Pape Thiaw a fait son mea culpa en reconnaissant que le match a échappé à son équipe. Après avoir mené 2- 0 jusqu’à la 86eme minute, la bande à Ismaila Sarr a craqué pour s’incliner (3-2)
Sur l'élimination du Sénégal
« Nous venons de perdre un match qui nous tenait vraiment à cœur. Nous voulions nous qualifier pour le peuple sénégalais, nous pensions le mériter, malheureusement, nous sommes éliminés. Je suis triste, les joueurs aussi sont tristes, parce qu'ils voulaient vraiment cette qualification. Malheureusement, cela ne s'est pas fait. »
Comment expliquer un tel renversement alors que le Sénégal a maîtrisé le match pendant 86 minutes ?
« Comme je l'ai dit, nous avions le match en main. Nous menions 2-0, puis nous avons reculé en fin de rencontre parce que nous voulions préserver notre avantage. Après le but du 2-1, nous avons encore davantage reculé et ils ont inscrit le deuxième but. Ce n'était pas facile. Nous avons essayé de remobiliser l'équipe, de lui redonner de l'énergie, malheureusement cela n'a pas suffi. Cette équipe a tout donné. Les joueurs voulaient vraiment offrir cette qualification au peuple sénégalais. Nous le voulions tous, mais cela n'a pas été possible. »
Sur les changements
« Il faut savoir que certains changements ont été effectués parce que des joueurs nous ont demandé à sortir. Ils étaient fatigués et ne pouvaient plus continuer. Les laisser sur le terrain aurait été une faute professionnelle de notre part. Il fallait les remplacer, poste pour poste. Bien sûr, lorsque l'on perd un match après avoir mené 2-0, on parle forcément des remplaçants. Mais, il ne faut pas tout résumer à cela. Ces changements étaient avant tout dictés par la fatigue, plus que par des considérations tactiques. »
Comment gérez-vous une défaite aussi cruelle en tant que sélectionneur ?
« Ce n'est pas facile de perdre un match de cette manière, surtout lorsque nous l'avions en main. Malheureusement, il nous a échappé. C'est le football, parfois il est cruel. Il faut accepter cette défaite, même si elle est difficile à digérer, puis repartir de l'avant. Ce n'est facile ni pour moi ni pour les joueurs, car nous voulions qualifier notre pays pour les huitièmes de finale. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas. Il faut désormais avancer. »
Vos joueurs ont longuement contesté le penalty décisif. Cela vous rappelle-t-il la finale du mois de janvier ?
« Oui, il y a eu ce penalty. Lorsque nous avons revu l'action, notre interprétation est qu'il n'y avait pas penalty. Les joueurs ont contesté, c'était leur droit. Ensuite, ils ont respecté la décision de l'arbitre et le penalty a été tiré. C'est cette décision qui nous élimine. Je préfère ne pas aller plus loin sur ce sujet. »