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Trump, l’Amérique violente et l’Afrique sans défense : les craintes du Dr Dembélé
« Aujourd’hui, en Afrique nous n’avons pas de défense collective et sans défense collective, nous ne pouvons pas faire grand-chose face aux Etats Unis. Au contraire beaucoup de nos pays risquent d’être tout simplement utilisés »
 
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  • https://www.youtube.com/watch?v=z461Q7iavLA

L’envahissement du Venezuela et l’enlèvement du président Nicolás Maduro devraient interpeller les pays africains sur l’urgence absolue de mutualiser leurs forces afin d’aller vers une défense collective, comme l’avait voulu le président Kwame Nkrumah au lendemain des indépendances, rappelle le Dr Moussa Dembélé, économiste et membre du Conseil du Forum social africain. Mais force est de constater que chaque pays semble préférer conserver sa petite armée nationale.

« En Afrique, nous avons un problème de leadership. Le président Nkrumah, au moment des indépendances, avait insisté sur la nécessité de mettre en place une armée continentale pour défendre l’Afrique. Les dirigeants de l’époque ne l’ont pas écouté, pensant qu’avec leurs petites armées formées à la coloniale, ils pourraient soi-disant garantir leur sécurité. Aujourd’hui, ils se rendent compte que Nkrumah avait raison », a indiqué Demba Moussa Dembélé avec regret.

Alors que les États-Unis de Donald Trump méprisent le droit international et se moquent du multilatéralisme, l’Afrique, dépourvue d’armée continentale, est non seulement très exposée, mais certains pays africains pourraient également être utilisés par Washington pour attaquer d’autres États.

« Aujourd’hui, en Afrique, nous n’avons pas de défense collective. Et sans défense collective, nous ne pouvons pas faire grand-chose face aux États-Unis. Pire encore, beaucoup de nos pays risquent d’être utilisés comme des tremplins pour aller attaquer d’autres pays, comme l’Iran », se désole le Dr Dembélé, non sans raison.

L’économiste estime d’ailleurs que certains pays, comme le Nigeria sous Bola Tinubu, ne sont que des supplétifs de l’OTAN. Il cite également le Ghana qui, sous Nana Akufo-Addo, a signé des accords permettant l’installation de forces de l’OTAN sur son territoire. À cela s’ajoute le cas du Sénégal, où Macky Sall, durant son magistère, a signé des accords avec Washington autorisant le déploiement de forces américaines dans le pays. Le Dr Dembélé souhaite que le nouveau régime rompe ces accords.

Dans la deuxième partie de cette interview accordée à AfricaGlobe TV, le Dr Dembélé analyse les risques auxquels l’Afrique est exposée en l’absence d’une armée continentale, à l’heure où les États-Unis deviennent de plus en plus violents sous Donald Trump.

 

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