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Invité sur la chaîne YouTube de Pierre Haski, le journaliste et essayiste sénégalais Elgas (El Hadj Souleymane Gassama) livre une critique sans concession des débats intellectuels africains contemporains. Entre romantisation du passé et discours victimaires, il appelle à recentrer l'action politique sur le pragmatisme économique plutôt que sur l'incantation idéologique.

Le 24 mars 2024, plus de cinq Sénégalais sur 10 élisent le candidat de la coalition Diomaye-Président, Bassirou D. D. Faye, cinquième président de la République du Sénégal. Le slogan triomphant - Diomaye moy Sonko (« Diomaye, c’est Sonko » en ouolof) - annonce alors une division du travail politique et technique dont la Constitution est le socle immatériel auquel nul n’a le pouvoir de déroger. Le président élu jure alors de la respecter et de la faire respecter le 2 avril 2024 devant le Conseil constitutionnel qui l’installe pour un mandat de cinq ans (2024-2029). 

Et si, derrière le retour en force du discours souverainiste, se cachait moins une reconquête qu’un malentendu persistant ? Le mot s’impose partout. Souveraineté. Il rassure, il mobilise, il promet. À chaque crise, il revient comme une évidence : reprendre le contrôle, restaurer l’indépendance, affirmer la puissance. Comme si le simple fait de nommer la souveraineté suffisait à la produire.

Mais enfin, de quoi parle-t-on ?

Une polémique révélatrice d’un malaise plus profond

La présentation, le mardi 7 avril, par le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique (MCTN), du rapport de gestion 2025 du Fonds d’appui et de développement de la presse (FADP), a immédiatement suscité une levée de boucliers du Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS).

Pendant que le gouvernement serre la ceinture dans un contexte économique difficile, la TDS semble se soucier très peu des dépenses et des priorités, selon les délégués du personnel.