(SenePlus) - L'architecture politico-financière du Sénégal traverse une zone de turbulences inédite. Alors que le pays tente de renouer le dialogue avec les institutions de Bretton Woods, l'émergence d'un contre-pouvoir législatif fort fait vaciller les marchés et inquiète les analystes internationaux. Selon une dépêche de l'agence Reuters signée par Diadie Ba, la fronde parlementaire menée par Ousmane Sonko risque de faire dérailler les tractations cruciales avec le Fonds monétaire international (FMI).
Nous savons que l’espace public sénégalais n’est plus laïc. D’ailleurs, il ne l’a jamais été. En effet, religion et politique ont toujours fait bon ménage dans notre pays. Mieux au Sénégal, la religion rime intrinsèquement, ombilicalement avec la politique. Seulement, le fait qu’on ait entonné – pas à l’unisson – ce 25 mai 2026, l’hymne religieux musulman du « albadru » (La pleine lune) en plein hémicycle est un précédent inédit.
Dix jours après la nomination de Ahmadou Al Aminou Lo à la Primature, le Sénégal s’est finalement doté d’un gouvernement de trente membres dont la composition éclaire les nouvelles lignes du pouvoir. Au-delà de la simple redistribution des portefeuilles, cette équipe apparaît comme le produit d’une rupture entre le président de la République et le parti qui l’a porté au pouvoir.
Dix jours après la fin des fonctions d’Ousmane Sonko à la Primature, le président de la République a dévoilé, hier, la composition de la nouvelle équipe gouvernementale dirigée par Ahmadou Al Aminou Lo. Marqué par le boycott de Pastef-Les Patriotes et le départ de plusieurs proches de Sonko, ce gouvernement de 30 ministres est marqué par la reconduction de neuf proches de l’ancien Premier ministre dont trois membres de Pastef.
Le Sénégal, la communauté mouride et l’ensemble du monde musulman sont en deuil. L’annonce du rappel à Dieu de Serigne Cheikh Ahmad Mbacké, fils aîné de Serigne Saliou Mbacké et khalife de sa famille spirituelle, a suscité une profonde émotion à travers le pays.
Le président Bassirou Diomaye Faye ne s’est pas trompé en nommant Mouhamadou Makhtar Cissé à la tête du ministère de l’Intérieur. Ce grand Serviteur de l’Etat revient en terrain connu pour avoir organisé l’élection présidentielle la plus transparente de l’histoire du Sénégal. Un infatigable soldat au service de la République.
Il n’y a désormais plus de doute. Les ponts semblent définitivement coupés entre le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et le PASTEF‐Les Patriotes, sa formation politique d’origine. Le chef de l’État a clairement manifesté sa volonté de tracer sa propre voie et d’imprimer sa marque personnelle sur les orientations stratégiques de la gouvernance du Sénégal.
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE LES SEPT SAGES VALIDENT L’ESSENTIEL DU PROJET MAIS EXIGENT DES CORRECTIONS
Un gouvernement qui redistribue les cartes politiques
La publication du premier gouvernement du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô continue de monopoliser l’attention de la presse nationale. Entre lectures politiques, décryptages des équilibres de pouvoir, interrogations sur la place du PASTEF et recours de l’opposition devant le Conseil constitutionnel, les quotidiens sénégalais livrent ce lundi une analyse approfondie d’une séquence politique qui marque un tournant dans le mandat du président Bassirou Diomaye Faye.