et un affaiblissement des principes démocratiques.

« Quelle honte ! Quelle immense déception ! », a écrit Thierno Bocoum, estimant que ce qui s’est produit à l’Assemblée nationale constitue « une grave atteinte à l’esprit de nos institutions et à l’exigence démocratique » attendue par les Sénégalais.

Cette sortie intervient dans un contexte politique marqué par la destitution d’Ousmane Sonko de la Primature quelques jours auparavant, avant son retour à l’hémicycle et son accession au perchoir grâce à la majorité parlementaire de la coalition au pouvoir. Cette séquence a suscité de nombreux débats juridiques et politiques autour de la compatibilité entre les fonctions exercées et les mécanismes institutionnels mobilisés.

Sans citer directement le chef de l’État ou le groupe majoritaire, Thierno Bocoum critique une logique où « la force prend le pas sur le droit » et où les « calculs politiques écrasent les exigences institutionnelles ». Selon lui, de telles pratiques fragilisent « la crédibilité même de l’État ».

Le leader d’AGIR-Les Leaders a également insisté sur la nécessité pour les dirigeants de respecter les institutions qu’ils incarnent. « Une démocratie ne se mesure pas uniquement à l’existence d’institutions. Elle se mesure surtout à la manière dont ceux qui détiennent le pouvoir les respectent, les protègent et s’y soumettent eux-mêmes », a-t-il déclaré.

Enfin, l’opposant estime que « le Sénégal mérite mieux que des pratiques de confiscation institutionnelle » et met en garde contre des « logiques de revanche, d’humiliation ou de domination » qu’il juge contraires à l’intérêt national.

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